Australie: le centre commercial rouvre ses portes, cinq jours après l'attaque au couteau

Le centre commercial de Sydney où six personnes ont été tuées lors d'une attaque à l'arme blanche a rouvert ses portes jeudi, des visiteurs attristés passant devant les rangées de boutiques encore fermées pour rendre hommage aux victimes. (AFP)
Le centre commercial de Sydney où six personnes ont été tuées lors d'une attaque à l'arme blanche a rouvert ses portes jeudi, des visiteurs attristés passant devant les rangées de boutiques encore fermées pour rendre hommage aux victimes. (AFP)
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Publié le Jeudi 18 avril 2024

Australie: le centre commercial rouvre ses portes, cinq jours après l'attaque au couteau

  • Les magasins rouvriront normalement vendredi, près d'une semaine après qu'un homme de 40 ans a mené une attaque meurtrière dans le vaste complexe commercial
  • Tout au long de la semaine, de nombreuses personnes ont déposé des fleurs devant le centre commercial, généralement bondé de familles venues faire leurs courses

SYDNEY: Le centre commercial de Sydney où six personnes ont été tuées lors d'une attaque à l'arme blanche a rouvert ses portes jeudi, des visiteurs attristés passant devant les rangées de boutiques encore fermées pour rendre hommage aux victimes.

Les magasins rouvriront normalement vendredi, près d'une semaine après qu'un homme de 40 ans a mené une attaque meurtrière dans le vaste complexe commercial Westfield Bondi Junction.

Mais la réouverture partielle de jeudi a été présentée comme une occasion pour les habitants de Sydney choqués de se recueillir.

Cela permet d'exprimer notre solidarité, nos condoléances et de "tourner la page sur ce qui a été une période très difficile" pour la ville, a déclaré le chef du gouvernement de la Nouvelle-Galles du Sud, Chris Minns.

Il s'agit, selon lui, d'un "premier pas vers la guérison".

Attaque dans une église de Sydney: l'évêque dit pardonner à son agresseur

Un évêque de Sydney attaqué par un jeune homme armé d'un couteau lors d'un sermon a déclaré qu'il se rétablissait et qu'il pardonnait à son agresseur, dans une vidéo publiée jeudi.

"Je pardonne à celui qui a commis cet acte et je lui dis: +Tu es mon fils+", a dit Mar Mari Emmanuel, évêque d'une église assyrienne, une branche des chrétiens d'Orient. "Je t'aime et je prierai toujours pour toi. Et celui qui t'a envoyé faire cela, je le lui pardonne aussi", a-t-il poursuivi.

L'évêque a été poignardé à la tête et à la poitrine lundi soir pendant un sermon dans une église de la banlieue de Sydney par un jeune homme de 16 ans. Le religieux et plusieurs autres personnes ont été hospitalisés sans que leur vie soit en danger, et le jeune assaillant a été arrêté.

"Je vais bien, je me remets très vite", a indiqué l'évêque de l'église de Wakeley dans une vidéo sur YouTube, où l'on entend un enregistrement de sa voix accompagnée d'une photo de lui en habits sacerdotaux. "Il n'y a pas lieu de s'inquiéter", a-t-il ajouté.

Le quartier est connu pour accueillir des membres de la petite communauté chrétienne assyrienne ayant fui les persécutions et la guerre en Irak et en Syrie.

Le religieux, dont les sermons retransmis sur internet étaient très suivis, a acquis sa notoriété en critiquant notamment les vaccins contre le Covid-19 et les confinements pendant la pandémie, et défendait la primauté de sa foi sur d'autres religions.

L'adolescent a été transféré dans un hôpital de Sydney après l'attaque, où il devrait rester plusieurs jours, selon les autorités.

L'évêque a appelé au calme après des émeutes à l'extérieur de l'église lundi soir.

Des centaines de fidèles et de membres de la communauté se sont précipités vers l'église après l'attaque. Certains ont lancé des pierres et d'autres projectiles, faisant une trentaine de blessés dont des policiers.

Jamal Rifi, un médecin de Sydney, en contact avec la famille de l'adolescent, a déclaré à l'AFP que celle-ci était "en état de choc" et "incrédule face à l'acte horrible commis par leur fils". La mère du garçon a déclaré à M. Rifi que son fils avait des problèmes de santé mentale.

Tout au long de la semaine, de nombreuses personnes ont déposé des fleurs devant le centre commercial, généralement bondé de familles venues faire leurs courses.

Mais jeudi, la foule est considérablement réduite.

Les écrans numériques qui affichaient autrefois des publicités tape-à-l'œil et des plans pour aider les clients à s'orienter dans le complexe labyrinthique ont été remplacés par des rubans noirs pixellisés sur un fond blanc uni.

Dans un hall, des couronnes de fleurs blanches encadrent un message de commémoration et une table blanche toute simple sur laquelle se trouvait des bouquets et un livre pour permettre aux visiteurs de laisser quelques mots.

L'Australie veut accorder la citoyenneté au vigile pakistanais de l'attaque dans un centre commercial

Le vigile pakistanais qui a été blessé samedi lors de l'attaque au couteau perpétrée dans un centre commercial de Sydney pourrait se voir offrir la citoyenneté australienne, a indiqué jeudi le Premier ministre Anthony Albanese.

Interrogé lors d'une interview à la radio sur la possibilité pour le gouvernement australien d'examiner la demande de citoyenneté du gardien de sécurité, M. Albanese a répondu: "Oui, nous le ferons certainement".

Le vigile, nommé Muhammad Taha, avait déclaré plus tôt qu'il pensait "mériter la reconnaissance et la considération de la citoyenneté" après avoir été poignardé, lors d'une interview accordée au journal The Australian.

Il a précisé avoir été attaqué juste après son collègue pakistanais Faraz Tahir, l'une des six personnes tuées dans le vaste complexe commercial Westfield Bondi Junction.

L'agent de sécurité a souligné que le Français Damien Guerot, surnommé depuis "l'homme au poteau", s'était vu offrir un permis de séjour permanent après être apparu dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux en train d'utiliser un poteau pour repousser l'agresseur, Joel Cauchi.

Le visa pour diplômés de M. Taha expire dans moins d'un mois, selon le journal.

Qualifiant le meurtre de Faraz Tahir de "tragédie", M. Albanese a félicité M. Taha pour avoir "affronté ce type, l'auteur de l'attentat, Joel Cauchi, samedi". "C'est une preuve de courage extraordinaire", a-t-il dit.

Les deux hommes se sont mis en danger pour protéger des Australiens qu'ils ne connaissaient pas, a mis en avant M. Albanese.

"C'est à ce genre de courage que nous voulons dire merci, franchement", a-t-il ajouté.

M. Albanese a annoncé que M. Guerot obtiendrait jeudi le statut de résident permanent qu'il demandait.

Le président français Emmanuel Macron a salué mardi M. Guerot et son compatriote Silas Despreaux pour avoir tenté d'arrêter l'assaillant du centre commercial.


La Russie remet six enfants Ukrainiens à leurs familles

La commissaire présidentielle russe aux droits de l'enfant, Maria Lvova-Belova (au centre), s'assoit avec des enfants ukrainiens avant leur départ de Russie vers l'Ukraine dans le cadre d'un accord négocié par le Qatar, à l'ambassade du Qatar à Moscou le 19 février 2024 (Photo, Fournie).
La commissaire présidentielle russe aux droits de l'enfant, Maria Lvova-Belova (au centre), s'assoit avec des enfants ukrainiens avant leur départ de Russie vers l'Ukraine dans le cadre d'un accord négocié par le Qatar, à l'ambassade du Qatar à Moscou le 19 février 2024 (Photo, Fournie).
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  • La CPI a émis il y a plus d'un an un mandat d'arrêt contre M. Poutine et Mme Lvova-Belova pour déportation d'enfants
  • Les six garçons âgés de 6 à 17 ans, dont deux frères, ont été remis à leurs familles dans l'enceinte de l'ambassade du Qatar à Moscou

 

MISCOU: Les autorités russes ont remis mercredi à leurs proches six enfants ukrainiens retenus en Russie après une médiation du Qatar, a annoncé l'agence russe d'Etat Tass, le Kremlin étant accusé d'avoir orchestré la déportation de milliers de mineurs d'Ukraine.

Les six garçons âgés de 6 à 17 ans, dont deux frères, ont été remis à leurs familles dans l'enceinte de l'ambassade du Qatar à Moscou en présence de représentants de la commissaire à l'enfance du Kremlin, Maria Lvova-Belova, qui est poursuivie, tout comme le président russe Vladimir Poutine, pour déportation d'enfants par la Cour pénale internationale (CPI).

20.000 mineurs

L'Ukraine réclame le retour de près de 20.000 mineurs "déportés ou déplacés de force" en Russie depuis le début de son assaut le 24 février 2022.

La CPI a émis il y a plus d'un an un mandat d'arrêt contre M. Poutine et Mme Lvova-Belova pour déportation d'enfants.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit à l'AFP dans un entretien la semaine passée qu'il comptait mettre en avant trois dossiers prioritaires à la conférence internationale sur la paix en Ukraine, prévue mi-juin en Suisse : celui des enfants déportés, de la libre-navigation en mer Noire et de la protection des infrastructures civiles.

La Russie n'est pas conviée à cette grande réunion à laquelle des dizaines de pays participeront, et Kiev espère que ceux-ci, parmi lesquels des Etats entretenant des relations avec Moscou, feront pression ensuite sur le Kremlin.


Israël interdit un direct d'AP sur Gaza puis rétropédale sous la pression de Washington

Capture d'écran extraite d'une vidéo AP montrant une vue générale du nord de Gaza vu du sud d'Israël, avant sa saisie par les responsables israéliens le mardi 21 mai 2024 (Photo, AP).
Capture d'écran extraite d'une vidéo AP montrant une vue générale du nord de Gaza vu du sud d'Israël, avant sa saisie par les responsables israéliens le mardi 21 mai 2024 (Photo, AP).
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  • Dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF, Israël se situe à la 101e place sur 180
  • Le 5 mai, Benjamin Netanyahu s'est appuyé sur la loi votée par le Parlement début avril pour annoncer l'interdiction de la chaîne et la fermeture de ses bureaux

 

JERUSALEM: Sous la pression de la Maison Blanche, Israël est revenu mardi soir sur sa décision d'interrompre la retransmission par l'agence américaine AP de sa vidéo en direct de la bande de Gaza ravagée par plus de sept mois de guerre entre Israël et le Hamas.

"Etant donné que le ministère de la Défense souhaite examiner la question des diffusions et le risque pour nos forces, j'ai ordonné d'annuler l'opération et de rendre l'équipement à l'agence AP" jusqu'à ce que le ministère de la Défense se prononce, a indiqué le ministre israélien des Communications Shlomo Karhi.

Cette décision a été annoncée après que le gouvernement américain a indiqué être "en contact direct" avec le gouvernement israélien et lui avoir demandé de rétablir le direct.

Associated Press avait annoncé plus tôt dans la journée que son direct vidéo sur le territoire palestinien avait été coupé par Israël qui accuse l'agence de presse de violer une loi ayant permis aux autorités israéliennes d'interdire la chaîne qatarie Al-Jazeera sur leur territoire.

Cette décision a immédiatement suscité de vives réactions à l'étranger, du secrétaire général de l'ONU, pour qui il s'agit d'un développement "plutôt choquant", à la Maison Blanche qui a demandé à Israël de rétablir le direct vidéo.

AP a attribué la coupure à "une utilisation abusive par le gouvernement" de Benjamin Netanyahu de la loi votée début avril qui permet d'interdire la diffusion en Israël de médias étrangers "portant atteinte à la sécurité" de l'Etat.

AP a déclaré que les autorités avaient saisi sa caméra et son matériel de diffusion.

Après le rétablissement du direct, l'agence a ajouté: "Bien que nous soyons satisfaits de cette évolution, nous restons préoccupés par l'utilisation de la part du gouvernement israélien de la loi sur les radiodiffuseurs étrangers et la faculté des journalistes indépendants à travailler librement en Israël".

En parallèle, dans un article relatant les faits, l'agence a précisé que des agents du ministère des Communications sont arrivés dans l'après-midi sur le site d'AP à Sdérot dans le sud d'Israël, à la lisière de la bande de Gaza, et ont saisi le matériel.

Ces fonctionnaires ont remis à AP un document, signé par le ministre des Communications Shlomo Karhi, alléguant que l'agence violait la nouvelle loi sur la radiodiffusion étrangère, toujours selon l'agence.

«Mises en garde»

Le ministère des Communications a indiqué dans un premier communiqué que "les photographes d'AP photographient régulièrement la bande de Gaza depuis le balcon d'une maison à Sdérot", en mettant aussi "l'accent sur les activités de soldats (israéliens) et l'endroit où ils se trouvent".

Les règles de la censure militaire israélienne imposées à la presse dans le cadre de la guerre à Gaza interdisent la publication d'images ou d'informations susceptibles de permettre de localiser des installations militaires ou des soldats israéliens.

"Le gouvernement israélien a décidé qu'il n'autoriserait pas Al-Jazeera qui soutient le Hamas terroriste à diffuser depuis Israël", souligne le texte, précisant qu'AP, qui compte la chaîne qatarie parmi ses clients, avait reçu "des mises en garde" d'inspecteurs du ministère des Communications mais qu'elle n'en avait pas tenu compte.

«Extrêmement préoccupante»

L'annonce de la coupure avait été dénoncée par l'association de la presse étrangère (FPA) qui y a vu "une décision scandaleuse" et le signe qu'Israël est sur une "pente glissante".

Dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF, Israël se situe à la 101e place sur 180.

"RSF est soulagée du retrait d'une décision scandaleuse mais AP n'aurait jamais dû être empêchée de couvrir Gaza, pas plus que les autres médias. L'interdiction d'Al-Jazeera doit aussi être annulée et la communauté internationale doit lui apporter le même soutien qu'elle a manifesté aujourd'hui", a commenté RSF après le rétablissement du direct.

"La décision d'Israël de restreindre le travail d'AP est extrêmement préoccupante et constitue une attaque claire contre la liberté de la presse", a pour sa part réagi Phil Chetwynd, directeur de l'information de l'AFP, en demandant aux autorités israéliennes de "revenir immédiatement" sur leur décision et "permettre à tous les journalistes de travailler librement et sans entrave".

Les autorités israéliennes ont souvent critiqué la couverture par Al-Jazeera de l'actualité en Israël et dans les Territoires palestiniens où la chaîne compte de nombreux correspondants.

Le 5 mai, Benjamin Netanyahu s'est appuyé sur la loi votée par le Parlement début avril pour annoncer l'interdiction de la chaîne et la fermeture de ses bureaux, pour une période de 45 jours renouvelables.

M. Netanyahu a dans le passé accusé Al-Jazeera d'être "un organe de propagande du Hamas et d'avoir participé activement" à l'attaque sanglante menée en Israël le 7 octobre par le mouvement islamiste palestinien.

Cette attaque a entraîné la mort de plus de 1.170 personnes, majoritairement des civils, selon un bilan de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes. Sur les 252 personnes alors emmenées comme otages, 124 sont toujours retenues à Gaza, dont 37 sont mortes selon l'armée.

Israël a juré d'"anéantir" le Hamas et lancé une offensive dans la bande de Gaza, entraînant la mort d'au moins 35.647 personnes, la plupart des civils, selon le ministère de la Santé du gouvernement du territoire palestinien dirigé par le Hamas.

 


Des passagers traumatisés après le vol de Singapore Airlines, le PDG s'excuse

Des responsables se rassemblent autour de l'avion Boeing 777-300ER de Singapore Airlines, qui se dirigeait vers Singapour depuis Londres avant d'effectuer un atterrissage d'urgence à Bangkok en raison de fortes turbulences, alors qu'il est stationné sur le tarmac de l'aéroport international Suvarnabhumi de Bangkok le 22 mai 2024. (AFP)
Des responsables se rassemblent autour de l'avion Boeing 777-300ER de Singapore Airlines, qui se dirigeait vers Singapour depuis Londres avant d'effectuer un atterrissage d'urgence à Bangkok en raison de fortes turbulences, alors qu'il est stationné sur le tarmac de l'aéroport international Suvarnabhumi de Bangkok le 22 mai 2024. (AFP)
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  • Selon un passager, des personnes à bord ont été projetées dans la cabine avec une telle violence que leur crâne a heurté le plafond
  • Un Britannique de 73 ans est décédé, et selon l'hôpital Samitivej Srinakarin de Bangkok, 71 personnes, dont six grièvement blessées, ont été prises en charge pour des soins

BANGKOK: Des voyageurs et membres d'équipage traumatisés ont atterri à Singapour mercredi, après les fortes turbulences subies par leur vol en provenance de Londres qui a causé la mort d'un passager et un atterrissage d'urgence à Bangkok, conduisant le PDG de la compagnie à présenter des excuses.

Le vol SQ321 de Singapore Airlines a subi des "turbulences extrêmes et soudaines" à 11.000 mètres au-dessus de la Birmanie dix heures après son décollage mardi, s'élevant soudainement et plongeant à plusieurs reprises.

Selon un passager, des personnes à bord ont été projetées dans la cabine avec une telle violence que leur crâne a heurté le plafond, causant d'importantes blessures à la tête à des dizaines de personnes.

Des photos prises dans l'avion, un appareil du constructeur américain Boeing, montrent une cabine jonchée de nourriture, de bouteilles de boissons et de bagages, ainsi que des masques à oxygène pendant du plafond.

Singapore Airlines "est vraiment désolée pour l'expérience traumatisante" vécue par les personnes à bord, a déclaré le PDG de la compagnie Goh Choon Phong.

"Je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances à la famille et aux proches de la personne décédée", a-t-il dit dans un message vidéo mercredi.

L'avion, qui transportait 211 passagers et 18 membres d'équipage, a effectué un atterrissage d'urgence à l'aéroport Suvarnabhumi de Bangkok, où le personnel médical a transporté les blessés sur des brancards jusqu'aux ambulances qui attendaient sur le tarmac.

Un Britannique de 73 ans est décédé, et selon l'hôpital Samitivej Srinakarin de Bangkok, 71 personnes, dont six grièvement blessées, ont été prises en charge pour des soins. Selon l'aéroport de la capitale, 83 individus à bord ont été blessés.

Mercredi, 131 passagers et 12 membres d'équipage, soit une majorité des personnes présentes dans l'avion, ont finalement pu se poser à Singapour via un autre vol.

«Turbulences incroyablement fortes»

Ils ont été accueillis par des proches soulagés mais aucun n'a souhaité parler aux journalistes.

Andrew Davies, un passager britannique à bord, a déclaré à BBC Radio 5 que l'avion avait "soudainement chuté" et qu'il y avait eu "très peu d'avertissement".

"Pendant les quelques secondes qui ont suivi la chute de l'avion, on a entendu un cri terrible et ce qui ressemblait à un bruit sourd", a-t-il raconté, ajoutant qu'il avait aidé une femme qui "criait à l'agonie" et qui avait une "entaille à la tête".

Il a cru que l'avion allait s'écraser, a-t-il raconté dans un podcast de la BBC.

Il a décrit avoir vu des personnes avec des lacérations à la tête et des saignements aux oreilles: "J'étais couvert de café. Les turbulences étaient incroyablement fortes".

Le Premier ministre de Singapour, Lawrence Wong, a adressé ses "plus sincères condoléances" à la famille et aux proches du passager décédé, Geoff Kitchen, directeur d'un théâtre près de Bristol.

La cité-Etat a envoyé une équipe d'enquêteurs à Bangkok et M. Wong a assuré sur Facebook que son pays "travaillait en étroite collaboration avec les autorités thaïlandaises".

Parmi les passagers, 56 étaient australiens, 47 britanniques et 41 singapouriens, a indiqué la compagnie aérienne.

"Il est trop tôt pour savoir exactement ce qui s'est passé. Mais je pense que les passagers manquent en général de précautions", a déclaré à l'AFP Anthony Brickhouse, expert américain en sécurité aérienne.

"Dès que le signal s'éteint, la plupart d'entre eux détachent immédiatement leur ceinture de sécurité."

Selon Andrew Davies, "l'avion s'est soudainement effondré" alors que le signal de port de la ceinture venait juste de s'allumer.

Allison Barker, dont le fils Josh était à bord de l'avion, a raconté à la BBC qu'il lui avait envoyé un texto lui parlant "d'un vol fou" qui devait effectuer un atterrissage d'urgence.

"Nous ne savions pas s'il avait survécu, c'était tellement angoissant. J'ai passé les deux heures les plus longues de ma vie", a-t-elle raconté.

Les scientifiques expliquent que le changement climatique est susceptible de provoquer davantage de turbulences, invisibles au radar.

Selon une étude réalisée en 2023, la durée annuelle des turbulences a augmenté de 17% entre 1979 et 2020 et les turbulences sévères, plus rares, de plus de 50%.