Audition à haut risque d'Hanouna devant les députés

Cyril Hanouna, animateur de télévision française (Photo, AFP).
Cyril Hanouna, animateur de télévision française (Photo, AFP).
Homme d'affaires français, président-directeur général du groupe d'investissement Bolloré (Photo, AFP).
Homme d'affaires français, président-directeur général du groupe d'investissement Bolloré (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 14 mars 2024

Audition à haut risque d'Hanouna devant les députés

  • Ses dérapages ont valu ces dernières années à C8 une pluie de sanctions de l'Arcom, le régulateur des médias, pour un total de 7,5 millions d'euros d'amendes
  • Son audition intervient deux semaines après le lancement par l'Arcom du processus de renouvellement de 15 fréquences de la télévision numérique terrestre

PARIS: Après ses patrons, au tour de Cyril Hanouna de passer sur le gril: le pilier de C8 est entendu jeudi par la commission d'enquête parlementaire sur l'attribution des fréquences télé, une audition à haut risque pour l'animateur le plus controversé du PAF.

Le présentateur de "Touche pas à mon poste" (TPMP) est un habitué des dérapages en plateau et ses émissions ont valu ces dernières années à C8 une pluie de sanctions de l'Arcom, le régulateur des médias, pour un total de 7,5 millions d'euros d'amendes.

"Baba", son surnom, est attendu à 14H00 à l'Assemblée nationale, un jour après le milliardaire Vincent Bolloré et deux semaines après les dirigeants de Canal+, C8 et CNews, toutes dans le giron de l'homme d'affaires réputé ultra-conservateur.

"Demain (jeudi), c'est le grand jour, je serai auditionné de 14h00 à 16h30 et apparemment, pour moi, ils ont demandé une dérogation, je suis le seul à avoir deux heures et demie et je suis flatté", a commenté le présentateur lors de son émission de la veille.

Il sera accompagné de Lionel Eisenstein, le directeur général d'H20, sa société de production, et interrogé par la commission d'enquête lancée par les députés LFI.

Son audition intervient deux semaines après le lancement par l'Arcom du processus de renouvellement de 15 fréquences de la télévision numérique terrestre (TNT). Cette procédure va déterminer quelles chaînes auront le droit d'émettre en France en 2025.

La question sensible est de savoir si C8 et CNews garderont leur fréquence après de nombreux rappels à l'ordre du régulateur.

"Le succès des chaînes de Canal et la liberté de ton de Canal gênent", a plaidé mercredi Vincent Bolloré. Concernant Cyril Hanouna, "c'est son succès qui le protège", a-t-il déclaré.

Sans Louis Boyard 

Deux semaines plus tôt, le PDG de Canal+, Maxime Saada, avait déjà expliqué aux députés que les "débordements" de l'animateur étaient "un risque" assumé.

L'audition de Cyril Hanouna s'annonce tendue, même si le député LFI Louis Boyard, ancien chroniqueur de TPMP avec lequel "Baba" est en conflit et qui avait rejoint temporairement la commission d'enquête, n'y participera finalement pas.

En novembre 2022, le présentateur avait insulté Louis Boyard en direct, entraînant une amende record de 3,5 millions d'euros pour C8, et une plainte de l'élu à son encontre pour injure publique. L'animateur avait répliqué en le poursuivant pour diffamation.

"Il y aurait un conflit d'intérêt à auditionner Hanouna, je ne peux donc pas m'y rendre", a justifié le député jeudi sur X. "On se reverra au procès", a-t-il ajouté.

"Il n'a jamais été prévu que Louis Boyard aille interroger Hanouna, pour des raisons déontologiques", a assuré à l'AFP le groupe LFI, invoquant une "procédure en cours". Le groupe regrette toutefois que Louis Boyard n'ait pu interroger Vincent Bolloré mercredi.

Dimanche, sur X, Cyril Hanouna a promis "une émission spéciale sur le débrief intégral" de son audition.

Il avait fait de même après celles du 29 février, auxquelles avaient également participé les têtes d'affiche de CNews Pascal Praud, Laurence Ferrari et Sonia Mabrouk, en dénonçant "un tribunal politique".

Ces auditions avaient suscité des critiques à droite et à l'extrême droite, Eric Ciotti (LR) et Marine Le Pen (RN) notamment reprochant à la commission d'être partiale.


Sophie Adenot, "une fierté française" et "un horizon pour les petites filles", selon Macron

Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
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  • Sophie Adenot est devenue la première Française à effectuer une sortie dans l’espace, lors d’une opération de maintenance de l’ISS
  • Emmanuel Macron et plusieurs responsables politiques ont salué cet exploit comme une « fierté française » et une journée historique

PARIS: Le président Emmanuel Macron a salué mardi la sortie dans l'espace de Sophie Adenot, qualifiant l'événement de "fierté française" et voyant dans l'astronaute "le visage de tous les possibles".

"En devenant la première Française à sortir dans l'espace, Sophie Adenot incarne une fierté française autant qu'un horizon pour les petites filles qui rêvent d'infini", a-t-il écrit sur X, parlant de "l'heure des pionnières".

D'autres personnalités politiques se sont également exprimées comme Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, qui a félicité sur X l'astronaute et colonel de l'armée de l'air dont la sortie marque une "journée historique".

Plus tôt dans la journée, le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon a salué les "savoir-faire collectifs de haut niveau" nécessaires à l'opération, et le rôle de la France: "première nation spatiale européenne".

"Immense fierté", a simplement commenté Bruno Retailleau, le candidat des Républicains (LR) à la présidentielle.

Sophie Adenot, en mission dans la Station spatiale internationale (ISS), est devenue mardi la première astronaute française à sortir dans l'espace pour réaliser une opération délicate visant à remplacer une antenne de communication entre l'ISS et la Terre.


La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
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  • Les retraites s’imposent au cœur de la campagne présidentielle, avec des propositions allant d’un recul de l’âge légal à 65-67 ans à son maintien ou sa baisse
  • Le gouvernement envisage aussi de limiter la revalorisation des pensions des retraités les plus aisés pour réaliser des économies budgétaires

PARIS: Report de l'âge de départ à la retraite ou pas ? Jusqu'à 67 ans ? Plutôt des économies sur les pensions des plus aisés ? Les retraites se sont imposées ces derniers jours comme le premier thème d'une rentrée politique cruciale dans la perspective de la présidentielle.

Alors que le président Emmanuel Macron a dû suspendre sa réforme des retraites pour maintenir une certaine stabilité gouvernementale en fin de deuxième quinquennat, ce sujet explosif a été plus ou moins explicitement confié aux bons soins du futur locataire de l'Élysée.

Tous les candidats déclarés à l'élection d'avril et mai prochains ont un projet de réforme ou y travaillent.

- "Différences" -

Parmi eux, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui n'avait pu mener à bien à Matignon la première réforme des retraites voulue par le chef de l'État - par points et avec une augmentation de l'âge pivot - en 2020, en raison du Covid, défend un report de l'âge légal au delà des 64 ans votés en 2024 et suspendus depuis.

Pour maintenir l'équilibre financier du système, "la seule solution raisonnable est d'allonger la durée de vie active en repoussant l'âge de départ à la retraite à 65, 66 ou 67 ans", avait déclaré le maire du Havre en septembre 2021.

Comprise comme un projet de report à 67 ans, soit presque cinq ans de plus qu'à l'heure actuelle, la mesure colle à Édouard Philippe comme l'emblème d'un programme qu'il n'a pas encore présenté.

Lundi, en annonçant qu'il soutiendrait le maire du Havre, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a affirmé qu'il espérait "le convaincre" de revenir sur cette mesure impopulaire.

- "Réflexion" -

La question des retraites s'est également imposée dans les discussions au sein du camp de l'actuelle favorite des sondages, Marine Le Pen.

Allié du Rassemblement national depuis les législatives anticipées de 2024, Éric Ciotti (UDR) a espéré dimanche "une évolution" du RN sur le relèvement de l'âge légal de départ.

Pour lui, non seulement "il faudra travailler plus longtemps" mais il souhaite aussi "ajouter un étage de capitalisation" au système actuel par répartition.

Or Marine Le Pen défendait encore avant l'été un retour aux 62 ans, voire 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt, et ouvrait seulement la porte à une part de capitalisation "volontaire".

Une ligne qui ne convainc pas non plus le président du parti Jordan Bardella, dont les positions sur le sujet étaient plus proches de celles de l'UDR.

"Je sais que c'est un sujet qui, chez eux, est en cours de réflexion et qui, je l'espère, marquera une évolution par rapport aux positions passées", a affirmé Éric Ciotti.

- "Tous les retraités"-

Quant au gouvernement, plongé dans l'élaboration d'un budget 2027 dont l'adoption s'annonce plus que délicate dans une Assemblée fracturée à quelques mois de l'échéance présidentielle, il a relancé l'idée d'un gel partiel des pensions pour les plus aisés afin de freiner les dépenses.

S'il a promis de "préserver les retraités les plus modestes", le ministre des Finances Roland Lescure touche à un sujet sensible, sur lequel nombre de ses prédécesseurs se sont cassé les dents.

Les retraités votant davantage que les actifs, la question d'une moindre revalorisation des pensions est systématiquement rejetée par tous les camps politiques d'opposition.

Cette mesure de désindexation pourrait faire économiser plusieurs milliards d'euros, selon les modalités retenues. Reste à savoir quel seuil de pension serait défini et si l'opposition parlementaire laisserait passer cette nouvelle tentative.

Pas du côté de La France insoumise en tout cas. "Le gouvernement nous dit qu'on peut faire 6 milliards d'euros d'économies", a pesté mardi le député Manuel Bompard. "Si vous décidez de ne pas indexer la pension de retraite des personnes qui gagnent plus de 2.500 euros nets de retraite, vous avez une recette à peu près de 1,5 milliard d'euros", a-t-il argué, alertant sur une mesure qui toucherait en réalité "tous les retraités".


Canicule: vigilance orange levée dans les six derniers départements concernés

Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
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  • Les six derniers départements en vigilance orange canicule repassent au jaune, mettant fin au 5e épisode caniculaire depuis mai
  • Encore chaud mercredi, le temps se rafraîchira nettement jeudi avec pluies et orages

PARIS: Les six derniers départements en vigilance orange canicule (Ardèche, Bouches-du-Rhône, Drôme, Gard, Var et Vaucluse) sont redescendus en jaune mardi matin, a indiqué Météo-France dans son bulletin de 06H00, marquant ainsi la fin du cinquième épisode caniculaire depuis mai.

"Sur la plupart des départements de la région PACA, sur la Corse ainsi que sur les départements rhodaniens, les conditions caniculaires caractérisées par la vigilance orange +Canicule+ auront duré environ trois semaines", précise l'institut météorologique.

"Cet après-midi de mardi sera encore chaude avec souvent de 34 à 37°C avant une nuit de mardi à mercredi plus fraîche que la précédente hors zones littorales", indique Météo-France dans son dernier point.

"L'après-midi de mercredi sera encore chaude avant une nette baisse des températures jeudi s'accompagnant d'une dégradation pluvieuse et orageuse", prévoit encore l'organisme.