Menacé d'expulsion, un théologien islamiste quitte la France et rejoint la Tunisie

Le président tunisien Beji Caid Essebsi (à gauche) serre la main de l'imam franco-tunisien de la mosquée Al-Nour de Drancy, Hassen Chalghoumi, alors qu'il arrive pour un déjeuner avec l'association Cercle des médias, le 2 décembre 2016 à Paris. (Photo Patrick Kovarik AFP)
Le président tunisien Beji Caid Essebsi (à gauche) serre la main de l'imam franco-tunisien de la mosquée Al-Nour de Drancy, Hassen Chalghoumi, alors qu'il arrive pour un déjeuner avec l'association Cercle des médias, le 2 décembre 2016 à Paris. (Photo Patrick Kovarik AFP)
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Publié le Samedi 02 mars 2024

Menacé d'expulsion, un théologien islamiste quitte la France et rejoint la Tunisie

  • La préfecture du Val-d'Oise reproche à Ahmed Jaballah sa situation irrégulière en France et des troubles à l'ordre public
  • Le départ de M. Jaballah pour la Tunisie intervient une semaine après l'expulsion d'un imam de Bagnols-sur-Cèze (Gard), Mahjoub Mahjoubi

PARIS : Un théologien tunisien, Ahmed Jaballah, sous la menace d'une décision d'expulsion du gouvernement, a quitté de sa propre initiative le territoire français, a-t-on appris samedi auprès du ministère de l'Intérieur, confirmant une information d'Europe 1.

Doyen de l'Institut européen des sciences humaines (IESH) de Paris-Saint-Ouen, l'ex-président de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF, devenue Musulmans de France), issue des Frères musulmans, faisait l'objet depuis le 30 janvier d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

L'organisation des Frères musulmans est née en Egypte, où elle est considérée comme «terroriste».

La préfecture du Val-d'Oise reproche à Ahmed Jaballah sa situation irrégulière en France et des troubles à l'ordre public.

Selon Europe 1, les autorités françaises ont également décidé de prendre une mesure d’interdiction administrative du territoire afin qu'il ne puisse pas revenir en France.

Contacté par l'AFP, Ahmed Jaballah n'était pas joignable immédiatement.

Le parquet de Bobigny a ouvert en 2020 une enquête préliminaire sur «les modalités de financement des activités» de l'IESH, un établissement supérieur privé en charge, notamment, de former des imams.

Le départ de M. Jaballah pour la Tunisie intervient une semaine après l'expulsion d'un imam de Bagnols-sur-Cèze (Gard), Mahjoub Mahjoubi.

Installé en France depuis le milieu des années 1980, il était dans la ligne de mire de Gérald Darmanin, qui avait demandé quelques jours avant son expulsion le retrait de son titre de séjour en l'accusant d'appels à la haine visant les femmes et les juifs lors de ses prêches.

Le ministre de l'Intérieur lui reprochait également la diffusion d'une vidéo dans laquelle il qualifiait le «drapeau tricolore» - sans préciser s'il s'agissait du drapeau français - de «drapeau satanique» qui n'aurait «aucune valeur auprès d'Allah» (Dieu en arabe).

L'imam s'était défendu en évoquant un «lapsus», expliquant qu'il dénonçait en réalité les rivalités entre supporters des pays du Maghreb au cours de la récente Coupe d'Afrique des Nations (CAN) de football.


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.