Gaza: Al Jazeera dit que l'armée israélienne a brièvement arrêté un de ses reporters

Les forces d'occupation israéliennes ont attaqué Ismail Alghoul, correspondant arabe d'Al Jazeera, à Gaza alors qu'il exerçait ses fonctions journalistiques (Photo, Al Jazeera).
Les forces d'occupation israéliennes ont attaqué Ismail Alghoul, correspondant arabe d'Al Jazeera, à Gaza alors qu'il exerçait ses fonctions journalistiques (Photo, Al Jazeera).
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Publié le Mardi 19 mars 2024

Gaza: Al Jazeera dit que l'armée israélienne a brièvement arrêté un de ses reporters

  • Al Jazeera a indiqué en soirée que son reporter avait été relâché
  • En février, Al Jazeera avait accusé Israël de cibler systématiquement ses employés travaillant à Gaza

TERRITOIRES PALESTINIENS: La chaîne de télévision du Qatar Al Jazeera a accusé lundi l'armée israélienne d'avoir frappé et arrêté l'un de ses journalistes, Ismail Alghoul, durant une opération lancée par ses soldats contre le complexe hospitalier al-Chifa dans la ville de Gaza.

Al Jazeera a indiqué en soirée que son reporter avait été relâché.

"L'armée d'occupation a sévèrement frappé le journaliste d'Al Jazeera Ismail Alghoul avant de l'arrêter dans l'enceinte de l'hôpital al-Chifa", avait écrit plus tôt Al Jazeera dans un message sur X.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne n'a pas répondu dans l'immédiat.

Une source au sein d'Al Jazeera a indiqué, sous couvert d'anonymat, que cinq autres personnes avaient été également arrêtées, notamment le caméraman d'Alghoul, et qu'un char israélien avait détruit leur véhicule.

Dans un communiqué, Al Jazeera avait exigé la libération immédiate de son correspondant et des autres journalistes arrêtés avec lui.

Elle avait ajouté qu'"un véhicule de diffusion, des caméras et d'autres équipements avaient été détruits" à la suite des arrestations.

Les Etats-Unis, un proche allié d'Israël, ont dit être au courant de cet incident et avoir demandé plus d'informations au gouvernement israélien.

"De manière générale, nous disons clairement que les journalistes jouent un rôle vital et qu'aucun journaliste ne devrait être pris pour cible afin de faire taire leurs voix dans ce conflit ou dans tout autre", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Vedant Patel, aux journalistes à Washington.

Opération militaire 

L'armée israélienne a lancé lundi une opération sur le complexe hospitalier d'al-Chifa, le plus grand de la bande de Gaza, utilisé, selon elle, par "des terroristes hauts gradés" du mouvement islamiste palestinien Hamas.

Des milliers de civils fuyant les combats ont trouvé refuge dans cet hôpital. L'armée a appelé la population civile à évacuer l'établissement.

En février, Al Jazeera avait accusé Israël de cibler systématiquement ses employés travaillant à Gaza.

Selon le Comité de protection des journalistes (CPJ), une association basée à New York, au moins 95 journalistes ont été tués depuis le début de la guerre le 7 octobre entre Israël et le Hamas, dont 90 sont des Palestiniens.

Deux journalistes d'Al Jazeera ont été tués dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre, tandis que le chef du bureau de la chaîne à Gaza a été blessé.

La guerre a été déclenchée par l'attaque menée ce jour-là par le Hamas dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort d'au moins 1.160 personnes, la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.

L'opération militaire israélienne lancée en représailles a fait plus de 31.700 morts dans la bande de Gaza, majoritairement des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com