Des milliers de policiers déployés vendredi pour la grande prière à Jérusalem

Des musulmans palestiniens accomplissent la prière du soir appelée "Tarawih" à l'extérieur du Dôme du Rocher dans l'enceinte de la mosquée al-Aqsa à Jérusalem, pendant le mois de jeûne du Ramadan. (AFP)
Des musulmans palestiniens accomplissent la prière du soir appelée "Tarawih" à l'extérieur du Dôme du Rocher dans l'enceinte de la mosquée al-Aqsa à Jérusalem, pendant le mois de jeûne du Ramadan. (AFP)
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Publié le Mardi 12 mars 2024

Des milliers de policiers déployés vendredi pour la grande prière à Jérusalem

  • Depuis le début du ramadan, des dizaines de milliers de fidèles se sont déjà rendus sur l'esplanade, sans incident majeur
  • Seuls les hommes de plus de 55 ans et les femmes de plus de 50 ans en provenance de Cisjordanie seront autorisés à accéder à l'esplanade, pour raisons de sécurité

JÉRUSALEM: Plusieurs milliers de policiers seront déployés vendredi dans et autour de la Vieille Ville de Jérusalem, où des fidèles musulmans sont attendus en masse sur l'esplanade des Mosquées pour la première grande prière depuis le début du ramadan, a indiqué mardi la police israélienne.

"Nous sommes prêts pour la prière de vendredi. Des milliers de policiers seront déployés dans la zone du Mont du Temple", nom donné par les juifs à l'esplanade des Mosquées, a déclaré la porte-parole de la police, Mirit Ben Mayor, lors d'une conférence de presse à Jérusalem.

Des "centaines de policiers" sont déployés actuellement dans la Vieille Ville depuis le début du mois de jeûne musulman, qui a commencé lundi dans un contexte extrêmement tendu en pleine guerre dans la bande de Gaza, a-t-elle ajouté.

Depuis le début du ramadan, des dizaines de milliers de fidèles se sont déjà rendus sur l'esplanade, sans incident majeur, a encore assuré Mme Ben Mayor.

Interrogée sur des scènes de tension dimanche, où des policiers ont dispersé la foule à coups de matraque, elle a déclaré que la police "était au courant" mais qu'il s'agissait "d'un incident isolé".

"Nous sommes en haut niveau d'alerte", a déclaré pour sa part Tal Heinrich, porte-parole du bureau du Premier ministre.

"La grande majorité des fidèles vient pour prier. Mais ce n'est pas un secret que les organisations terroristes extrémistes (palestiniennes) comme le Hamas et le Jihad islamique tentent d'enflammer la région", a-t-elle ajouté en exhortant les musulmans à "ne pas se laisser duper par les terroristes".

Les deux responsables ont réitéré que l'accès à la mosquée al-Aqsa, située sur l'esplanade, serait autorisé pour le "même nombre" de personnes "que les années précédentes".

Toutefois, des restrictions sont imposées aux Palestiniens de Cisjordanie occupée, où la tension est maximale depuis le début de la guerre à Gaza provoquée par l'attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre.

Seuls les hommes de plus de 55 ans et les femmes de plus de 50 ans en provenance de Cisjordanie seront autorisés à accéder à l'esplanade, "pour raisons de sécurité", selon les autorités.

L'esplanade des Mosquées est le troisième lieu saint de l'islam et le lieu le plus sacré du judaïsme. Si ce lieu saint musulman est administré par la Jordanie, Israël y impose des restrictions, notamment sur le nombre de fidèles pouvant y accéder ou leur âge.

 


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.