Meta a résolu la panne mondiale de ses réseaux Facebook et Instagram

Le logo de Meta, l'entreprise américaine qui possède et exploite Facebook, Instagram, Threads et WhatsApp. (Photo, AFP)
Le logo de Meta, l'entreprise américaine qui possède et exploite Facebook, Instagram, Threads et WhatsApp. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 05 mars 2024

Meta a résolu la panne mondiale de ses réseaux Facebook et Instagram

  • Les utilisateurs se sont plaints de déconnexions et de difficultés à recevoir des codes de double authentification sur Facebook
  • WhatsApp a été épargné par cette interruption

PARIS: Le géant des réseaux sociaux Meta a subi une panne inhabituelle sur plusieurs de ses plateformes mardi, affectant à la fois Facebook, Instagram et Messenger, mais elle a pris fin peu après le début des signalements des d'utilisateurs.

"Plus tôt aujourd'hui, un problème technique a empêché des utilisateurs d'accéder à certains de nos services. Nous avons résolu ce problème aussi rapidement que possible pour tous ceux qui not été affectés, et nous présentons nos excuses pour la gêne occasionnée, "a déclaré un porte-parole du groupe, Andy Stone, sur X (ex-Twitter), moins d'une heure après avoir reconnu la panne.

Downdetector, qui répertorie les problèmes techniques sur les plateformes numériques, a enregistré jusqu'à 580.000 signalements d'utilisateurs pour Facebook dans le monde et jusqu'à 92.000 pour Instagram vers 15H30 GMT.

"Nous avons connaissance d'un problème affectant la connexion à Facebook. Nos équipes d'ingénieurs cherchent activement à résoudre le problème le plus rapidement possible", a indiqué le groupe californien sur son site relevant d'éventuels problèmes de fonctionnement.

Près de 4 milliards de personnes utilisent au moins une des plateformes du groupe (Facebook, Instagram, Messenger, WhatsApp) tous les mois.

Sur X, la panne de Meta a suscité beaucoup de sarcasmes, notamment de la part de l'entreprise rivale elle-même.

"Si vous lisez ce message, c'est parce que nos serveurs fonctionnent", a ainsi ironisé Elon Musk, le propriétaire de X, tandis que le compte de la plateforme a publié : "Nous savons pourquoi vous êtes tous là en ce moment".

"Oh mon Dieu, Facebook est en panne, où vais-je pouvoir trouver ma ration d'images générées par l'intelligence artificielle avec des millions de +likes+ et de commentaires des +boomers+ (plus de 57 ans, ndlr) qui pensent que ce sont de vraies photos ?", a de son côté écrit Noah Giansiracusa, un professeur de mathématiques de la Bentley University.

 

Pannes passées 

La panne est intervenue pendant le "Super Tuesday", cette date cruciale du calendrier des primaires américaines, où les électeurs de 15 Etats et un territoire choisissent leurs candidats démocrate et républicain pour la présidentielle. Cette année elle devrait confirmer l'inexorabilité d'un duel Trump-Biden en novembre.

Les plateformes sont régulièrement affectées par des pannes momentanées, mais celles de plus grande ampleur rappellent l'importance qu'elles ont pris dans la vie quotidienne.

WhatsApp, la très populaire messagerie rachetée par Facebook en 2014 pour plus de 19 milliards de dollars, avait par exemple subi une interruption conséquente en octobre 2022.

L'année précédente, aussi en octobre, les quatre services du groupe avaient traversé une panne sans précédent : Downdetector avait recensé plus de 5,6 millions de signalements venus du monde entier en une heure.

L'incident avait plongé la firme de Mark Zuckerberg dans une double crise, alors qu'elle faisait déjà face aux révélations d'une lanceuse d'alerte, Frances Haugen, une ancienne ingénieure qui accusait le groupe de faire passer "les profits" avant la sûreté des utilisateurs.

Cette formule, largement reprise, hante depuis l'entreprise rebaptisée Meta.

 

(Avec AFP)


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.