L'autorité saoudienne de la concurrence donne son feu vert à une entreprise commune pour la gestion des déchets solides à Médine

L'Autorité générale de la concurrence a approuvé la création d'une coentreprise associant ALMQR Development Co, la société d'investissement de la municipalité régionale de Médine, Akam et le groupe BEEAH (Fournie)
L'Autorité générale de la concurrence a approuvé la création d'une coentreprise associant ALMQR Development Co, la société d'investissement de la municipalité régionale de Médine, Akam et le groupe BEEAH (Fournie)
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Publié le Lundi 25 mars 2024

L'autorité saoudienne de la concurrence donne son feu vert à une entreprise commune pour la gestion des déchets solides à Médine

  • L'Autorité générale de la concurrence a agrée la création d'une coentreprise impliquant ALMQR Development Co, la branche d'investissement de la municipalité régionale de Médine, Akam et le groupe BEEAH, selon un communiqué de presse exclusif à Arab News.
  • L'entreprise vise à résoudre les problèmes de longue date en matière de contrôle et de traitement des eaux usées par une approche holistique, en mettant en œuvre des solutions innovantes sur l'ensemble de la chaîne de valeur de la gestion

RIYAD : La ville sainte de Médine verra le contrôle et le traitement des eaux usées améliorés après que l'autorité saoudienne de la concurrence ait approuvé la création d'une coentreprise pour la gestion des déchets solides.

L'Autorité générale de la concurrence a agrée la création d'une coentreprise impliquant ALMQR Development Co, la branche d'investissement de la municipalité régionale de Médine, Akam et le groupe BEEAH, selon un communiqué de presse exclusif à Arab News.

Cette entreprise est sur le point de révolutionner le paysage du secteur à Médine, ajoute le communiqué. 

"Cette décision marque un tournant dans les efforts déployés pour améliorer les pratiques de gestion des déchets en Arabie saoudite et dans la région, et souligne l'engagement de tous les acteurs concernés à relever les défis environnementaux urgents", a déclaré l'autorité dans son communiqué.

L'entreprise vise à résoudre les problèmes de longue date en matière de contrôle et de traitement des eaux usées par une approche holistique, en mettant en œuvre des solutions innovantes sur l'ensemble de la chaîne de valeur de la gestion. 

L'approbation de cette entreprise commune par la GAC fait partie d'une série plus large de décisions prises en février 2024, qui comprenaient diverses demandes de concentration économique.

Notamment, parmi 13 propositions d'acquisition et trois soumissions de collaboration, l'autorisation de l'entreprise de gestion des déchets solides souligne l'engagement des autorités réglementaires en faveur du développement durable et de la gestion de l'environnement. 

L'effort de collaboration a commencé en novembre 2023, lorsque ALMQR Development Co, s'est associé à Saudi Investment Recycling Co, également connue sous le nom de SRIC, et au groupe émirati BEEAH, pour établir une société à responsabilité limitée visant à relever les défis du contrôle des eaux usées de Médine. 

Cet accord a permis d'établir un partenariat visant à développer et à exploiter des stations de tri, des décharges publiques et d'autres infrastructures essentielles pour les opérations régionales. 

Ce partenariat souligne l'engagement du groupe BEEAH, de SRIC et d'ALMQR Development Co à encourager l'innovation et l'efficacité dans la gestion des déchets. 

L'alliance vise à améliorer la récupération des matériaux, à promouvoir l'économie circulaire et à contribuer à la propreté et à la verdure de Médine en tirant parti de l'expertise et des ressources collectives de chaque partenaire. 

"Alignée sur les objectifs du plan Vision 2030 et les objectifs de développement durable des Nations unies, la création de cette coentreprise souligne l'engagement de l'Arabie saoudite en faveur du développement durable et de la préservation de l'environnement", ajoute le communiqué de presse. 

Le partenariat vise à créer un avenir plus propre, plus sain et plus durable pour les habitants de Medinah et au-delà, en donnant la priorité aux pratiques respectueuses de l'environnement et en investissant dans des solutions de pointe. 

L'approbation de la coentreprise pour la gestion et le traitement des déchets solides par GAC représente une étape importante dans le parcours de Médine vers le développement durable.

L'accord, qui met l'accent sur l'innovation, l'efficacité et la responsabilité environnementale, devrait révolutionner les pratiques de gestion des déchets et contribuer à un avenir plus vert et plus durable pour la région. 

En janvier, le ministère de l'environnement, de l'eau et de l'agriculture d'Arabie saoudite a dévoilé un plan visant à recycler jusqu'à 95 % des déchets du pays, dans le but d'ajouter 120 milliards de SR (31,99 milliards de dollars) au produit intérieur brut, comme l'a rapporté l'agence de presse saoudienne. 

L'initiative vise également à créer plus de 100 000 emplois pour les ressortissants saoudiens dans le secteur et à recycler jusqu'à 100 millions de tonnes de déchets par an pour soutenir les efforts de durabilité.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

  

 


« Marché stratégique » : PepsiCo souligne le rôle de l’Arabie saoudite dans sa croissance mondiale

Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Djeddah. (Fourni)
Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Djeddah. (Fourni)
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  • PepsiCo considère l’Arabie saoudite comme un marché stratégique majeur, avec des investissements continus et un fort alignement sur la Vision 2030
  • L’entreprise accélère l’innovation (IA, R&D, produits sans sucre) pour répondre à l’évolution des consommateurs et renforcer sa croissance régionale

RIYAD : PepsiCo considère l’Arabie saoudite comme un marché « stratégique » offrant des opportunités croissantes d’investissement et d’innovation, alors que le Royaume demeure une cible clé pour l’entreprise.

La société affirme s’être étroitement alignée sur les objectifs à long terme du Royaume, en s’appuyant sur une présence qui s’étend sur près de sept décennies.

« Nous opérons dans le Royaume depuis presque 70 ans », a déclaré Eugene Willemsen, PDG des boissons internationales chez PepsiCo, à Arab News. « Nous avons immédiatement adopté la Vision 2030 dès son lancement et avons clairement indiqué que nous voulions en faire partie, mais aussi y contribuer activement. »

Il a souligné plusieurs domaines dans lesquels PepsiCo a élargi son rôle, notamment en renforçant l’intégration des talents saoudiens et féminins, en faisant évoluer son portefeuille de produits et en soutenant des initiatives favorisant des modes de vie plus actifs.

« Nous nous voyons comme un contributeur à la Vision 2030… et nous nous réjouissons de continuer à le faire avec l’ensemble de nos activités en Arabie saoudite », a-t-il ajouté. 

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Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Riyad. (Fourni)

L’Arabie saoudite est l’un des marchés les plus importants de PepsiCo à l’échelle mondiale, soutenu par de solides capacités locales et des partenariats de longue date.

« C’est un marché très important pour PepsiCo. C’est un marché stratégique pour nous », a déclaré Willemsen. « Nous disposons de capacités très solides et avancées en marketing, dans les domaines commerciaux et dans la chaîne d’approvisionnement, que nous pouvons exploiter à l’échelle de notre réseau international. »

Il a également mis en avant le rôle des partenaires d’embouteillage locaux, évoquant des relations « qui remontent à plusieurs décennies » et offrant des « capacités exceptionnelles » au bénéfice de l’ensemble du système PepsiCo.

L’entreprise emploie environ 9 000 personnes dans ses opérations en Arabie saoudite et a continué d’étendre sa présence locale. Parmi les investissements récents figure un nouveau centre de recherche et développement dans le quartier financier King Abdullah à Riyad, développé en collaboration avec son activité snacks.

« Il s’agit d’un investissement d’environ 30 millions de riyals saoudiens (8 millions de dollars) », a précisé Willemsen, ajoutant que ce centre vise à développer des produits adaptés aux besoins locaux et potentiellement intégrant des cultures locales, avec des applications pouvant s’étendre à l’ensemble du Moyen-Orient.

L’évolution des préférences des consommateurs influence également la stratégie de PepsiCo dans le Royaume, notamment avec une demande croissante pour des options plus saines.

« Nous avons fortement mis l’accent sur les offres sans sucre ici en Arabie saoudite, et nous avons observé un changement significatif vers le zéro sucre », a-t-il expliqué. « Les consommateurs, tous âges et profils confondus, recherchent des options permettant de réduire leur consommation de sucre. »

Parallèlement, l’hydratation est une priorité majeure, notamment en raison du climat du Royaume. Willemsen a évoqué des opportunités d’élargir les produits contenant des électrolytes, destinés aussi bien aux consommateurs actifs qu’à un usage quotidien.

PepsiCo intensifie également l’utilisation de l’intelligence artificielle dans ses opérations, de l’agriculture au développement de produits.

« Nous voulons être parmi les leaders dans l’adoption de l’IA dans le secteur des biens de consommation », a déclaré Willemsen. « L’IA permet de tester et valider des concepts beaucoup plus rapidement, de développer des produits plus vite et de les lancer plus rapidement sur le marché. »

Il a précisé que l’IA est utilisée dans les opérations agricoles mondiales de l’entreprise pour aider les agriculteurs à optimiser l’utilisation de l’eau, l’application d’engrais et les rendements.

Concernant les chaînes d’approvisionnement, Willemsen a indiqué que l’entreprise se concentre sur le renforcement de la résilience locale face à la volatilité mondiale.

« Notre objectif à travers le monde est de créer des chaînes d’approvisionnement aussi locales que possible », a-t-il déclaré. « Nous avons développé une grande résilience et agilité pour faire face à différents scénarios. »

Malgré l’incertitude mondiale, il s’est dit confiant quant aux perspectives à long terme du marché saoudien.

« Le marché saoudien est en lui-même très résilient », a-t-il affirmé. « Parce qu’il évolue rapidement, il continue d’offrir des opportunités d’innovation et de réponse aux besoins changeants des consommateurs. »

Il a ajouté : « Il existe une forte résilience intrinsèque en Arabie saoudite, ce qui nous donne confiance dans le fait que ce pays continuera à croître et à prospérer. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’euro numérique, un enjeu stratégique de souveraineté européenne

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
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  • À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines
  • Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis

PARIS: Derrière l’écrasante majorité des paiements par carte en Europe se cachent deux acteurs américains incontournables : Visa et Mastercard. Cette dépendance structurelle du système de paiement européen a récemment été mise en lumière par un épisode aux répercussions politiques et juridiques sensibles.

À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines. Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis.

Cet incident illustre les vulnérabilités de l’Europe en matière de souveraineté financière. Pour y remédier, l’Union européenne accélère ses travaux sur un projet d’euro numérique. Cette monnaie digitale, émise directement par la Banque centrale européenne, ambitionne de garantir une autonomie accrue face aux infrastructures de paiement étrangères et de se prémunir contre d’éventuelles sanctions extérieures.

Mais le projet suscite des inquiétudes au sein du secteur bancaire. Les établissements privés redoutent une migration des dépôts vers cette monnaie publique, qui pourrait réduire leurs ressources et, par conséquent, leurs revenus liés aux services bancaires.

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ?


Dispositif pour les carburants: la France «n'a pas les moyens d'amortir les crises», estime Larcher

Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
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  • "Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher
  • "Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN

PARIS: Le président LR du Sénat Gérard Larcher a estimé mercredi que la France "n'a pas les moyens d'amortir les crises" au lendemain de la présentation par le Premier ministre Sébastien Lecornu d'un "dispositif d'accompagnement" pour les "grands rouleurs" touchés par la hausse du prix du carburant.

"Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher.

"Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN.

Il a tenu Emmanuel Macron pour responsable de cette situation: "On paye le quoi qu'il en coûte, on paye un ensemble d'engagements où on n'a pas réduit la dépense publique, on n'a pas réformé l'État", a-t-il expliqué. "C'est quelque part le bilan de deux quinquennats d'Emmanuel Macron", a-t-il souligné, estimant que le chef de l'Etat a laissé la France en situation "d'hypoxie".

Sur la situation financière du pays, Gérard Larcher a précisé que le Sénat, contrôlé par une majorité de droite et du centre, présentera pour le budget 2027 "une proposition au gouvernement (...) à la fin du mois de juin".

L'exécutif a annoncé mardi une aide à trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs", et le renforcement du soutien aux pêcheurs et agriculteurs.