Raïssi promet une riposte après la frappe israélienne sur le consulat iranien à Damas

Le président iranien Ebrahim Raïssi lors d’une réunion du cabinet à Téhéran, en Iran, le 2 avril 2024. (Reuters)
Le président iranien Ebrahim Raïssi lors d’une réunion du cabinet à Téhéran, en Iran, le 2 avril 2024. (Reuters)
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Publié le Jeudi 04 avril 2024

Raïssi promet une riposte après la frappe israélienne sur le consulat iranien à Damas

  • Lors d’un événement organisé par le Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, Raïssi décrit la frappe de missile israélien comme «le comble de la défaite»
  • «L’attaque contre le consulat iranien ne demeurera pas sans réponse grâce à la courageuse résistance», ajoute-t-il

BEYROUTH: L’Iran s’est engagé à riposter face à l’attaque israélienne contre son consulat de Damas. 

Le président iranien, Ebrahim Raïssi, s’exprimant par vidéo lors d’un événement organisé mercredi par le Hezbollah, dans la banlieue sud de Beyrouth, a décrit la frappe de missile israélien comme «le comble de la défaite». 

Sur écran géant, lors des célébrations de la Journée de Jérusalem, le président Raïssi a ajouté: «Washington est un partenaire indéniable dans les crimes israéliens à Gaza. L’attaque contre le consulat iranien ne demeurera pas sans réponse grâce à la courageuse résistance.» 

Au cours des célébrations, des dirigeants du mouvement soutenu par l’Iran ont tenu des discours qui ont été diffusés en direct sur les chaînes de télévision affiliées à Bagdad, Beyrouth, Téhéran, Damas et Sanaa. 

Le chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a tenu les propos suivants: «Le gouvernement d’occupation est déterminé à poursuivre l’agression contre la bande de Gaza. Netanyahou et ses partisans veulent uniquement rester au pouvoir le plus longtemps possible.» 

Il ajoute: «Nous exigeons un cessez-le-feu, un retrait complet de la bande de Gaza, le retour des déplacés, l’acheminement de l’aide, la reconstruction de la bande, la levée du blocus et la conclusion d’un accord d’échange de prisonniers. 

Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, a condamné «l’agression israélienne à laquelle la Syrie est exposée», ajoutant que «la position de la Syrie en faveur de tous les mouvements de résistance demeure inchangée». 

Il poursuit: «Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est de fermeté et de nous concentrer sur les exploits réalisés grâce à l’opération Déluge d’Al-Aqsa et non sur les pertes. 

«Il y a de grands sacrifices, certes, mais il y a aussi des exploits considérables, notamment stratégiques, que nous devons expliquer au peuple à travers toutes les plates-formes qui soutiennent la voie de la résistance.» 

«L’ennemi cherche à ternir l’image des exploits historiques de la résistance en déformant les faits.» 

D’autres discours ont été prononcés par le chef du mouvement houthi du Yémen, Abdel-Malek al-Houthi ; le secrétaire général du mouvement Djihad islamique en Palestine, Ziyad al-Nakhalah ; le secrétaire général du mouvement irakien Al-Noujaba, cheikh Akram al-Kaabi ; et Hadi al-Amiri, chef de l’organisation Badr et de l’alliance du Fatah en Irak. 

Pendant ce temps, la branche libanaise du mouvement Djihad islamique a fait part de l’assassinat de l’un de ses membres, Mohammed Abdelaziz al-Rantisi, 32 ans, au Liban-Sud. 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.