Toulouse: un blessé par balles dans un quartier proche du centre-ville

Centre ville de Toulouse. (AFP)
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Publié le Mercredi 06 janvier 2021

Toulouse: un blessé par balles dans un quartier proche du centre-ville

  • l aurait été la cible de tirs vers 10H30 boulevard Jean Brunhes, le ou les tireurs cagoulés ont pris la fuite à bord d'une voiture, a indiqué le procureur de Toulouse Dominique Alzéari
  • Avant cette tentative d’homicide, des règlements de comptes sur fond de trafic de stupéfiants ont fait dans la Ville rose cinq morts et plusieurs blessés en 2020

TOULOUSE : Un homme a été blessé par balles mercredi matin à Toulouse non loin du centre-ville, a-t-on appris auprès du procureur.

Il aurait été la cible de tirs vers 10H30 boulevard Jean Brunhes, le ou les tireurs cagoulés ont pris la fuite à bord d'une voiture, a indiqué le procureur de Toulouse Dominique Alzéari.

Avant cette tentative d’homicide, des règlements de comptes sur fond de trafic de stupéfiants ont fait dans la Ville rose cinq morts et plusieurs blessés en 2020, notamment dans le quartier des Izards, une cité du nord de la ville.

 


Condamnation après des tags racistes sur un centre culturel musulman en France

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin arrive au centre culturel musulman Avicenne de Rennes (Ille-et-Vilaine) où des tags anti-musulmans ont été découverts dimanche matin par des fidèles sur les murs extérieurs (Photo, AFP)
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  • «A deux jours du mois de Ramadan, les fidèles retrouvent leur mosquée taguée avec des phrases obscènes», a déploré Mohammed Zaidouni, le président du conseil régional du culte musulman
  • Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin a jugé ces inscriptions «inacceptables»

RENNES: « Les croisades reprendront », « Allah faux dieu »: des tags anti-musulmans ont été découverts dimanche matin sur les murs extérieurs d'un centre culturel islamique dans l'ouest de la France, provoquant condamnations mais aussi dénonciation d'un « climat antimusulman ».  

« A deux jours du mois de Ramadan, les fidèles retrouvent leur mosquée taguée avec des phrases obscènes », a déploré Mohammed Zaidouni, le président du conseil régional du culte musulman. « Nous sommes les enfants de la République et nous nous retrouvons avec la haine, la violence et la barbarie », a-t-il ajouté. 

Le gardien puis les fidèles ont découvert ces tags dimanche vers 06H00, lors de la prière du matin. « Non à l'islamisation », « Vive le Roy », « Mahomet prophète pédophile », « les croisades reprendront », « France éternelle », « catholicisme religion d'Etat », « Allah faux dieu », pouvait-on lire sur des photos transmises par le parquet. 

Des croix chrétiennes, le chrisme ou une fleur de lys, symbole de la royauté en France, ont été également tagués sur les murs du centre Avicenne. 

« Le parquet de Rennes (...) portera une attention toute particulière à l’enquête tendant à identifier et sanctionner le ou les auteurs de ces faits », a assuré le procureur de Rennes Philippe Astruc. 

« Les fidèles étaient choqués par de telles obscénités. C'était violent. Notre communauté musulmane est vraiment triste », a raconté M. Zaidouni, tout en appelant à « rester unis » et ne pas faire le jeu de ceux »qui cherchent à semer la zizanie en France ». 


Le devenir de l'Observatoire de la laïcité au cœur d'une âpre bataille politique

Marlène Schiappa, la ministre chargée de la Citoyenneté (Photo, AFP).
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  • Marlène Schiappa, la ministre chargée de la Citoyenneté l'a confirmé ces derniers jours devant le Sénat : le gouvernement veut faire «évoluer le portage de la laïcité»
  • Le clivage existe entre les tenants d'une limitation plus poussée de la liberté religieuse notamment du port de signes religieux comme le voile et les partisans du respect de la liberté religieuse tant qu'elle ne trouble pas l'ordre public

PARIS: La question sensible de la laïcité est à nouveau au centre d'enjeux politiques : Matignon doit trancher dans les prochaines semaines sur le devenir de l'Observatoire de la laïcité, sous le feu des critiques de certains politiques qui lui reprochent de ne pas faire assez contre l'islamisme.

Le Premier ministre l'avait laissé entendre à l'automne. Marlène Schiappa, la ministre chargée de la Citoyenneté l'a confirmé ces derniers jours devant le Sénat : le gouvernement veut faire « évoluer le portage de la laïcité ». 

Et cela ne passera « pas nécessairement par le maintien de l'Observatoire », dont le mandat du président et ex-ministre socialiste Jean-Louis Bianco vient d'expirer, a-t-elle précisé. 

Cette instance consultative installée en 2013 est chargée, sur le terrain (école, entreprises, administrations), de faire de la pédagogie sur les principes de la laïcité (neutralité de l'Etat, liberté de conscience et de religion dans le respect des lois de la République...) ou de conseiller le gouvernement à travers avis et rapports.

La ministre a plaidé pour un nouveau système, à double étage : « une instance de type ‘haut conseil à la laïcité’ » et « un renfort au niveau de l'administration ».

Depuis plusieurs années, l'Observatoire - une vingtaine d'experts et parlementaires - a été accusé par certains responsables politiques, ou des membres du Printemps républicain, mouvement proche de l'ancien Premier ministre Manuel Valls, d'être trop laxiste et de ne pas en faire assez contre l'islamisme. 

« Le problème », c'est « sa complaisance invraisemblable envers des mouvements qui (...) mettent en danger » la loi de 1905 séparant les Eglises et l'Etat, affirme ainsi l'essayiste Caroline Fourest dans Le Point vendredi.

Des accusations que l'Observatoire n'a cessé de réfuter, plusieurs acteurs de terrain venant ces derniers jours saluer son action.

 « Outil répressif »

Le clivage n'est pas nouveau, mais il ressurgit, opposant deux camps aux conceptions différentes de la laïcité à la française ; les tenants d'une limitation plus poussée de la liberté religieuse notamment du port de signes religieux comme le voile, d'un côté. Et les partisans du respect de la liberté religieuse tant qu'elle ne trouble pas l'ordre public, de l'autre.

Craignant une politisation du sujet, un collectif de 119 universitaires a mis en garde, dans une tribune dans Le Monde mercredi, contre la tendance à vouloir « élargir, sous prétexte de laïcité, le domaine d'application de la neutralité du seul Etat à la société en son entier ». 

Cela reviendrait à faire de la laïcité « un outil répressif, de contrôle et d'interdiction, en contradiction totale (...) avec la loi de 1905 », selon ces chercheurs et sociologues, dont Olivier Roy, Philippe Portier, ou encore Jean Baubérot.

Vendredi, dans Libération, un autre collectif de professeurs d'universités américaines, canadiennes ou européennes avertissent qu'avec l'éventuel non-renouvellement de l'Observatoire, « la peur prend le pas sur le respect des principes essentiels des droits humains ».

 Querelles de territoire

A quoi ressemblera ce processus de refonte de la laïcité ? A Matignon, on espère aboutir d'ici à la fin du mois. Mais la question est « complexe, source d'embarras, pour ne pas dire de division », indique une source proche du dossier.

Il y a notamment des « querelles de territoires entre plusieurs ministres », affirme une autre source préférant garder l'anonymat. D'un côté, Marlène Schiappa, qui aspire à être ‘Mme Laïcité’ et s'active en « mobilisant » des « référents laïcité » dans les départements. De l'autre, Gérald Darmanin, qui est depuis l'automne, très à l'offensive dans la lutte contre le « séparatisme » islamique. 

Et enfin Jean-Michel Blanquer, qui, entre son Conseil des sages de la laïcité (côté Education nationale), et le lancement d'un think tank sur la laïcité, « entend montrer que c'est son pré-carré », ajoute cette source.

Quelle ligne défendrait un futur haut conseil ? « Si on se contente de changer des noms, ce sera cosmétique. Il faut tout revoir de fond en comble », observe Amine El Khatmi, cofondateur du Printemps républicain. « Notamment la question des moyens, 60 000 euros (budget de fonctionnement annuel de l'Observatoire, ndlr) étant bien insuffisants ».

En attendant, Bianco et son rapporteur général Nicolas Cadène défendent leur bilan : 350 000 fonctionnaires, associatifs, ou entreprises formés en huit ans et des demandes d'intervention « qui n'ont jamais été aussi importantes ».


Notre-Dame: deux ans après l'incendie, le sprint final de sa sécurisation

Vue de l’incendie de la cathédrale de Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019 (Photo, AFP).
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  • Le chantier ne sera pas achevé le 15 avril 2024, cinq ans après l'incendie, lorsque sera célébrée une première messe dans la nef
  • Vingt-quatre mois après le sinistre toujours inexpliqué qui avait ému le monde, les dernières sécurisations sont menées tambour battant dans l'édifice gothique de 850 ans

PARIS: La sécurisation de Notre-Dame de Paris va s'achever cet été, condition nécessaire pour lancer la reconstruction « à l'identique » début 2022. Mais le chantier ne sera pas achevé le 15 avril 2024, cinq ans après l'incendie, lorsque sera célébrée une première messe dans la nef.

Vingt-quatre mois après le sinistre toujours inexpliqué qui avait ému le monde, les dernières sécurisations sont menées tambour battant dans l'édifice gothique de 850 ans, et autour du trou béant qu'a laissé la flèche en s'écroulant.   

Les appels d'offres ont été engagés et les architectes multiplient les diagnostics permettant d'établir un calendrier précis des travaux à partir de l'hiver prochain, indique l'Etablissement public chargé de la conservation et de la restauration, créé après l'incendie. 

Mille chênes débités sont en train de sécher pour reconstruire la flèche et la croisée du transept. Et deux chapelles-test ont été nettoyées, révélant les couleurs laissées par l'architecte Eugène Viollet-Le-Duc au XIXe siècle.