Russie: au moins 13 personnes arrêtées pour des dégradations dans des bureaux de vote

Une femme dépose son bulletin de vote dans un bureau de vote lors de l'élection présidentielle dans la localité de Gorki Leninskie dans la région de Moscou, le 15 mars 2024. (Reuters)
Une femme dépose son bulletin de vote dans un bureau de vote lors de l'élection présidentielle dans la localité de Gorki Leninskie dans la région de Moscou, le 15 mars 2024. (Reuters)
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Publié le Vendredi 15 mars 2024

Russie: au moins 13 personnes arrêtées pour des dégradations dans des bureaux de vote

  • Le motif de ces actions est flou, il n'est pas établi qu'ils s'agissent de protestations contre le pouvoir
  • A Saint-Pétersbourg, une jeune femme a lancé un cocktail Molotov à l'entrée d'un bureau de vote dans une école, sans faire de victimes, selon un responsable local

MOSCOU: Au moins 13 personnes ont été arrêtées vendredi au premier jour de la présidentielle en Russie pour des dégradations ou des attaques incendiaires visant des bureaux de vote, selon les autorités.

Le motif de ces actions est flou, il n'est pas établi qu'ils s'agissent de protestations contre le pouvoir. L'ONG OVD-Info a évoqué de possibles arnaques téléphoniques, fréquentes en Russie, contre la promesse d'une contrepartie financière.

La cheffe de la commission électorale, Ella Pamfilova, a affirmé en ce sens que ces personnes agissaient pour de l'argent promis par "des salauds depuis l'étranger".

A Saint-Pétersbourg, une jeune femme a lancé un cocktail Molotov à l'entrée d'un bureau de vote dans une école, sans faire de victimes, selon un responsable local. Elle a ensuité été arrêtée, d'après le média local Fontanka.

A Moscou, une femme a été interpellée après avoir "mis le feu" à un isoloir, a indiqué l'agence de presse Ria Novosti. Une vidéo publiée par le média Baza montre d'importantes flammes jaillir avant le feu ne soit éteint.

Toujours à Moscou, une habitante, âgée de 20 ans, a été arrêtée après avoir aspergé d'un "liquide colorant" des bulletins déposés dans des urnes, a indiqué dans un communiqué le ministère russe de l'Intérieur.

Selon le ministère russe de l'Intérieur, une enquête a été ouverte pour "obstruction à l'exercice des droits électoraux ou au travail des commissions électorales", un crime passible, selon les autorités, de "jusqu'à 5 ans" de prison.

Un homme près de la capitale russe, une femme à Novossibirsk (Sibérie), ainsi que quatre autres personnes dans les régions de Voronej (sud-ouest), Rostov et de Karatchaïévo-Tcherkessie dans le Caucase russe, ont aussi été interpellées pour avoir versé du colorant dans des urnes, ont rapporté les autorités.

Deux jets de colorant suivis d'arrestations ont aussi été signalés dans la région de Volgograd (sud-ouest) et en Crimée annexée, toujours selon les autorités.

Deux autres personnes ont, elles, été arrêtées séparément dans le pays pour avoir tenté de mettre le feu à une urne avec un cocktail Molotov et essayer d'allumer un pétard dans un bureau de vote, selon les autorités russes.

Après ces multiples incidents, l'ONG OVD-Info a mis en garde vendredi les Russes contre de possibles arnaqueurs téléphoniques qui prometteraient une contrepartie financière à ceux qui s'attaqueraient aux bureaux de vote.

Depuis le début de l'offensive en Ukraine, la Russie a accusé Kiev de mener des campagnes d'arnaques téléphoniques visant en particulier les personnes âgées et vulnérables et qui ont poussé des dizaines de personnes à s'attaquer à des batiments officiels ou des bureaux de recrutement de l'armée.

 


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.