Un Palestinien tué par les forces israéliennes à Naplouse

Des personnes réagissent à l'hôpital avant les funérailles d'un Palestinien tué lors d'un raid israélien, à Naplouse. (Reuters)
Des personnes réagissent à l'hôpital avant les funérailles d'un Palestinien tué lors d'un raid israélien, à Naplouse. (Reuters)
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Publié le Mercredi 26 juillet 2023

Un Palestinien tué par les forces israéliennes à Naplouse

  • «Un jeune homme a succombé à ses blessures lorsque les forces d'occupation ont pris d'assaut la ville de Naplouse. Le martyr, Mohammed Abd al-Hakim Nada, a été tué d'une balle dans la poitrine», a précisé le ministère palestinien
  • L'armée israélienne a confirmé avoir mené «une opération de contre-terrorisme dans le camp d'Al-Ain» à Naplouse

NAPLOUSE : Les forces israéliennes ont tué mercredi un Palestinien dans la ville de Naplouse en Cisjordanie occupée, a annoncé le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne ayant indiqué mener "une opération de contre-terrorisme" dans un camp de réfugiés.

"Un jeune homme a succombé à ses blessures lorsque les forces d'occupation ont pris d'assaut la ville de Naplouse. Le martyr, Mohammed Abd al-Hakim Nada, a été tué d'une balle dans la poitrine", a précisé le ministère palestinien.

L'armée israélienne a confirmé à l'AFP avoir mené "une opération de contre-terrorisme dans le camp d'Al-Ain" à Naplouse.

Dans un communiqué publié par la suite, l'armée a indiqué que "durant l'opération, des suspects avaient ouvert le feu, lancé des pierres et des bouteilles de peinture sur les soldats, qui ont répondu par des tirs à balles réelles".

"Un assaillant armé a ouvert le feu sur les soldats qui ont répondu en tirant à balles réelles, faisant une victime", a précisé l'armée, ajoutant avoir arrêté "un suspect".

Des témoins ont indiqué à l'AFP que les forces israéliennes avaient pris d'assaut le quartier d'Al-Muhayim et avaient encerclé une maison, avant d'arrêter un Palestinien.

Les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, branche armée du parti Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, ont déclaré dans un communiqué publié sur Telegram que leurs combattants avaient "tendu une embuscade à une unité des forces spéciales dans le camp d'Al-Ain (...) et avaient réussi à infliger des pertes" aux troupes israéliennes.

Le Hamas, mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza, a dénoncé un "crime sioniste à Naplouse" et a appelé "tous les groupes palestiniens à combattre le gouvernement terroriste des colons".

Mardi, trois Palestiniens avaient été tués par les forces israéliennes dans un échange de tir à Naplouse. Le Hamas a indiqué que les trois victimes faisaient partie de sa branche armée.

Depuis le début de l'année dernière, la Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967, a été le théâtre d'une série d'attaques menées par des Palestiniens contre des cibles israéliennes, ainsi que de violences commises par des colons israéliens à l'encontre de communautés palestiniennes.

Plus tôt en juillet, les troupes israéliennes avaient mené une opération militaire de deux jours dans le camp de réfugiés de Jénine, tuant 12 Palestiniens parmi lesquels des militants et des enfants.

Les violences liées au conflit israélo-palestinien ont fait plus de 230 morts depuis le début de l'année -- au moins 202 Palestiniens, 27 Israéliens, une Ukrainienne et un Italien, selon un décompte de l'AFP établi à partir de sources officielles.

Ces victimes incluent, du côté palestinien, des combattants et des civils, et du côté israélien, trois membres de la minorité arabe.

Hors Jérusalem-Est occupée et annexée, près de trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie occupée, et environ 490 000 Israéliens y habitent dans des colonies jugées illégales au regard du droit international.


Liban: Israël vise un commandant de haut rang du Hezbollah dans la banlieue de Beyrouth

Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
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  • Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense
  • Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

BEYROUTH: Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne.

Par ailleurs, au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé, alors que Israël poursuit ses opérations malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Une frappe à Saksakiyeh, entre Saïda et Tyr, a notamment fait quatre morts et 33 blessés, dont six enfants, selon le ministère.

D'autre part, quatre soldats israéliens en opération dans le sud du Liban ont été blessés, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

A Beyrouth, "Malek Ballout, commandant des opérations de la force al-Radwan", l'unité d'élite du groupe, a été tué, a déclaré à l'AFP la source proche du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense.

Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

De la fumée s'est élevée du quartier visé, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu des habitants quitter les lieux avec leurs effets personnels.

De nombreux Libanais ont déjà fui cette banlieue au début des hostilités le 2 mars, quand le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en visant Israël, en représailles à l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

D'après une source de sécurité libanaise s'exprimant sous couvert d'anonymat, la frappe a ciblé un appartement où se tenait une réunion de responsables de la force al-Radwan.

Depuis le 8 avril, date à laquelle l'aviation israélienne avait mené des frappes massives sur le Liban, faisant plus de 350 morts, Beyrouth et sa banlieue n'avaient plus été visées.

"Chaque occasion" 

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir ciblé des forces et véhicules israéliens dans plusieurs localités frontalières du sud du Liban, affirmant riposter à "la violation du cessez-le-feu par l'ennemi israélien".

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours" du Hezbollah.

"Nous saisirons chaque occasion pour approfondir le démantèlement du Hezbollah et continuer à l'affaiblir", a averti le chef de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, venu rendre visite aux soldats israéliens déployés dans le sud.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.

Sur cette période, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "a vérifié 152 attaques contre des structures de santé, qui ont fait 103 morts et 241 blessés", selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces attaques ont entraîné la fermeture de trois hôpitaux et de 41 centres de soins (...) et endommagé 16 autres hôpitaux", a-t-il précisé sur X.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.