À l'Opep+, Riyad appelle à plus de «prudence et de responsabilité»

Le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdel Aziz ben Salmane, lors du 24e Congrès mondial de l'énergie à Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis, le 9 septembre 2019 (Photo, Reuters).
Le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdel Aziz ben Salmane, lors du 24e Congrès mondial de l'énergie à Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis, le 9 septembre 2019 (Photo, Reuters).
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Publié le Mardi 05 janvier 2021

À l'Opep+, Riyad appelle à plus de «prudence et de responsabilité»

  • Le Brent Crude a atteint les 52,47 dollars/baril au moment où le prince s’exprimait, son plus haut niveau environ depuis mars, avant que la pandémie ne décime la demande énergétique mondiale
  • Selon les termes d’un accord historique conclu en avril qui a exécuté la réduction d'offre la plus considérable de l’histoire, les producteurs doivent procéder à une augmentation de 2 millions de barils par jour à partir du début de 2021

DUBAÏ: L'Arabie saoudite a exhorté ses homologues de l'Opep+ à faire preuve de «prudence et de responsabilité» dans leurs politiques relatives au marché pétrolier; plusieurs pays se confinent de nouveau, ce qui affecte la demande en ce début d'année.

Le ministre de l’Énergie du Royaume, le prince Abdel Aziz ben Salmane, a déclaré aux ministres lors d’une première réunion mensuelle de décideurs pétroliers que «le niveau d’incertitude reste élevé dans le monde».

Il affirme que la nouvelle variante de la maladie est un développement inquiétant et imprévisible. De nombreuses régions du monde ont vu leurs taux de contamination augmenter dangereusement. La nouvelle vague de confinements et de restrictions subséquentes aura inévitablement un impact sur le rythme de la reprise économique dans ces pays.

«Je vous exhorte donc aujourd'hui à ne pas tenir pour acquis les progrès réalisés par notre groupe au cours de cette dernière année. Ne mettez pas en péril ce que nous avons réalisé pour un bénéfice instantané mais illusoire», a-t-il ajouté.

La réunion s’interrogeait sur l’occasion d’appliquer ou non une augmentation de l'offre de l'Opep+ de 500 000 barils ce mois-ci, suivie d'une hausse similaire en février. Un nombre d’exportateurs de pétrole estiment que la récente hausse des prix du pétrole laisse une certaine marge de manœuvre pour accroître l'offre.

Le Brent Crude, référence mondiale en termes de qualité et de prix, a atteint les 52,47 dollars/baril au moment où le prince s’exprimait, son plus haut niveau environ depuis mars, avant que la pandémie ne décime la demande énergétique mondiale.

Selon les termes d’un accord historique conclu en avril qui a exécuté la réduction d'offre la plus considérable de l’histoire, les producteurs doivent procéder à une augmentation de 2 millions de barils par jour à partir du début de 2021. L'Opep+ a cependant obtempéré à la demande, principalement saoudienne, de reporter la hausse de la quantité totale prévue, préférant opter pour un examen mensuelle des conditions du marché.

«Notre collaboration nous a aidés à gravir une pente raide vers le rééquilibrage des marchés pétroliers dans le monde, après les chocs de l'année dernière. À présent que la lumière apparaît au bout du tunnel, nous devons éviter à tout prix la tentation de relâcher notre détermination», a déclaré le prince.

Mohammed Barkindo, secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, fait écho à la prudence saoudienne. Il précise que les perspectives de la demande de pétrole en 2021 sont «très mitigées», et qu'il «faut encore jongler avec les innombrables risques de ralentissement».

Le prince Abdel Aziz témoigne de cette atmosphère d’incertitude. «La demande mondiale de pétrole est encore bien en deçà de ce qu'elle était au début de l'année dernière. Le carburant destiné au transport, celui de l'aviation spécifiquement, reste particulièrement vulnérable».

L'Opep+ peut maintenir les niveaux actuels de production pour encore un mois, avec une marge pour augmenter ou diminuer la production.

«Tel que convenu lors de notre dernière réunion, nous devons conserver la flexibilité nécessaire pour répondre aux événements au fur et à mesure qu'ils se produisent, et faire les ajustements nécessaires pour répondre aux besoins du marché. Nous devrions tout mettre en œuvre pour atteindre à la fois une conformité totale et une pleine compensation», ajoute le prince Abdel Aziz.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.