Les Houthis s’engagent à couler davantage de navires britanniques en mer Rouge

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Publié le Lundi 04 mars 2024

Les Houthis s’engagent à couler davantage de navires britanniques en mer Rouge

  • Le Rubymar, un navire appartenant au Royaume-Uni, a été pris pour cible par les Houthis, en représailles aux frappes du pays contre le Yémen
  • Le leader houthi du Yémen, Mohammed Ali al-Houthi, a imputé le naufrage du Rubymar au Premier ministre britannique, Rishi Sunak, et à son gouvernement

AL-MOUKALLA: La milice houthie du Yémen, soutenue par l’Iran, s’est engagée dimanche à cibler davantage de navires britanniques en mer Rouge, malgré l’indignation mondiale croissante face au naufrage d’un navire qui transportait des milliers de tonnes d’engrais.

Hussein al-Ezzi, vice-ministre des Affaires étrangères du groupe, a soutenu que ses forces continueraient de couler des navires en mer Rouge même si cela implique de provoquer un désastre écologique au large des côtes du Yémen. Il a également accusé le Royaume-Uni de participer aux frappes menées par les États-Unis contre les zones des Houthis et de soutenir la guerre israélienne dans la bande de Gaza.

M. Al-Ezzi a déclaré dans un message publié sur X: «Le Yémen continuera à couler davantage de navires britanniques. Le Royaume-Uni subira l’ensemble des dommages et des répercussions, car il s’agit d’un État hors-la-loi qui attaque le Yémen et s’associe aux États-Unis pour parrainer les crimes en cours contre les civils à Gaza.»

Les menaces houthies sont intervenues au lendemain de l’annonce faite par le gouvernement yéménite et le commandement central américain selon laquelle le Rubymar, battant pavillon bélizien, touché par les missiles de la milice le mois dernier, avait coulé avec une cargaison de plus de 21 000 tonnes d’engrais. Cet événement a suscité des inquiétudes quant à un éventuel désastre environnemental pour les récifs coralliens de la mer Rouge ainsi que pour le transport maritime dans cette zone.

Les Houthis ont affirmé que le navire, qui appartient au Royaume-Uni, avait été pris pour cible en représailles aux frappes du pays contre le Yémen ainsi qu’à son soutien au blocus et au bombardement de Gaza par Israël.

Les Houthis se sont emparés du navire commercial Galaxy Leader et ont lancé des centaines de drones et de missiles contre des navires commerciaux et militaires en mer Rouge, à Bab al-Mandab et dans le golfe d’Aden, depuis le mois de novembre.

Le groupe affirme avoir interdit à tout navire à destination d’Israël de traverser la mer Rouge afin de forcer ce pays à autoriser l’acheminement de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza assiégée.

Le ministre yéménite des Transports, Abdel Salam Humaid, a déclaré samedi dans un communiqué qu’il avait demandé à l’Organisation régionale pour la conservation de l’environnement de la mer Rouge et du golfe d’Aden (basée à Djeddah) ainsi qu’à d’autres organismes de conservation marine de l’aider à contenir toute pollution liée à la présence du navire et à former une commission juridique pour forcer ses propriétaires à retirer le bateau et sa cargaison.

Le commandement central américain a fait savoir dimanche que la cargaison d’engrais au sulfate de phosphate d’ammonium du navire constituait un danger pour la vie nautique et que le navire en perdition représentait également un risque pour les autres navires qui traversent la mer Rouge.

L’armée américaine a indiqué dans un communiqué: «À mesure que le navire coule, il présente également un risque d’impact souterrain pour les autres bateaux qui transitent par ces routes maritimes très fréquentées. Les Houthis posent une menace accrue pour les activités maritimes mondiales.»

Malgré la condamnation mondiale et les avertissements sur les conséquences de leurs actions, les Houthis ont renouvelé leurs menaces d’entraver une mission de sauvetage du navire avant l’arrivée de l’aide humanitaire à Gaza.

Le leader houthi du Yémen, Mohammed Ali al-Houthi, a imputé le naufrage du Rubymar au Premier ministre britannique, Rishi Sunak, et à son gouvernement. Il a affirmé samedi que son groupe n’autoriserait le sauvetage du navire que si Israël levait le blocus imposé à Gaza.

M. Al-Houthi a écrit sur X: «Rishi Sunak et son gouvernement sont responsables du [naufrage du] navire MV Rubymar, ainsi que du soutien au génocide et au siège de Gaza.»

La milice a affirmé qu’elle libérerait l’équipage du Galaxy Leader si le Hamas le lui demandait.

Nasr al-Din Amer, un responsable des médias houthis, a déclaré quant à lui: «Étant donné que les membres de l’équipage menaient leurs activités à partir d’un navire affilié à Israël, leurs gouvernements peuvent formuler une demande aux frères de l’organisation Hamas. S’ils acceptent, nous n’y voyons aucune objection.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne appelle à évacuer de nouveaux villages du sud du Liban

L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
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  • La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations
  • Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune"

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours.

"Les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu par le Hezbollah obligent l'armée israélienne à opérer", écrit sur son compte X le porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, quelques jours après la tenue de discussions à Washington entre représentants israéliens et libanais et l'annonce de la prolongation de la trêve entre les deux pays.

La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations afin de protéger la population du nord d'Israël des tirs du Hezbollah.

Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune".

Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, des frappes israéliennes ont visé mardi "plusieurs localités dans le sud" du pays.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir visé un rassemblement de soldats et de véhicules dans le nord d’Israël avec "un essaim de drones d'attaque".

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes ont tué plus de 3.000 personnes au Liban selon les autorités libanaises.

Côté israélien, 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée ont été tués au Liban depuis le début de la guerre, le 2 mars.


Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
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  • Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin
  • Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février

LONDRES: Le trafic dans le détroit d’Ormuz a légèrement augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, après avoir atteint un plus bas en temps de guerre.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin.

Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer.

Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine.

Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon.

Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre.

En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais.

L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre".

Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre.

Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente.

Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis.

Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée.

Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser.

Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit.

Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché.


Les Emirats disent que les drones ayant ciblé la centrale nucléaire provenaient d'Irak

Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak
  • "Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak, où des groupes soutenus par l'Iran mènent des attaques contre la région du Golfe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien", a affirmé le ministère de la Défense émirati dans un communiqué.