Dix nouveaux astronautes à la Nasa, qui cherche déjà les prochains

Les candidats astronautes Artemis de la NASA assistent à leur cérémonie de remise des diplômes au Johnson Space Center de Houston, au Texas, le 5 mars 2024 (Photo, AFP).
Les candidats astronautes Artemis de la NASA assistent à leur cérémonie de remise des diplômes au Johnson Space Center de Houston, au Texas, le 5 mars 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 06 mars 2024

Dix nouveaux astronautes à la Nasa, qui cherche déjà les prochains

  • La Nasa a dans le même temps annoncé mardi ouvrir les candidatures pour recruter sa prochaine promotion
  • La période de candidature se terminera le 2 avril

HOUSTON: Après deux ans d'entraînement rigoureux, dix Américains sont officiellement devenus astronautes mardi et pourront à l'avenir être envoyés vers la Lune par la Nasa, qui a annoncé sans attendre l'ouverture des candidatures pour sa prochaine promotion.

Deux citoyens des Emirats arabes unis s'étant entraînés à leurs côtés ont également été officiellement diplômés mardi, lors d'une cérémonie à Houston, au Texas.

Les membres de la nouvelle promotion, baptisée "The flies" -- les mouches, en français --, pourront désormais être affectés à des voyages vers la Station spatiale internationale (ISS) mais aussi vers la Lune, dans le cadre des missions Artémis. Et même pourquoi pas, un jour, vers Mars.

"Vous êtes ici car vous êtes exceptionnels", leur a dit sur scène Jim Free, administrateur associé à la Nasa.

"Vos missions changeront notre compréhension de la Terre et de l'espace", a-t-il ajouté, en les remerciant d'accepter de "risquer leur vie" en s'asseyant un jour tout en haut d'une fusée.

Les dix nouveaux astronautes sont ingénieurs, scientifiques, pilotes ou encore médecin et viennent à la fois de l'armée et du monde civil. Ils avaient été sélectionnés en 2021 sur plus de 12 000 candidats.

Ils ont depuis suivi un entraînement intensif: simulations de sortie spatiale en combinaison dans une immense piscine, pilotage d'avions supersoniques, stages de survie dans le froid, cours de russe et apprentissage du fonctionnement de l'ISS ou de la capsule lunaire Orion.

La nouvelle astronaute Chris Birch a partagé au micro quelques souvenirs de cette période. Comme la fois où, après une semaine de stage de survie dans une région reculée de l'Alabama, le groupe s'est retrouvé sans nourriture et a partagé "un dernier sachet de M&Ms", des friandises à la cacahuète.

Elle a remercié les instructeurs, qui ont répondu patiemment à "notre liste sans fin de questions +et si..?+ sur nos combinaisons spatiales".

"Nous sommes prêts", a-t-elle martelé.

«Génération Artémis»

La Nasa a dans le même temps annoncé mardi ouvrir les candidatures pour recruter sa prochaine promotion. Les critères: être Américain, avec un diplôme de master dans une discipline scientifique, technologique ou d'ingénierie, et avoir une expérience professionnelle de trois ans minimum. Ou bien être médecin ou pilote.

La période de candidature se terminera le 2 avril.

L'agence spatiale américaine compte désormais 48 astronautes actifs, c'est-à-dire éligibles pour une mission.

Et les besoins sont de plus en plus grands.

"Il y a bien plus d'opportunités aujourd'hui que dans les années 60 et 70 pour des activités dans l'espace", a relevé durant la cérémonie un invité de marque: Harrison Schmitt, astronaute de la mission Apollo 17 ayant marché sur la Lune.

"La Lune nous appelle à nouveau, pour davantage de raisons que par le passé", a-t-il dit, en soulignant la nécessité d'établir des règles internationales sur la gestion des ressources lunaires afin d'éviter les conflits à l'avenir.

Il a également rappelé que les astronautes participant aux futures missions Artémis devront aider à déterminer si l'humain peut s'adapter à une très faible gravité sur le long terme -- "une information importante" pour de futures missions martiennes.

Le programme Artémis de la Nasa vise à établir une présence humaine durable sur la Lune, et à en faire un relais sur la route vers Mars.

La Nasa appelle ainsi ses nouvelles recrues la "génération Artémis".

Reid Wiseman, le commandant de la mission Artémis 2, qui doit décoller en septembre 2025, a également félicité les nouveaux astronautes mardi à Houston. Sa mission, la première habitée du programme, fera le tour de la Lune sans s'y poser.

Avant de suivre ses traces, beaucoup des nouveaux astronautes passeront vraisemblablement d'abord par l'ISS. Ils pourront s'y rendre à bord des capsules de SpaceX actuellement utilisées, ou peut-être bientôt de Boeing (si un vol test prévu en avril réussit).

"Félicitations à la nouvelle promotion d'astronautes de la Nasa!", a écrit SpaceX sur les réseaux sociaux. "Nous avons hâte de bientôt vous faire voler!".


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.