Conférence de Bandung : 69 ans après, l’Algérie prolonge le combat diplomatique

Les peuples afro-asiatiques commémorent jeudi le 69e anniversaire de la Conférence de Bandung (18-24 avril 1955), qui avait boosté les mouvements de libération dans leurs continents. (Photo, El Watan)
Les peuples afro-asiatiques commémorent jeudi le 69e anniversaire de la Conférence de Bandung (18-24 avril 1955), qui avait boosté les mouvements de libération dans leurs continents. (Photo, El Watan)
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Publié le Vendredi 19 avril 2024

Conférence de Bandung : 69 ans après, l’Algérie prolonge le combat diplomatique

  • La Conférence de Bandung s’est vite fixée un cap, en plaçant la décolonisation des peuples, le non-alignement, la non-ingérence, la coexistence pacifique et le développement économique comme principaux axes de son action
  • La question algérienne s’en est sortie victorieuse dans la mesure où cinq mois plus tard, soit en septembre 1955, cette dernière a été inscrite pour la première fois à l’ordre du jour de l’Assemblée générale des Nations unies

Les peuples afro-asiatiques commémorent jeudi le 69e anniversaire de la Conférence de Bandung (18-24 avril 1955), qui avait boosté les mouvements de libération dans leurs continents et posé les jalons d’une nouvelle diplomatie en faveur de la paix, de la justice et contre l’exclusion des valeurs et des idéaux défendus ardemment par l’Algérie, qui œuvre à faire avancer la paix dans le monde.

Tenue sur l’île de Java en Indonésie, en présence des dirigeants de 29 pays nouvellement indépendants (23 d’Asie et 6 d’Afrique) et plusieurs délégations, dont la délégation algérienne conduite par les membres du FLN Hocine Aït Ahmed et M’hammed Yazid, la Conférence de Bandung s’est vite fixée un cap, en plaçant la décolonisation des peuples, le non-alignement, la non-ingérence, la coexistence pacifique et le développement économique comme principaux axes de son action. 

Ces idéaux ardemment portés et défendus par les leaders historiques de cette époque, dont le président indonésien Sukarno, le Premier ministre indien Nehru, le Premier ministre chinois Zhou Enlai et l’Egyptien Abdel Nasser, furent rapidement concrétisés. En effet, pas moins de 31 pays africains croupissant depuis de longue date sous le joug colonial ont pu accéder, en l’espace de quelques années, à leur indépendance, tandis que 12 autres pays appartenant aux deux continents ont été admis aux Nations unies en tant que membres à part entière. 

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Festival des Musiques Sacrées du Monde : les rythmes de l’Inde et du Maroc résonnent à l’unisson

Dimanche, le public avait rendez-vous avec l'artiste d’origine syrienne, Naïssam Jalal (Photo, El Watan).
Dimanche, le public avait rendez-vous avec l'artiste d’origine syrienne, Naïssam Jalal (Photo, El Watan).
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  • Elle déconstruit les frontières et invente un langage singulier qui invite vers des horizons multiples
  • Dimanche, la flûtiste, compositrice et chanteuse, Naïssam Jalal a fait du Jardin Jnan Sbil un cocon intimiste le temps de sa performance

Le Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde poursuit son épopée spirituelle. Dimanche, le public avait rendez-vous avec l'artiste d’origine syrienne, Naïssam Jalal, la création Tatra-Safar ainsi que la Tariqa Squaliya. Le lendemain, la scène du Jardin Jnan Sbil a vu se succéder Crystal Winds, Khadija El Afrit et la Tariqa Hamdouchiya.

Dimanche, la flûtiste, compositrice et chanteuse, Naïssam Jalal a fait du Jardin Jnan Sbil un cocon intimiste le temps de sa performance. Chacune de ses performances est singulière, créant des connexions entre les différentes cultures musicales.

Elle déconstruit les frontières et invente un langage singulier qui invite vers des horizons multiples. A l’occasion du Festival de Fès des musiques Sacrées de Fès, elle fait découvrir au public : “Healing Rituals”. La musique, presque murmurée, se manifeste comme un véritable rituel, puisant son inspiration dans les cultures traditionnelles et leurs pratiques pour accompagner la vie et apaiser les souffrances. “Je suis très heureuse de participer à ce festival qui porte aujourd'hui un vrai sens dans le monde arabe.

 

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Iran : La vie comme dissimulation habile de la mort

Le défunt président iranien Ebrahim Raisi et Shamkhani lors d'une réunion du gouvernement (Photo, Mehr).
Le défunt président iranien Ebrahim Raisi et Shamkhani lors d'une réunion du gouvernement (Photo, Mehr).
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  • Le deuxième décès, dont l’annonce est assombrie par le silence et l’opacité, est lié à la façade politique du régime
  • Il n’est pas exagéré d’affirmer que l’annonce de la mort de ces dirigeants a annoncé de nombreuses autres morts

Lorsqu’un enfant grandit et est envoyé à l’école, il a besoin d’un bon professeur, et non de la bonne nourrice qui l’a aidé à naître.
C’est l’analogie qu’Arthur Schopenhauer a utilisée pour affirmer que l’Europe était devenue trop grande pour le christianisme et pour sa nécessité.


Le problème du régime iranien, et des régimes similaires qui s'accrochent malgré tout à la survie, c'est que même si « l'enfant » a maintenant atteint l'âge de 45 ans, l'infirmière continue de s'occuper de lui.
Après avoir réfléchi un peu au récent accident qui a coûté la vie à Ebrahim Raisi, Hossein Amir Abdollahian et à leurs compagnons, les répercussions de laisser « l’enfant » aux soins de l’infirmière deviennent évidentes.

Il n’est pas exagéré d’affirmer que l’annonce de la mort de ces dirigeants a annoncé de nombreuses autres morts qui avaient été présentées comme des signes de vie et de vitalité. Le deuxième décès, dont l’annonce est assombrie par le silence et l’opacité, est lié à la façade politique du régime et, par extension, à la conception iranienne des élections qui a créé cette façade.

 

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La Rose du désert, première fiction algérienne à aborder les essais nucléaires français

Rose du désert a décroché le Kholkhal d’or (le bracelet de cheville d’or) au festival (Photo, El Watan).
Rose du désert a décroché le Kholkhal d’or (le bracelet de cheville d’or) au festival (Photo, El Watan).
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  • Les comédiennes Hilda Amira Douaouda et Tenou Khilouli étaient présentes lors de la projection de ces deux films
  • Ces deux courts métrages ont été produits par le Centre algérien de développement du cinéma

Idaam (Exécution) de Youssef Mahsas et Désert rose (La rose du désert) de Oussama Benhassine ont été projetés à la salle Douniazed, à Saïda, à la faveur de la compétition du 7e Festival national du cinéma et de la littérature de la femme, clôturé dans la soirée du 26 mai.

Ces deux courts métrages ont été produits par le Centre algérien de développement du cinéma (CADC). Les comédiennes Hilda Amira Douaouda et Tenou Khilouli étaient présentes lors de la projection de ces deux films et ont participé au débat après la projection. 

Rose du désert a décroché le Kholkhal d’or (le bracelet de cheville d’or) au festival, sur décision du jury présidé par le réalisateur, producteur et universitaire Belkacem Hadjadj, qui était assisté de Lynda Belkhiria et Haidar Benhassine. 

Ce court métrage, projeté en septembre 2023 à la Cinémathèque d’Alger en avant-première nationale, a été distingué au 13e Festival du cinéma africain de Louxor, en Egypte, en février 2024, par le prix du jury. «A Louxor, les Egyptiens n’avaient aucune idée sur les essais nucléaires français en Algérie», nous a confié Tenou Khilouli.

 

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