Rare rencontre entre dirigeants du Hamas et des Houthis

Les Palestiniens accomplissent la première prière du vendredi midi du mois de jeûne musulman du Ramadan devant les ruines de la mosquée Al-Farouq le 15 mars 2024, détruite lors des bombardements israéliens à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, au milieu des combats en cours entre Israël et le groupe militant Hamas. (AFP)
Les Palestiniens accomplissent la première prière du vendredi midi du mois de jeûne musulman du Ramadan devant les ruines de la mosquée Al-Farouq le 15 mars 2024, détruite lors des bombardements israéliens à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, au milieu des combats en cours entre Israël et le groupe militant Hamas. (AFP)
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Publié le Samedi 16 mars 2024

Rare rencontre entre dirigeants du Hamas et des Houthis

  • Au cours de cette réunion, les dirigeants de ces factions ont discuté des «mécanismes de coordination de leurs actions de résistance en qui concerne la prochaine étape» de la guerre en cours entre Israël et le Hamas
  • Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a d'ailleurs approuvé «les plans d'action» de l'armée en vue d'une offensive à Rafah

TERRITOIRES PALESTINIENS: Des dirigeants du Hamas et des rebelles yéménites Houthis se sont rencontrés récemment afin de discuter de la "coordination" de leurs actions contre Israël, ont indiqué vendredi soir à l'AFP des sources au sein des factions palestiniennes.

Selon ces sources au sein des mouvements islamistes palestiniens du Hamas et du Jihad islamique, des dirigeants de ces deux organisations, ainsi que du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, marxiste), ont tenu "la semaine dernière" une "réunion importante" avec des cadres des Houthis.

Au cours de cette réunion, dont le lieu et les participants précis n'ont pas été révélés, les dirigeants de ces factions ont discuté des "mécanismes de coordination de leurs actions de résistance en qui concerne la prochaine étape" de la guerre en cours entre Israël et le Hamas, selon ces sources.

Les factions palestiniennes et les Houthis ont aussi discuté d'une possible opération israélienne à Rafah, dernier grand bastion du Hamas dans le sud de la bande de Gaza où s'entassent, selon l'ONU, 1,5 million de personnes la majorité déplacées par les combats, ajoutent ces sources.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a d'ailleurs approuvé "les plans d'action" de l'armée en vue d'une offensive à Rafah.

Lors de cette rencontre avec les factions palestiniennes, les Houthis ont "confirmé qu'ils poursuivraient leurs opérations en mer Rouge" afin de "soutenir la résistance palestinienne", ont ajouté ces sources au sein du Hamas et du Jihad islamique ayant requis l'anonymat.

Le Hamas, le Jihad islamique et les Houthis font notamment partie de "l'axe de la résistance", un regroupement de mouvements hostiles à Israël et aux Etats-Unis soutenu par l'Iran et qui comprend aussi le Hezbollah libanais et des milices irakiennes.

Dans la foulée de la guerre Israël/Hamas, déclenchée par l'attaque meurtrière du mouvement islamiste palestinien en territoire israélien le 7 octobre, les Houthis ont multiplié les attaques contre des navires marchands et parfois militaires au large du Yémen en "solidarité" avec les Palestiniens de Gaza.

Dans un discours prononcé jeudi soir, le chef des Houthis, Abdel Malek al-Houthi, a affirmé que son mouvement allait "poursuivre et étendre la portée de (ses) opérations".

"Notre principale bataille consiste à empêcher les navires liés à l'ennemi israélien de traverser la mer d'Oman, la mer Rouge et le golfe d'Aden, mais nous nous efforcerons aussi (...) de les empêcher de traverser l'océan Indien et d'aller de l'Afrique du Sud vers le cap de Bonne-Espérance", a-t-il déclaré.


Le Liban lance les travaux de réhabilitation de son second aéroport

Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
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  • Le Liban a lancé les travaux de réhabilitation de son deuxième aéroport international à Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar
  • Le projet prévoit une mise en service autour de novembre 2026, avec des vols vers Istanbul et Dubaï, puis vers d’autres destinations régionales, tout en visant la création d’emplois dans le nord du Liban

BEYROUTH: Le Liban a lancé samedi les travaux de réhabilitation de son second aéroport international, situé dans le nord du pays, près de la frontière syrienne, après des années de report.

Le pays ne dispose actuellement que d'un seul aéroport, celui de Beyrouth. Le nouvel aéroport, situé à Qlaïat, dans le gouvernorat d'Akkar, à l'extrême nord du Liban et à proximité de la frontière syrienne, se trouve également près de Tripoli, grande ville à majorité sunnite du nord du pays. 

La mise en service de l'aéroport vise à créer des emplois dans le gouvernorat d'Akkar, l'un des plus pauvres du Liban.

Jusqu'ici, l'aéroport était utilisé à des fins militaires par l'armée libanaise.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le ministre des Transports, Fayez Rasamny, ont assisté samedi à l’ouverture de l’aéroport à des fins commerciales. 

"Aujourd'hui on passe de la promesse à la réalisation", a affirmé le ministre libanais, précisant que l'aéroport devrait commencer à être opérationnel "dans quelques semaines" pour desservir Mersin et Istanbul en Turquie mais aussi Dubaï.

Il a également évoqué, à terme, une extension du réseau vers l'Arabie saoudite, Le Caire et Athènes ainsi que des discussions en cours avec les compagnies à bas coût EasyJet, Ryanair et Pegasus, afin qu'elles le desservent.

Les travaux d'aménagement devraient durer au moins trois mois et l'aéroport pourrait être officiellement mis en service en novembre 2026, selon des médias locaux.

La société libanaise Sky Lounge, chargée du projet, a publié samedi une vidéo montrant un vol d'essai entre les aéroports de Beyrouth et de Qlaïat.

Son président-directeur général, Ziad Mnoula, a indiqué que le terminal passagers pourrait être achevé dans les "90 jours" suivant l'obtention des autorisations nécessaires. Selon lui, l'aéroport sera capable d'accueillir 114.000 passagers la première année. 

L’aéroport René Moawad, construit par l’armée française dans les années 1930 et utilisé à des fins civiles dans les années 1960, a été bombardé lors de la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah.

L’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth a continué d’assurer ses opérations sans interruption, malgré les conflits successifs entre Israël et le Hezbollah, notamment en 2023, 2024 et depuis le 2 mars, confirmant son rôle central dans la continuité des liaisons aériennes du pays.


L’Arabie saoudite mène la condamnation arabe des attaques de l’Iran contre Bahreïn et le Koweït

Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
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  • Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi

RIYAD : Le ministère des Affaires étrangères de l’Saudi Arabia a condamné samedi les attaques de l’Iran contre l’Bahrain et le Kuwait.

Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi.

Dans une déclaration publiée sur X, le ministère saoudien des Affaires étrangères a affirmé que les agressions iraniennes représentent une menace pour la sécurité régionale et internationale.

« Les attaques continues de l’Iran compromettent les efforts internationaux visant à rétablir la sécurité », indique le communiqué.

Le ministère a également déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour garantir leur sécurité.

« Les attaques continues de l’Iran signifient une nouvelle escalade », a ajouté le ministère.

L’échange de frappes intervient alors que l’administration Trump accentue la pression sur l’Iran afin de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit.

La Jordan a également condamné samedi ces attaques, les qualifiant de violation de la souveraineté des deux pays et de menace pour la sécurité et la stabilité régionales.

Le ministère des Affaires étrangères a réaffirmé la pleine solidarité de la Jordanie avec Bahreïn et le Koweït, ainsi que son soutien aux mesures prises pour protéger leur sécurité et leur intégrité territoriale. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.