Jessica Chastain arbore un look Elie Saab lors de la remise des Breakthrough Awards à Los Angeles

L'actrice et productrice américaine Jessica Chastain rayonnante dans une combinaison violette du créateur libanais Elie Saab. (Getty Images)
L'actrice et productrice américaine Jessica Chastain rayonnante dans une combinaison violette du créateur libanais Elie Saab. (Getty Images)
Short Url
Publié le Lundi 15 avril 2024

Jessica Chastain arbore un look Elie Saab lors de la remise des Breakthrough Awards à Los Angeles

  • L'événement a également accueilli d'autres invités célèbres, comme les actrices Zoe Saldana et Margot Robbie, la réalisatrice Olivia Wilde et l'actrice oscarisée Michelle Yeoh, parmi d'autres
  • Le scientifique franco-québécois Michel Sadelain a été récompensé par un Oscar des sciences pour ses recherches sur la modification génétique des cellules immunitaires pour lutter contre le cancer

DUBAÏ: Lors de la cérémonie annuelle du prix Breakthrough au musée de l'Académie des arts et des sciences du cinéma à Los Angeles, l'actrice et productrice américaine Jessica Chastain a rayonné dans une combinaison violette du créateur libanais Elie Saab.

Habituée à arborer les créations de stylistes arabes tels que Zuhair Murad, entre autres, Chastain a foulé le tapis rouge en choisissant cette combinaison pailletée au décolleté plongeant et au pantalon évasé. La styliste des célébrités Elizabeth Stewart a ajouté la touche finale à cette tenue avec un collier remarquable de la marque de joaillerie Damiani.

chastain
L'actrice et productrice américaine Jessica Chastain rayonnante dans une combinaison violette du créateur libanais Elie Saab. (Getty Images)

Le scientifique franco-québécois Michel Sadelain a été récompensé par un Oscar des sciences pour ses recherches sur la modification génétique des cellules immunitaires pour lutter contre le cancer, a rapporté l'AFP.

Cette distinction, décernée lors d'une cérémonie prestigieuse à laquelle ont assisté des personnalités telles qu'Elon Musk, Bill Gates, ainsi que des célébrités comme Chastain, Robert Downey Jr. et Bradley Cooper, récompense le travail remarquable de Sadelain. Grâce à ses recherches, il a contribué au développement d'une nouvelle thérapie, appelée «CAR-T», qui s'est révélée particulièrement efficace contre certains cancers du sang.

«Ce prix est une reconnaissance extraordinaire», a déclaré Sadelain à l'AFP sur le tapis rouge du musée des Oscars. «C'est d'autant plus un honneur que… mes collègues scientifiques m'ont dit pendant longtemps que cela ne marcherait jamais.»

chastain
Les lauréats, le Dr Michel Sadelain, à droite, et le Dr Carl H. June, acceptent les prix sur scène lors de la 10e cérémonie de remise du prix Breakthrough. (Getty Images)

«Le plus grand honneur, cependant, est de voir des patients... qui n'avaient plus aucune chance et qui nous remercient, car ils sont encore en vie aujourd'hui grâce aux cellules CAR-T», a ajouté Sadelain.

Depuis son lancement en 2010, le prix Breakthrough récompense «les esprits les plus brillants du monde» dans des domaines tels que les sciences de la vie, la physique fondamentale et les mathématiques, se positionnant comme la réponse soutenue par la Silicon Valley aux prix Nobel.

Surnommés les «Oscars de la Science», les prix Breakthrough ont été fondés par des personnalités telles que Sergey Brin, Priscilla Chan et Mark Zuckerberg.

Michel Sadelain partagera la récompense de trois millions de dollars (1 dollar = 0,94 euro) avec l'immunologiste américain Carl June, qui a également réalisé des recherches révolutionnaires dans le domaine, de manière indépendante de son colauréat.

Sadelain a étudié la médecine à Paris, puis s’est spécialisé en immunologie au Canada, avant de poursuivre des recherches postdoctorales au Massachusetts Institute of Technology en 1989.

L'événement a également accueilli d'autres invités célèbres, comme les actrices Zoe Saldana et Margot Robbie, la réalisatrice Olivia Wilde et l'actrice oscarisée Michelle Yeoh, parmi d'autres.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Cinéma: «Un p'tit truc en plus» devient le plus gros succès de l'année dans les salles françaises

Le chemin de l'intégration reste encore long. Lors de la montée des marches, Artus a dû porter l'un de ses comédiens, Sofian Ribes, qui se déplace au fauteuil roulant. (Photo, AFP)
Le chemin de l'intégration reste encore long. Lors de la montée des marches, Artus a dû porter l'un de ses comédiens, Sofian Ribes, qui se déplace au fauteuil roulant. (Photo, AFP)
Short Url
  • Le raz-de-marée observé depuis le 1er mai s'est poursuivi ces sept derniers jours, avec 1,1 million d'entrées supplémentaires
  • Cette comédie tendre, qui prend le parti de rire avec les personnes handicapées et non à leurs dépens, devance ainsi la super-production de Denis Villeneuve, (4,1 millions d'entrées)

PARIS: "Un p'tit truc en plus" que n'ont pas les blockbusters: porté par des acteurs en situation de handicap, le premier film d'Artus a attiré 4,5 millions de spectateurs en moins d'un mois à l'affiche, devenant le plus gros succès de l'année en salles devant "Dune, deuxième partie".

Le raz-de-marée observé depuis le 1er mai s'est poursuivi ces sept derniers jours, avec 1,1 million d'entrées supplémentaires, selon les chiffres diffusés par CBO Box-Office mercredi.

Cette comédie tendre, qui prend le parti de rire avec les personnes handicapées et non à leurs dépens, devance ainsi la super-production de Denis Villeneuve, (4,1 millions d'entrées) et la suite des aventures de Po dans "Kung Fu Panda 4" (2,3 millions) au sommet du box-office 2024.

Autre exploit, elle talonne désormais "Astérix et Obélix: l'empire du milieu" de Guillaume Canet, plus gros succès tricolore en salles depuis la crise sanitaire, qui avait attiré 4,6 millions de spectateurs en 2023 avec un budget bien supérieur.

De quoi prolonger le "rêve éveillé" d'Artus et sa bande, une semaine après leur montée des marches au Festival de Cannes pour ce film, qui avait d'emblée créé la surprise en signant le meilleur démarrage de l'année, porté par ses performances en région et un lancement opportun un jour férié.

Père et fils à l'écran, Clovis Cornillac et Artus y incarnent deux petits malfrats qui se cachent au milieu d'une colonie de vacances pour jeunes porteurs d'un handicap mental, afin d'échapper à la police. Artus se fait passer pour un pensionnaire et Clovis Cornillac pour son éducateur spécialisé.

Une dizaine de comédiens amateurs en situation de handicap y donnent la réplique au casting de professionnels, complété entre autres par Alice Belaïdi, apportant ce "p'tit truc en plus" qui avait pourtant rebuté certains producteurs frileux, selon Artus.

Ses scores au box-office sonnent comme une revanche pour cette figure de l'humour -- Victor-Artus Solaro de son vrai nom --, qui ne pouvait rêver mieux pour son tout premier long-métrage derrière la caméra, à 36 ans.

Petite "pierre"

"Dans cette époque un peu anxiogène, c'est un film qui fait du bien" et qui permet de découvrir "une population qu'on ne voit pas souvent", avait estimé le réalisateur pour expliquer cette ruée dans les salles obscures.

Son succès rappelle celui du drame "Le Huitième jour" (1996), porté par Daniel Auteuil et l'acteur trisomique Pascal Duquenne, et s'inscrit dans la lignée des cartons d'"Intouchables" (2011), avec Omar Sy et François Cluzet, et de "La famille Bélier" (2014), avec la chanteuse Louane.

Les associations oeuvrant pour les personnes en situation de handicap ont également bien accueilli cette comédie, estimant qu'elle représente une petite "pierre" bienvenue pour essayer d'améliorer la situation des principaux concernés.

En marge du Festival de Cannes, des personnalités du cinéma (Léa Drucker, Alexandra Lamy ou encore Eric Toledano et Olivier Nakache) ont signé une tribune, sur le site de Libération, pour une "réforme du statut des intermittents du spectacle, en direction des artistes handicapés" au cinéma et à la télé.

Mais le chemin de l'intégration reste encore long. Lors de la montée des marches, Artus a dû porter l'un de ses comédiens, Sofian Ribes, qui se déplace au fauteuil roulant.

"Cela n'est plus acceptable de voir ce genre d'images, c'est une atteinte à la dignité de la personne, que de devoir se faire porter jusqu'en haut", avait commenté par la suite la ministre déléguée chargée des personnes handicapées, Fadila Khattabi, dans le journal Nice-Matin.

"L'année prochaine, les marches devront être accessibles aux personnes en situation de handicap. Ça n'est pas à elles de s'adapter à la société, c'est à la société tout entière de s'adapter à elles", avait-elle insisté.

 


À Paris, le meilleur de la BD mondiale au cœur d'une exposition événement

Un visiteur regarde une exposition de bandes dessinées originales de Corto Maltese illustrées par Hugo Pratt et écrites par Juan Díaz Canales lors de l'exposition «La BD à tous les étages» au Centre Pompidou à Paris le 28 mai 2024. (AFP)
Un visiteur regarde une exposition de bandes dessinées originales de Corto Maltese illustrées par Hugo Pratt et écrites par Juan Díaz Canales lors de l'exposition «La BD à tous les étages» au Centre Pompidou à Paris le 28 mai 2024. (AFP)
Short Url
  • Plus de 750 planches originales, dessins de couverture, carnets et entretiens inédits rassemblant 130 artistes, dont un quart d'autrices, sont présentés
  • L'exposition débute par le tournant des années 1960, marqué par l'avènement de la contre-culture

PARIS: Des centaines de planches originales de bandes dessinées venues d'Europe, des États-Unis et du Japon, dialoguant avec des créations numériques et des chefs-d'œuvre de la peinture contemporaine, ont investi le Centre Pompidou à Paris pour une grande exposition qui débute mercredi.

Cette "célébration exceptionnelle du 9e art" s'ouvre par une première exposition intitulée "Bande dessinée, 1964-2024". Inédite par son ampleur et la rareté de ses prêts, elle a été conçue et réalisée en partenariat avec le Fonds Hélène et Édouard Leclerc, indiquent les commissaires d'exposition, Emmanuèle Payen et Anne Lemonnier.

Plus de 750 planches originales, dessins de couverture, carnets et entretiens inédits rassemblant 130 artistes, dont un quart d'autrices, sont présentés. Ainsi sont retracés 60 ans d'histoire de la bande dessinée dans ses trois principaux foyers d'expression: la création européenne, les mangas asiatiques et les comics américains.

Une scénographie originale traverse 12 salles thématiques. Des cimaises suspendues dans le vide croisent des écrans géants, diffusant des films et des œuvres numériques créées en direct sur tablette (Zeina Abirached, Pénélope Bagieu, Martin Panchaud...), ainsi que des créations murales inédites de Blutch et Chris Ware.

L'exposition débute par le tournant des années 1960, marqué par l'avènement de la contre-culture. "On bascule alors d'une BD plutôt enfantine avec Tintin, Spirou, à des œuvres destinées à un public adulte avec Pilote et l'irrévérencieux Hara Kiri, en France, ou le mensuel d'avant-garde Garo, au Japon, qui aborde des thèmes plus intimes sur l'autobiographie", explique à l'AFP Lucas Hureau, conseiller scientifique avec Thierry Groensteen, historien de la BD et ancien directeur du musée de la BD à la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image à Angoulême.

Doraemon 

Suivent "les comics underground américains et, en 1964, l'album +Barbarella+ de Jean-Claude Forest qui bouleverse les codes de la BD, puis, au début des années 70, l'intervention du collectif +Bazooka+ dans le quotidien Libération avec un regard moderne. Humour, autobiographie, science-fiction, aventure... tous les codes qui conduisent à la BD d'aujourd'hui sont là", ajoute M. Hureau.

Parmi les pépites, des planches originales du manga Doraemon -célèbre chat venu du futur- de Fujiko F. Fujio, en couleur, sont exposées pour la première fois en France. Ou celles de Calvin et Hobbes, bande dessinée américaine écrite et illustrée par Bill Watterson, qui met en scène les aventures d'un enfant imaginatif de six ans et de son tigre en peluche sarcastique.

Autre trésor, selon le spécialiste: l'album "La Fillette de l'enfer" d'Hideshi Hino, presque complet, est lui aussi exposé, ainsi que des chefs-d'œuvre du manga d'horreur ou des planches insolites de Lorenzo Mattotti inspirées par Bob Dylan.

Au fil des salles, des rencontres se créent autour du rêve (Killoffer), du rire (André Franquin, Gotlib, Claire Brétécher, Catherine Meurisse), de l'anticipation (Osamu Tezuka, Philippe Druillet, Moebius), du récit intime (Edmond Baudoin, Alison Bechtel, Ulli Lust) ou du récit mémoriel (Emmanuel Guibert, Marjane Satrapi).

Corto Maltese 

Six monographies de maîtres historiques de la BD, dont Hergé, dialoguent également avec les collections permanentes du musée d'art moderne, tandis que des auteurs contemporains exposent leurs planches en résonance avec Magritte, Rothko, Picabia ou Van Doesburg.

La bibliothèque publique d'information (BPI) rend hommage aux aventures romanesques du héros Corto Maltese d'Hugo Pratt. La galerie des enfants accueille, elle, une installation immersive de l'autrice et illustratrice Marion Fayolle autour du campement nomade.

Enfin, la revue Lagon, fondée et éditée par un collectif qui présente depuis dix ans la création la plus expérimentale de la bande dessinée, investit le sous-sol avec les séries complètes de BD de 25 artistes émergents.

En parallèle, le Centre Pompidou programme une série de concerts, discussions, conférences, performances et ateliers jusqu'au 7 juillet, avec, le premier week-end, des invités comme l'Américain Art Spiegelman ("Maus") ou la Libanaise Zeina Abirached.


Un nouveau festival de cinéma à Londres pour «revendiquer et célébrer l'identité musulmane»

Inshallah a Boy du réalisateur jordanien Amjad al-Rachid sera projeté au Festival international du film musulman de Londres (Photo, Fournie).
Inshallah a Boy du réalisateur jordanien Amjad al-Rachid sera projeté au Festival international du film musulman de Londres (Photo, Fournie).
Short Url
  • L'événement présente des récits de cinéastes musulmans ainsi que des productions inspirées par la culture et la foi musulmanes
  • «Nous avons veillé à ce que les films correspondent à notre foi et à notre éthique, en évitant la violence gratuite, la nudité et les sujets sexuels explicites»

LONDRES: Un nouveau festival de cinéma au Royaume-Uni se donne pour mission d'explorer les expériences musulmanes à travers le cinéma.

La 1re édition du Festival international du film musulman commencera le 30 mai à Leicester Square, à Londres.

L'événement de quatre jours met en avant des récits de cinéastes musulmans internationaux ainsi que des productions inspirées par la culture et la foi musulmanes.

«L’idée du festival est de revendiquer et de célébrer notre identité. Pendant très longtemps, être musulman n’était pas quelque chose dont nous pouvions nous enorgueillir», déclare Sajid Varda, directeur du festival, à Arab News.

«Nous avons dû dissimuler notre identité et le récit entourant notre foi et nos identités a souvent été contrôlé par d'autres», ajoute-t-il.

«Une frustration persistante a toujours prévalu quant à la manière de changer ces perceptions et de renouer avec des publics et des communautés plus larges. Nous voulons leur donner un aperçu de nos vies et de nos expériences, tout en valorisant le talent cinématographique de notre communauté créative et ses contributions au monde du cinéma.»

L'événement commencera avec la première londonienne de Hounds (Les Meutes) du réalisateur marocain Kamal Lazraq. Le film raconte l'histoire d'un père et de son fils dans la banlieue de Casablanca, qui tentent de joindre les deux bouts en commettant de petits délits pour le compte d'un gang local, jusqu'à ce qu'un enlèvement tourne au cauchemar.

D'autres films salués par la critique se déroulent au Royaume-Uni, en France, en Turquie, en Tunisie, en Jordanie, en Iran et au Soudan.

Le festival comprendra également des séances de questions-réponses et des événements de réseautage en partenariat avec la British Film Commission, Netflix et la BBC.

Les organisateurs ont fait en sorte que le festival soit aussi accessible que possible à un public plus large, déclare M. Varda.

«Nous avons veillé à ce que les films correspondent à notre foi et à notre éthique, en évitant la violence gratuite, la nudité et les sujets sexuels explicites. Ainsi, le contenu demeure accessible à tous, non seulement aux musulmans, mais aussi aux personnes d’autres confessions et croyances susceptibles d’être sensibles à ces questions.»

«Les prix de nos billets sont nettement plus abordables que ceux d'autres festivals. Nous avons également offert de nombreux billets à diverses organisations et accordé des réductions aux étudiants ainsi qu’aux personnes faisant face à des difficultés financières», ajoute-t-il.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com