Un deuxième bateau prêt à partir pour Gaza depuis Chypre

La deuxième cargaison d'aide pour Gaza est prête à partir, selon le président chypriote Le deuxième navire, contenant de l'aide alimentaire du groupe d'aide World Central Kitchen, se prépare à partir pour Gaza, au port de Larnaca, à Chypre, le 16 mars 2024. (AP)
La deuxième cargaison d'aide pour Gaza est prête à partir, selon le président chypriote Le deuxième navire, contenant de l'aide alimentaire du groupe d'aide World Central Kitchen, se prépare à partir pour Gaza, au port de Larnaca, à Chypre, le 16 mars 2024. (AP)
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Publié le Dimanche 17 mars 2024

Un deuxième bateau prêt à partir pour Gaza depuis Chypre

  • Ce bateau empruntera le couloir humanitaire maritime ouvert depuis le port chypriote de Larnaca et emprunté pour la première fois par le navire de l'ONG espagnole Open Arms
  • La communauté internationale et les ONG soulignent toutefois que ce couloir maritime et les parachutages d'aide ne peuvent se substituer aux routes terrestres

GAZA: Un deuxième bateau chargé d'aide humanitaire est prêt à partir de Chypre vers la bande de Gaza après l'arrivée vendredi de 200 tonnes de nourriture à bord du navire d'une ONG, ont indiqué samedi les autorités chypriotes.

Le porte-parole du ministère chypriote des Affaires étrangères, Theodoros Gotsis, a indiqué sur la radio publique que ce navire, baptisé "Jennifer", était prêt à partir "aujourd'hui (samedi) ou demain (dimanche)" pour la bande de Gaza.

Ce bateau empruntera le couloir humanitaire maritime ouvert depuis le port chypriote de Larnaca et emprunté pour la première fois par le navire de l'ONG espagnole Open Arms qui a remorqué une barge de 200 tonnes de nourriture fournie par l'ONG américaine World Central Kitchen.

World Central Kitchen a indiqué de son côté samedi soir que le "Jennifer" avait été chargé de "240 tonnes" de nourriture: riz, farine, huile, conserves de protéines et de légumes ainsi que des dattes, produit consommé traditionnellement pendant le ramadan.

Mais l'"horaire exact" du départ du "Jennifer" ou d'un éventuel deuxième voyage de l'Open Arms n'est pas connu "pour le moment", a nuancé l'ONG dans un communiqué, alors que "les prévisions de météo marine font état de mauvais temps entre dimanche et la fin de la semaine prochaine".

Ce couloir humanitaire maritime a été ouvert depuis Chypre, le pays de l'Union européenne le plus proche de la bande de Gaza, pour faire face à l'urgence humanitaire dans le territoire palestinien où l'ONU redoute une famine généralisée après plus de cinq mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas.

La communauté internationale et les ONG soulignent toutefois que ce couloir maritime et les parachutages d'aide ne peuvent se substituer aux routes terrestres.

"Nous avons réussi"

Le navire d'Open Arms a, lui, remis le cap sur Larnaca, où il devrait arriver dimanche, a indiqué la porte-parole de l'ONG espagnole, qui envisage de participer à d'autres missions vers Gaza.

Dans un message publié sur X, José Andrés, le fondateur de World Central Kitchen, a salué l'envoi de ce premier bateau. "Nous avons réussi! (...) C'était un test (...) Nous pouvons amener des milliers de tonnes (d'aide) chaque semaine", a-t-il assuré.

La cargaison de l'Open Arms a été déchargée via une jetée temporaire construite au sud-ouest de la ville de Gaza puis transportée par 12 camions en vue de sa distribution dans le nord de la bande de Gaza, où la situation humanitaire est particulièrement catastrophique.

Ces envois d'aide par voie maritime sont inspectés au départ de Larnaca par l'armée israélienne qui a déployé des troupes "pour sécuriser la zone" lors du déchargement de la cargaison de l'Open Arms.

S'exprimant devant la presse samedi, le président chypriote Nikos Christodoulides a indiqué avoir reçu "les appels de nombreux pays" désireux d'aider à envoyer de l'aide vers Gaza.

L'armée américaine doit par ailleurs construire une jetée et un quai à Gaza pour débarquer massivement de l'aide. Quatre navires militaires ont quitté cette semaine les Etats-Unis avec une centaine de soldats et l'équipement nécessaire.

La guerre dans la bande de Gaza a été déclenchée par l'attaque menée le 7 octobre par le Hamas dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort d'au moins 1.160 personnes, la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.

L'opération militaire israélienne lancée en représailles a fait plus de 31.500 morts dans la bande de Gaza, selon le ministère de la Santé du Hamas.

 

 


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.