Londres: Enquête antiterroriste ouverte après l'agression d'un journaliste d'Iran International

Pouria Zeraati, l'animateur de l’émission « Le Dernier Mot » sur le réseau Iran International TV, a été blessé par arme blanche à plusieurs endroits de son corps. (Capture d'écran/Iran International)
Pouria Zeraati, l'animateur de l’émission « Le Dernier Mot » sur le réseau Iran International TV, a été blessé par arme blanche à plusieurs endroits de son corps. (Capture d'écran/Iran International)
Short Url
Publié le Dimanche 31 mars 2024

Londres: Enquête antiterroriste ouverte après l'agression d'un journaliste d'Iran International

  • Pouria Zeraati, animateur du programme « Le Dernier Mot », a été transporté à l'hôpital avec plusieurs blessures par arme blanche
  • L'agence de sécurité MI5 a été alertée alors que la police métropolitaine a intensifié ses patrouilles

LONDRES : Un journaliste iranien de renom a été poignardé alors qu'il quittait son domicile londonien vendredi, ont confirmé les autorités policières.

Pouria Zeraati, animateur du programme « Le Dernier Mot » sur le réseau Iran International TV, a été blessé par arme blanche à plusieurs endroits de son corps. Il a été conduit à l'hôpital où son état est stable.

La police métropolitaine de Londres a déclaré qu'elle enquêtait sur l'incident.

Un porte-parole du Commandement de lutte contre le terrorisme de la Met a déclaré qu'il dirigeait l'enquête et que le MI5 en avait été informé.

« Nous gardons l'esprit ouvert, conscients du statut professionnel de la victime et des préoccupations publiques concernant la menace pesant sur les employés de cette organisation. L'enquête est menée par le Commandement de lutte contre le terrorisme », a déclaré le chef de l'unité, Dominic Murphy, dans un communiqué dont Arab News a pris connaissance.

« Il est important de souligner qu'à ce stade précoce de notre enquête, les motifs de cette attaque restent inconnus et pourraient être multiples. Les enquêteurs explorent diverses pistes, avec pour priorité l'identification et l'arrestation de l'agresseur.

Je comprends les inquiétudes suscitées par cet incident, notamment parmi d'autres personnes exerçant des activités similaires, et celles issues des communautés iraniennes. »

« Nous maintenons une collaboration étroite avec l'organisation de la victime et, par mesure de précaution, des patrouilles supplémentaires seront déployées dans la région de Wimbledon ainsi que dans d'autres zones autour de Londres pour rassurer les personnes concernées dans les jours à venir.

Enfin, j’encourage vivement toute personne dans la région de Wimbledon qui aurait observé quelque chose d'inhabituel ou toute activité suspecte aujourd'hui à nous contacter », a ajouté Murphy.

Le régime de Téhéran avait précédemment comploté pour tuer deux présentateurs de Iran International TV, Sima Sabet et Fardad Farahzad, en novembre 2022, ce qui a contraint la police métropolitaine à assurer une protection permanente aux anciens bureaux de la chaîne dans l'ouest de Londres.

La chaîne a rapporté l'attaque contre Zeraati, indiquant : « Le régime iranien, dans un passé récent, avait tenté de nuire à Iran International et à ses journalistes pour leur couverture de l'Iran, et la plateforme qu'elle offre aux critiques et aux militants des droits de l'homme. »

Gabriel Noronha, ancien conseiller du département d'État américain sur l'Iran, a publié sur X qu'il ne s'agissait que d'une question de temps avant que les assassins iraniens ne parviennent à atteindre avec succès l'une des cibles du régime aux États-Unis ou au Royaume-Uni.

Il a souhaité à Zeraati un « prompt rétablissement » et a déclaré espérer que « le gouvernement britannique commence à prendre au sérieux les menaces du régime », l'exhortant à sanctionner les Gardiens de la révolution iraniens.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
Short Url
  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Short Url
  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Short Url
  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.