Biden devant le Congrès pour trouver de l'élan face à Trump

Le match retour entre Joe Biden et Donald Trump devrait bien avoir lieu en novembre (Photo, AFP).
Le match retour entre Joe Biden et Donald Trump devrait bien avoir lieu en novembre (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 07 mars 2024

Biden devant le Congrès pour trouver de l'élan face à Trump

  • Les soucis judiciaires de Donald Trump, inculpé dans quatre affaires pénales, compliquent sa tâche
  • Outre son âge, le soutien des Etats-Unis à Israël dans la guerre à Gaza provoque de forts remous dans la campagne de Joe Biden

WASHINGTON: Grand rituel annuel de la vie politique américaine, le discours sur l'état de l'Union du président prend cette année un relief particulier: Joe Biden cherchera jeudi, devant le Congrès, à faire décoller sa campagne contre Donald Trump.

"Je vous parlerai de nos progrès et de nos projets", a écrit le démocrate de 81 ans, candidat à un second mandat, à l'intention de ses compatriotes sur le réseau social X.

L'ancien président républicain de 77 ans, lui, a promis de "corriger" le discours en direct.

Les deux hommes, qui ont écrasé toute concurrence dans les primaires, sont assurés sauf surprise d'être investis cet été par leurs partis.

L'Amérique, que cette perspective rebute à en croire les enquêtes d'opinions, s'achemine donc vers un nouveau duel des deux hommes, déjà adversaires en 2020, lors de la présidentielle du 5 novembre.

«Mister Speaker»

A 21H00 heure locale (01H00 GMT vendredi) au Capitole de Washington, le responsable du protocole de la Chambre des représentants clamera la formule rituelle adressée au chef de cette institution: "Monsieur le Speaker, le président des Etats-Unis!" ("Mister Speaker, the president of the United States!)

Mais c'est en candidat que Joe Biden s'avancera entre les travées, et c'est un programme de campagne qu'il déroulera.

Face à des millions d'Américains, qui dans leur majorité l'estiment trop âgé pour se représenter voire pour gouverner, il devra prouver son endurance au fil d'une allocution qui, généralement, dure plus d'une heure.

Joe Biden, confronté à des sondages patibulaires, estime en avoir "fait plus en trois ans que la plupart des autres présidents en huit", en matière économique surtout.

La liste des invités de la Maison Blanche pour cette occasion solennelle annonce les thèmes qu'il abordera.

Survivant 

Face à lui, Joe Biden estime être le meilleur rempart de la démocratie américaine.

Il lui faudra le prouver jeudi au Congrès, sur la forme autant, sinon plus, que sur le fond.

L'octogénaire, en bonne santé selon son médecin, montrera-t-il des signes de fatigue? Bafouillera-t-il? Répliquera-t-il avec le même aplomb si des élus trumpistes, comme l'an dernier, l'invectivent?

La Constitution américaine prévoit que le président informe "périodiquement" le Congrès sur "l'état de l'Union".

Le premier président George Washington s'était contenté d'une courte allocution de 1.000 mots - plus de 9.000 l'an dernier pour Joe Biden - et nombre de ses successeurs ont fait des rapports écrits.

Mais au fil du 20e siècle, le "State of the Union" s'est transformé en grand moment de théâtre politique, avec ses rituels incontournables, ainsi celui du "survivant désigné".

Il s'agit d'un membre du gouvernement qui reste à l'écart du Capitole, au cas où les plus hauts représentants des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, réunis pour écouter le discours présidentiel, devaient être décimés.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.