Les autorités saoudiennes soulignent leurs engagements touristiques lors de la Semaine des Nations Unies pour le développement durable à New York

Al-Khateeb a déclaré que grâce à cet important événement de l’ONU, il espère que le Royaume pourra transmettre un message au monde sur la nécessité de préserver l’environnement. (SPA)
Al-Khateeb a déclaré que grâce à cet important événement de l’ONU, il espère que le Royaume pourra transmettre un message au monde sur la nécessité de préserver l’environnement. (SPA)
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Publié le Mercredi 17 avril 2024

Les autorités saoudiennes soulignent leurs engagements touristiques lors de la Semaine des Nations Unies pour le développement durable à New York

  • Le ministre du Tourisme espère que le Royaume pourra aider à transformer le secteur en une industrie respectueuse de l’environnement qui soutient les communautés et les pays
  • L’Arabie saoudite est en tête de liste du tourisme mondial des Nations Unies en 2023 en termes de croissance du nombre de visiteurs internationaux parmi les principales destinations touristiques

NEW YORK : Le ministre saoudien du Tourisme a réitéré mardi l’engagement du Royaume en faveur du développement durable du secteur du voyage.

Ahmed Al-Khateeb a déclaré que sous la direction du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane, l’Arabie saoudite est devenue l’une des destinations de voyage mondiales les plus prometteuses et les plus attrayantes.

Il s’exprimait au début d’un événement au siège de l’ONU à New York qui vise à encourager une approche concertée pour améliorer la résilience du secteur au plus haut niveau et maximiser sa contribution à la durabilité.

L’événement, qui se déroule pendant la Semaine de la durabilité des Nations Unies, a été convoqué par le président de la 78e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, Dennis Francis, en coopération avec ONU Tourisme.

 

Dans le but de faire du tourisme sa deuxième source de revenus d’ici 2030 dans le cadre de l’initiative de diversification économique de l’Arabie saoudite, le Royaume prend des mesures audacieuses pour mettre en valeur son histoire, ses paysages et sa diversité culturelle. (SPA- Fournie)
Dans le but de faire du tourisme sa deuxième source de revenus d’ici 2030 dans le cadre de l’initiative de diversification économique de l’Arabie saoudite, le Royaume prend des mesures audacieuses pour mettre en valeur son histoire, ses paysages et sa diversité culturelle. (SPA- Fournie)

Al-Khateed a souligné les efforts du Royaume pour traiter les impacts environnementaux du secteur des voyages et du tourisme, et a noté que ces efforts avaient contribué à la création, avec le soutien saoudien, du World Travel and Tourism Council et du World Center for Sustainable Tourism.

Au cours des deux dernières années, l’Arabie saoudite a cherché, dans son rôle de président du conseil exécutif de l’ONU Tourisme, à améliorer la représentation du secteur du voyage et du tourisme dans les forums internationaux, a déclaré Al-Khateeb.

Cela a permis à ONU Tourisme et au Royaume de coopérer sur un ensemble d’initiatives pour aider à atteindre cet objectif, y compris un prix du meilleur village touristique, une initiative Tourism Opens Minds et un groupe de travail pour réinventer l’avenir du tourisme, a ajouté Al-Khateeb. Il a également noté les efforts de son pays pour s’assurer que le secteur du tourisme soit correctement représenté à l’ordre du jour de la Semaine des Nations Unies pour la durabilité. 

L’Arabie saoudite est en tête de liste du tourisme mondial des Nations Unies en 2023 en termes de croissance du nombre de visiteurs internationaux parmi les principales destinations touristiques. Il est également en tête de liste des pays du G20 en termes de nombre de touristes internationaux, accueillant plus de 27 millions l’année dernière, a déclaré Al-Khateeb. Il a ajouté que les autorités du Royaume élaborent des plans et des stratégies pour attirer plus de 70 millions de touristes internationaux par an d’ici 2030.

D’ici là, a-t-il dit, le Royaume vise à réduire les émissions de dioxyde de carbone de plus de 278 millions de tonnes par an, à désigner 30 pour cent du territoire terrestre et marin comme zones protégées et à planter plus de 600 millions d’arbres.

« Le Royaume a pris des mesures importantes pour lancer le Centre mondial du tourisme durable, dans le but d’accélérer la transition du secteur des voyages et du tourisme vers la neutralité climatique, de protéger la nature et d’autonomiser les communautés du monde entier », a déclaré Al-Khateeb.

Il a également souligné les grands projets saoudiens tels que le développement de villes intelligentes NEOM et le projet de tourisme de la mer Rouge qui visent à s’assurer qu’ils ont des effets positifs sur le climat, l’environnement et les communautés locales.

Il a également exprimé l’aspiration du Royaume à ce que tous les pays fassent des efforts concertés, et soient ouverts à la coopération, pour atteindre l’objectif de développement durable dans le secteur mondial des voyages et du tourisme.

Al-Khateeb a déclaré que grâce à cet important événement de l’ONU, il espère que le Royaume pourra diffuser un message au monde sur la nécessité de préserver l’environnement, et peut aider à diriger et à soutenir la transformation du tourisme en une industrie respectueuse de l’environnement qui soutient les communautés et les pays du monde entier.

La Semaine de la durabilité de l’ONU a commencé lundi au siège de l’ONU à New York et se poursuit jusqu’à vendredi.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 

 

 

 


Le verrier Arc demande son placement en redressement judiciaire

 Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché. (AFP)
Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché. (AFP)
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  • Ce groupe bicentenaire, qui emploie encore 3.500 salariés à Arques (Pas-de-Calais), où sont basés sa principale usine et son siège social, a bénéficié par le passé de nombreux plans de refinancement soutenus par l'État, le dernier il y a un an
  • Le tribunal de commerce de Lille Métropole doit statuer mercredi sur sa demande de placement en redressement judiciaire, précise le groupe dans un communiqué

LILLE: Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché.

Ce groupe bicentenaire, qui emploie encore 3.500 salariés à Arques (Pas-de-Calais), où sont basés sa principale usine et son siège social, a bénéficié par le passé de nombreux plans de refinancement soutenus par l'État, le dernier il y a un an.

Le tribunal de commerce de Lille Métropole doit statuer mercredi sur sa demande de placement en redressement judiciaire, précise le groupe dans un communiqué.

Cette procédure est "le seul cadre légal et possible pour permettre à Arc de s'adapter durablement à un environnement de marché profondément dégradé", estime le directeur général d'Arc France Nick Hodler, cité dans le communiqué.

Malgré un énième plan de refinancement et de relance validé en avril dernier par la justice, "notre modèle doit encore se transformer en profondeur (...), en revoyant notre schéma industriel et donc en réduisant nos effectifs", prévient M. Hodler.

"Il y a plusieurs centaines d'emplois qui sont clairement en jeu, ça pourrait être de l'ordre de 500 personnes", craint Frédéric Specque, délégué syndical central CGT chez Arc France interrogé par l'AFP.

Une offre de reprise 

L'environnement de marché pour Arc est très difficile, confirme ce syndicaliste, entre "la baisse de la consommation et la baisse du pouvoir d'achat" et la concurrence, déloyale selon lui, des produits importés d'Asie.

"Les contraintes économiques, elles sont là: on est envahis de produits chinois qui copient les nôtres sans la qualité, mais qui sont quatre à cinq fois moins chers. Donc tant qu'on aura ça, on peut faire tous les plans qu'on veut, on sera toujours trop chers", regrette M. Specque.

"On ferait mieux de faire pression sur le gouvernement et l'Europe pour qu'ils mettent enfin des protections aux frontières et qu'on arrête de faire entrer de la camelote qui vient de Chine ou d'ailleurs", ajoute-t-il.

Timothée Durand, membre d'une famille de propriétaires historiques d'Arc où il a passé la majeure partie de sa carrière jusqu'en 2024, va présenter un projet de reprise de la société, précise l'entreprise dans son communiqué, qualifiant cette offre de "sérieuse" et "réaliste".

"L'État sera attentif aux conséquences humaines et sociales" de cette nouvelle procédure pour Arc, "dans la continuité du soutien apporté par l'État à ce groupe depuis plusieurs années", a réagi le ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin dans une déclaration transmise à l'AFP.

M. Martin compte rencontrer jeudi Timothée Durand, a-t-il précisé, tout en soulignant que "l'Etat examinera avec sérieux" toutes les autres offres de reprise susceptibles de venir par la suite.

Fondé en 1825, Arc produit notamment des ustensiles pour la table (verres et assiettes) sous ses marques Arcoroc, Luminarc, Cristal d'Arques Paris et Chef&Sommelier, mais aussi des produits d'entrée de gamme pour le géant suédois de l'ameublement Ikea.

Mais le groupe fait face à des difficultés chroniques depuis les années 2000: en 20 ans, ses effectifs à Arques ont été presque divisés par trois.

Ces dernières années, Arc a été durement touché par la pandémie de Covid-19, la flambée des coûts de l'énergie et l'inflation, qui ont érodé ses ventes, et a aussi souffert des inondations historiques dans le Pas-de-Calais en 2023-24.

Dans un énième sauvetage en avril, un plan de refinancement de 42 millions d'euros avait été validé par la justice, avec l'arrivée notamment de deux nouveaux actionnaires minoritaires.

En parallèle, l'État avait accordé à Arc un nouveau prêt de 30 millions d'euros et renoncé à une partie de ses anciennes créances, alors qu'il avait déjà prêté plus de 138 millions d'euros au groupe entre 2020 et 2023.


France : la confiance des ménages «légèrement à la hausse» en décembre, selon l'Insee

La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
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  • L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025
  • Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne

PARIS: La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee.

L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025.

Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne.

L'Insee établit cet indicateur à partir de questions divisées en deux grandes catégories: l'une portant sur la situation personnelle des ménages, l'autre sur leur perception de l'évolution économique en général.

En décembre, la part de ménages considérant qu'il est opportun d'épargner atteint un nouveau maximum historique.

Ainsi, le solde d'opinion sur ce thème atteint 46, une hausse d'un point par rapport à novembre, alors que la moyenne est à 19. Or la France connaît déjà un taux d'épargne très élevé, à plus de 18% du revenu disponible, autant d'argent qui n'alimente pas la consommation, premier poste de la croissance.

En revanche, les ménages ne sont pas très optimistes sur leur capacité à épargner, actuellement et à l'avenir : ces deux thèmes perdent deux points, à 19 et 14.

En décembre, l'opinion des ménages concernant leur situation financière personnelle future s'est dégradée légèrement (-14 après -13 en novembre, pour une moyenne de -7).

Cependant, la proportion de ménages jugeant opportun, dans la situation économique actuelle, de faire des achats importants rebondit, le solde d'opinion gagnant trois points à -27 tout en restant bien inférieur à la moyenne (-16).

Leur opinion sur le niveau de vie récent en France a rebondi en décembre (hausse de quatre points à -70), indique l'Institut national de la statistique, mais elle se dégrade d'un point sur le niveau de vie à venir, à -57.

Les ménages pensant que les prix ont fortement augmenté au cours des douze derniers mois sont plus nombreux : le solde d'opinion sur cette question gagne cinq points à -3, pour une moyenne de -12.

La part de ménages pensant que les prix vont accélérer cette année augmente d'un point, là aussi au-dessus de sa moyenne (respectivement -30 et -32).

En revanche, les craintes sur l'évolution du chômage baissent encore : le solde correspondant perd deux points à 45, tout en demeurant supérieur à sa moyenne de 33.


Câbles industriels: Nexans annonce un «réaménagement du calendrier» du mégaprojet à Chypre

Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
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  • Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire"
  • Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen

PARIS: Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe.

"Un réaménagement du calendrier d'activités est actuellement à l'étude avec le client" concernant ce projet, le Great Sea Interconnector (GSI), a déclaré Nexans dans un communiqué, soulignant travailler "en étroite collaboration avec son client afin d'examiner les différentes options en vue de l'élaboration d'un calendrier d'exécution ajusté".

Le groupe assure qu'il "exécute le projet conformément à ses obligations contractuelles et en ligne avec les étapes définies depuis 2023".

Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire" qui doit relier Israël, Chypre et l'Union européenne.

Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen.

Nexans indique que "ces ajustements affectent la date de livraison du projet" sans apporter plus de précisions, et qu'il reste "pleinement engagé dans l'exécution de ce projet aux côtés de son client".

Ces changements, en revanche, n'ont "pas d'impact sur la guidance 2028 de Nexans, grâce à la solidité du carnet de commandes du groupe et à la mise en œuvre proactive d'actions visant à compenser tout impact potentiel dès 2026".

Nexans communiquera ses prévisions 2026 lors de la publication de ses résultats annuels 2025, le 19 février.

Nexans, 2e mondial de son secteur derrière l'italien Prysmian, compte 28.500 collaborateurs dans 41 pays. Le groupe s'est depuis quelques années recentré sur le transport d'électricité et l'électrification (raccordement des champs éoliens offshore aux réseaux électriques, rénovation et développement des réseaux de transport d'électricité dans de nombreux pays...).