L'armée israélienne démolit le domicile d'un combattant du Hamas à Naplouse

Des Palestiniens en deuil portent le corps de Mustafa Abu Shalbak, 16 ans, abattu avant l'aube par les forces israéliennes près de Ramallah, lors de ses funérailles dans le camp de réfugiés de Qalandiya, en Cisjordanie (Photo, AFP).
Des Palestiniens en deuil portent le corps de Mustafa Abu Shalbak, 16 ans, abattu avant l'aube par les forces israéliennes près de Ramallah, lors de ses funérailles dans le camp de réfugiés de Qalandiya, en Cisjordanie (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 04 mars 2024

L'armée israélienne démolit le domicile d'un combattant du Hamas à Naplouse

  • L'armée israélienne a annoncé lundi avoir démoli le domicile d'un membre du mouvement islamiste palestinien Hamas
  • Toujours en Cisjordanie, un Palestinien de 16 ans a été tué lundi avant l'aube lors d'une opération israélienne dans un camp de réfugiés

JÉRUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi avoir démoli le domicile d'un membre du mouvement islamiste palestinien Hamas accusé d'avoir tué l'an dernier une Israélo-britannique et ses deux filles en Cisjordanie occupée.

Toujours en Cisjordanie, un Palestinien de 16 ans a été tué lundi avant l'aube lors d'une opération israélienne dans un camp de réfugiés, selon le ministère palestinien de la Santé.

L'armée israélienne a indiqué dans un communiqué avoir "lancé une opération dans la ville de Naplouse afin de démolir le domicile du terroriste" Moaz Masri.

Selon un témoin, l'armée israélienne a bouclé le quartier d'al-Makhfiya et encerclé l'immeuble de ce membre du Hamas, avant de faire exploser son appartement familial vers deux heures du matin (00h00 GMT).

Avant la destruction de l'appartement, le Croissant-Rouge palestinien (PRCS) a indiqué avoir évacué de nombreux résidents de l'immeuble, dont des enfants, et pris en charge 15 personnes après des tirs de gaz lacrymogène par les forces israéliennes.

Moaz Masri est accusé d'avoir tué par balles le 7 avril 2023 dans le nord-est de la Cisjordanie trois Israélo-britanniques, Lucy Dee, 48 ans et ses filles Rina et Maia, âgées de 16 et 20 ans, qui habitaient dans la colonie israélienne d'Efrat, près de Bethléem.

Il avait été abattu en mai à Naplouse par les forces israéliennes avec deux autres Palestiniens. Le Hamas avait alors indiqué que les trois hommes étaient membres de sa branche armée.

La destruction des maisons des auteurs des attaques anti-israéliennes est présentée par Israël comme une mesure destinée à dissuader les Palestiniens qui planifient des attentats de passer à l'acte.

La violence en Cisjordanie, déjà en hausse avant le début de la guerre à Gaza le 7 octobre entre Israël et le Hamas, n'a fait que s'intensifier depuis avec des attaques régulières perpétrées par des Palestiniens contre des Israéliens et des raids quasi quotidiens et souvent meurtriers de l'armée israélienne.

Selon le ministère de la Santé de l'Autorité palestinienne, les troupes israéliennes et les colons ont tué au moins 420 Palestiniens en Cisjordanie depuis le 7 octobre.

La dernière victime en date est un Palestinien de 16 ans, Mustafa Abu Shalbak, tué près de Ramallah lors d'une opération israélienne dans le camp de réfugiés d'al-Amari, selon le ministère.

L'armée israélienne a confirmé avoir mené un raid au cours duquel elle a dit avoir été ciblée "par des jets de pierre et de cocktails Molotov", auxquels elle a "répondu par des tirs".

L'armée a également précisé avoir "identifié" une personne "touchée" par ses tirs.


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.