La guerre à Gaza a brisé «tout sentiment d'humanité partagée» déplore le CICR

Des ouvriers et du personnel déchargent l'aide médicale livrée par le Comité international de la Croix-Rouge à l'hôpital Nasser de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 9 décembre 2023. (AFP)
Des ouvriers et du personnel déchargent l'aide médicale livrée par le Comité international de la Croix-Rouge à l'hôpital Nasser de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 9 décembre 2023. (AFP)
Short Url
Publié le Samedi 09 mars 2024

La guerre à Gaza a brisé «tout sentiment d'humanité partagée» déplore le CICR

  • Face à ces «profondes souffrances», le CICR lance trois appels urgents
  • La présidente du CICR rappelle qu'«en tant que puissance occupante, Israël doit répondre aux besoins fondamentaux de la population»

GENEVE: La guerre à Gaza a brisé "tout sentiment d'humanité partagée", a déploré samedi la présidente du Comité international de la Croix-Rouge, réclamant la cessation des hostilités, la libération des otages et l'accès aux détenus palestiniens.

Après cinq mois de guerre entre Israël et le Hamas, "la situation dans la bande de Gaza se dégrade d'heure en heure. Il n'y a aucun endroit sûr où se rendre. Le nombre de morts parmi les civils et la détention des otages sont choquants et inacceptables", a déclaré la présidente du CICR, Mirjana Spoljaric, dans un communiqué.

"Cette guerre brutale a brisé tout sentiment d'humanité partagée", a-t-elle ajouté.

Face à ces "profondes souffrances", le CICR lance trois appels urgents. L'organisation basée à Genève demande "une cessation des hostilités" pour faciliter le travail des humanitaires.

Le CICR réitère par ailleurs sa demande d'être autorisé à rendre visite aux otages pris lors de l'attaque sans précédent du mouvement palestinien sur le sol israélien le 7 octobre, ainsi que leur libération "sans condition". Mme Spoljaric appelle aussi au respect de leur dignité, de leur sécurité et de leurs besoins médicaux.

Enfin, indique-t-elle, "les détenus palestiniens doivent être traités avec humanité et autorisés à communiquer avec leur famille. Le CICR doit être informé (de leur détention ndlr) et autorisé à rendre visite aux Palestiniens détenus par Israël".

La présidente du CICR rappelle qu'"en tant que puissance occupante, Israël doit répondre aux besoins fondamentaux de la population ou faciliter l'acheminement sûr et sans entrave de l'aide humanitaire".

Israël ne laisse entrer les camions d'aides qu'au compte-gouttes en provenance d'Egypte et selon l'ONU, sur les 2,4 millions d'habitants dans le territoire palestinien exigu, 2,2 millions sont menacés de famine avec d'importantes pénuries de nourriture et d'eau potable.

"Un flux régulier et solide d'aide humanitaire pour répondre aux besoins n'est qu'une partie de la solution" à Gaza, souligne toutefois la présidente du CICR qui appelle les parties à "mener leurs opérations militaires de manière à épargner les civils qui sont pris au milieu de tout ça" et respecter le droit international humanitaire.

"C'est la ligne de démarcation entre l'humanité et la barbarie", a-t-elle insisté.

L'attaque du 7 octobre du Hamas a entraîné la mort d'au moins 1.160 personnes, la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.

Depuis l'offensive israélienne a fait plus 30.800 morts, en majorité des femmes et des enfants, selon le ministère de la Santé du Hamas, qui contrôle le territoire.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.