Les médias iraniens annoncent la mort du président Raïssi dans un accident d'hélicoptère

L'information du décès du président a été donnée par les principales agences de presse et journaux, dans l'attente d'une déclaration des autorités après la découverte de l'épave de l'hélicoptère à l'aube. (AFP).
L'information du décès du président a été donnée par les principales agences de presse et journaux, dans l'attente d'une déclaration des autorités après la découverte de l'épave de l'hélicoptère à l'aube. (AFP).
Le gouvernement iranien a assuré lundi dans un communiqué que le décès du président Ebrahim Raïssi dans un accident d'hélicoptère n'allait pas entraîner "la moindre perturbation dans l'administration" du pays. (AFP).
Le gouvernement iranien a assuré lundi dans un communiqué que le décès du président Ebrahim Raïssi dans un accident d'hélicoptère n'allait pas entraîner "la moindre perturbation dans l'administration" du pays. (AFP).
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Publié le Lundi 20 mai 2024

Les médias iraniens annoncent la mort du président Raïssi dans un accident d'hélicoptère

  • Les médias iraniens ont annoncé lundi matin la mort du président Ebrahim Raïssi et du ministre des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian dans l'accident la veille de leur hélicoptère
  • L'information du décès du président a été donnée par les principales agences de presse et journaux, dans l'attente d'une déclaration des autorités après la découverte de l'épave de l'hélicoptère à l'aube

TEHERAN: Les médias iraniens ont annoncé lundi matin la mort du président Ebrahim Raïssi et du ministre des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian dans l'accident la veille de leur hélicoptère dans le nord-ouest de l'Iran.

Cette annonce ouvre une période d'incertitude politique en Iran, un acteur majeur au Moyen-Orient, région secouée par la guerre dans la bande de Gaza entre Israël et le Hamas.

L'information du décès du président a été donnée par les principales agences de presse et journaux, dans l'attente d'une déclaration des autorités après la découverte de l'épave de l'hélicoptère à l'aube. La télévision diffuse lundi matin des chants religieux en montrant des photos du président.

"Le grand esprit du président populaire et révolutionnaire d'Iran a rejoint le royaume suprême", a indiqué l'agence officielle Irna, en saluant "le martyre" des victimes.

Elle a précisé que le gouvernement publierait "une déclaration" en milieu de matinée.

 

La mort de Raïssi ne va pas entraîner «  la moindre perturbation dans l'administration » de l'Iran, assure le gouvernement

Le gouvernement iranien a assuré lundi dans un communiqué que le décès du président Ebrahim Raïssi dans un accident d'hélicoptère n'allait pas entraîner "la moindre perturbation dans l'administration" du pays.

"Le président du peuple iranien, travailleur et infatigable, (...) a sacrifié sa vie pour la nation", a réagi le gouvernement. "Nous assurons à la nation loyale que, avec l'aide de Dieu et le soutien du peuple, il n'y aura pas la moindre perturbation dans l'administration du pays", a-t-il ajouté.

Le gouvernement tiendra lundi une "réunion d'urgence", a indiqué l'agence officielle Irna sans donner de détails sur l'horaire et la teneur des discussions.

La Constitution prévoit que le président Raïssi soit remplacé, en cas de décès, par le premier vice-président, Mohammad Mokhber, avant l'organisation d'une élection présidentielle dans les 50 jours.

Par ailleurs, la Bourse de Téhéran était fermée lundi à la suite de l'annonce du décès, a indiqué un membre de son conseil d'administration, Reza Eyvazlou, cité par l'agence Mehr.

 

Inquiétude internationale

La perspective de découvrir vivants le président de 63 ans, élu en 2021, et les huit autres passagers, avait progressivement diminué durant la nuit.

Parmi eux figuraient le gouverneur de la province d'Azerbaïdjan oriental, le principal imam de la région, ainsi que le chef de la sécurité du président et trois membres d'équipage.

L'hélicoptère a disparu dimanche en début d'après-midi alors qu'il survolait une région escarpée et boisée dans des conditions météorologiques difficiles avec de la pluie et un épais brouillard.

L'épave a été découverte à l'aube et les secours ont rapidement indiqué qu'il n'y avait "aucun signe montrant que les passagers de l'hélicoptère" étaient en vie, selon la télévision d'Etat.

L'avancée des recherches a été suivie avec attention à l'international, notamment aux Etats-Unis, en Russie, en Chine et dans les pays voisins.

"Nous suivons de près les informations", a indiqué dimanche un porte-parole de la diplomatie à Washington, tandis que Pékin s'est dit "très inquiet" après la disparition de l'hélicoptère.

M. Raïssi, qui avait le titre d'ayatollah, présidait la République islamique depuis près de trois ans.

Considéré comme un ultraconservateur, il avait été élu le 18 juin 2021 dès le premier tour d'un scrutin marqué par une abstention record pour une présidentielle et l'absence de concurrents de poids.

Toujours coiffé de son turban noir et vêtu d'un long manteau de religieux, il avait succédé au modéré Hassan Rohani, qui l'avait battu à la présidentielle de 2017.

Il était soutenu par la principale autorité de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a appelé dimanche soir les Iraniens à "prier" et "espérer que Dieu ramènera le président et ses compagnons dans les bras de la Nation".

 

Amir-Abdollahian, défenseur de l'axe anti-Israël

Le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian, mort dimanche dans un accident d'hélicoptère selon les médias, était un farouche défenseur de la politique anti-israélienne et souvent anti-occidentale de la République islamique.

Ce diplomate de carrière de 60 ans avait été nommé en août 2021 par le président Ebrahim Raïssi, également décédé dans l'accident.

Il avait eu alors la lourde tâche de succéder à Javad Zarif, le très actif chef de la diplomatie entre 2013 et 2021.

Moins charismatique que son prédécesseur, qui parlait parfaitement anglais, M. Amir-Abdollahian a été présenté par la télévision d'Etat comme un "diplomate prestigieux de l'axe de la résistance", en référence aux groupes déployés au Moyen-Orient contre Israël, l'ennemi juré de la République islamique.

Ces groupes "sont les alliés de l'Iran" et "leur renforcement est à l'ordre du jour du gouvernement", avait-il déclaré le jour de sa nomination.

Ces derniers mois, il a multiplié les déplacements dans la région depuis le début de la guerre à Gaza en octobre, alors que Téhéran s'affichait comme le premier soutien du mouvement palestinien Hamas contre Israël.

En avril, il a défendu la toute première attaque iranienne contre Israël, menée avec quelque 350 drones et missiles, en représailles à une frappe aérienne antérieure, imputée à Israël, qui avait détruit le consulat de Damas à Téhéran.

Il a ensuite minimisé les informations faisant état d'un raid israélien de représailles contre la province centrale d'Ispahan, en Iran, affirmant que cela s'apparentait à un "jeu d'enfant".

Tout au long de sa carrière, M. Amir-Abdollahian a été remarqué pour ses liens étroits avec les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique.

Il était particulièrement proche du commandant du CGRI, Qassem Soleimani, le chef de la force Qods des Gardiens, tué par une frappe américaine en 2020 à Bagdad.

Depuis trois ans, M. Amir-Abdollahian s'est consacré à mettre fin à l'isolement de l'Iran et à réduire l'impact des sanctions américaines, qui pèsent sur l'économie iranienne.

Il a ainsi participé à l'apaisement des relations avec les voisins arabes de l'Iran, même s'il n'a pas été au premier rang du processus ayant mené à la réconciliation avec l'Arabie saoudite en mars 2023, dans le cadre d'un accord sous l'égide de la Chine.

Né en 1964 dans la ville de Damghan, à l'est de Téhéran, M. Amir-Abdollahian a étudié les relations internationales à l'université de Téhéran en 1991.

Il a été en poste en Irak de 1997 à 2001 et à Bahreïn de 2007 à 2010, avant d'être nommé vice-ministre des Affaires étrangères chargé des affaires arabes et africaines.

Le diplomate a participé aux efforts visant à relancer les négociations nucléaires après la rupture d'un accord entre l'Iran et les Etats-Unis en 2018. Mais les pourparlers sont depuis au point mort.

 

Aide étrangère 

A la demande de Téhéran, Moscou avait annoncé envoyer en Iran une cinquantaine de spécialistes des opérations de sauvetage, des véhicules tout-terrain ainsi qu'un hélicoptère. Le président Vladimir Poutine s'est entretenu avec l'ambassadeur d'Iran en Russie, selon l'agence de presse officielle Tass.

Plusieurs pays du Golfe (Arabie saoudite, Qatar, Emirats arabes unis et Koweït) ont apporté leur soutien à Téhéran et offert de l'aider dans les recherches, au même titre que la Syrie et l'Irak.

La Turquie a déployé 32 secouristes et un drone de vision nocturne qui a été opérationnel durant la nuit, tandis que l'Union européenne a annoncé avoir activé, à la demande de l'Iran, "le service de cartographie de réponse rapide CopernicusEMS" pour épauler Téhéran dans les recherches.

Le président Raïssi se trouvait à bord de l'appareil en compagnie du ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, du gouverneur de la province et du principal imam de la région, selon l'agence Irna.

L'appareil, un Bell 212, faisait partie d'un convoi de trois hélicoptères transportant la délégation présidentielle, dont deux ont atterri sans encombre à Tabriz, la grande ville du nord-ouest, d'où M. Raïssi devait rejoindre Téhéran.

Le ministre de l'Intérieur Ahmed Vahidi a évoqué la possibilité d'un "atterrissage brutal" de l'appareil présidentiel, sans donner de détails.

La télévision d'Etat a diffusé des images de fidèles en train de prier pour la santé du président dans plusieurs mosquées, dont celle de la ville sainte de Mashhad (nord-est), cité natale de M. Raïssi.

Ultraconservateur 

M. Raïssi s'est rendu dimanche dans la province d'Azerbaïdjan oriental, où il a notamment inauguré un barrage en compagnie du président de l'Azerbaïdjan, Ilham Aliev, à la frontière entre les deux pays.

Au cours d'une conférence de presse commune, il a de nouveau apporté son soutien au Hamas face à Israël. "Nous pensons que la Palestine est la première question du monde musulman", a-t-il notamment déclaré.

L'Iran a lancé une attaque inédite le 13 avril contre Israël, avec 350 drones et missiles, dont la plupart ont été interceptés avec l'aide des Etats-Unis et de plusieurs autres pays alliés.

M. Raïssi était sorti renforcé des législatives qui se sont tenues en mars, premier scrutin national depuis le mouvement de contestation qui a secoué l'Iran fin 2022 à la suite du décès de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée pour non-respect du code vestimentaire strict de la République islamique.

Né en novembre 1960, M. Raïssi a effectué l'essentiel de sa carrière dans le système judiciaire, en étant notamment procureur général de Téhéran puis procureur général du pays.

M. Raïssi figurait sur la liste noire américaine des responsables iraniens sanctionnés par Washington pour "complicité de graves violations des droits humains", des accusations balayées comme nulles et non avenues par les autorités de Téhéran.

Agé de 60 ans, Hossein Amir-Abdollahian avait été nommé à la tête de la diplomatie iranienne par M. Raïssi en juillet 2021.


Le prince héritier saoudien s’entretient avec le président ukrainien à Djeddah

Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, reçoit le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Djeddah, mercredi. (SPA)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, reçoit le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Djeddah, mercredi. (SPA)
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, est accueilli à son arrivée à Djeddah, mercredi. (@makkahregion)
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, est accueilli à son arrivée à Djeddah, mercredi. (@makkahregion)
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, est accueilli à son arrivée à Djeddah, mercredi. (@makkahregion)
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  • Les deux dirigeants ont évoqué les relations entre l’Arabie saoudite et l’Ukraine ainsi que les derniers développements de la guerre qui oppose la Russie et l’Ukraine
  • Volodymyr Zelensky est arrivé dans la ville côtière mercredi matin et a été reçu par le vice-gouverneur de la région de La Mecque

RIYAD: Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, s’est entretenu avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Djeddah, a rapporté l’agence de presse saoudienne (SPA). 

Au cours de cette réunion, les deux dirigeants ont évoqué les relations entre l’Arabie saoudite et l’Ukraine ainsi que les derniers développements de la guerre qui oppose la Russie et l’Ukraine. 

Le prince héritier a réaffirmé la volonté du Royaume de soutenir l’ensemble des initiatives et des efforts internationaux qui visent à trouver une solution à la crise, a indiqué la SPA. 

Le président ukrainien et le prince héritier ont ensuite étudié les moyens d’atténuer les conséquences humanitaires de la crise. M. Zelensky a salué les efforts déployés par le Royaume à cet égard. 

Volodymyr Zelensky est arrivé dans la ville côtière mercredi matin et a été reçu par le vice-gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saoud ben Mechaal ben Abdelaziz. 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Un navire en feu après une attaque au large du Yémen

Les Houthis, alliés de l'Iran, attaquent les transports maritimes internationaux dans la région de la mer Rouge depuis novembre en solidarité avec les Palestiniens dans la guerre entre Israël et le Hamas. (Fichier/AP)
Les Houthis, alliés de l'Iran, attaquent les transports maritimes internationaux dans la région de la mer Rouge depuis novembre en solidarité avec les Palestiniens dans la guerre entre Israël et le Hamas. (Fichier/AP)
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  • Le navire a été touché par «deux projectiles, provoquant un incendie à bord», a rapporté l'UKMTO
  • D'après la société de sécurité Ambrey, le navire a été touché par un missile dans le golfe d'Aden, au large du sud du Yémen

DUBAI: Un navire marchand a pris feu après avoir été attaqué au large du Yémen, a indiqué jeudi l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, au lendemain d'une autre attaque qui a endommagé un bateau naviguant dans la même zone.

Le navire a été touché par "deux projectiles, provoquant un incendie à bord", a rapporté l'UKMTO.

D'après la société de sécurité Ambrey, le navire a été touché par un missile dans le golfe d'Aden, au large du sud du Yémen, pays déchiré par la guerre et le plus pauvre de la péninsule arabique.

"Il est conseillé aux navires marchands de se tenir à l'écart du navire touché et d'interrompre les mouvements de l'équipage sur le pont", a recommandé Ambrey, ajoutant que le navire "correspondait au profil (ciblé généralement) par les Houthis".

Plus tard, l'UKMTO a également signalé une explosion n'ayant fait ni victimes ni dégâts, à proximité d'un autre navire marchand en mer Rouge, à environ 80 milles nautiques (148 kilomètres) au nord-ouest de Hodeida, ville yéménite tenue par les rebelles houthis, alliés de l'Iran qui contrôlent une bonne partie du Yémen.

Aucune revendication n'a été faite dans l'immédiat, mais des attaques à répétition ont été lancées depuis novembre par les Houthis contre des navires marchands en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, les rebelles yéménites disant agir en solidarité avec les Palestiniens dans le contexte de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza.

Mercredi soir, les Houthis ont revendiqué une attaque en mer Rouge contre un navire commercial de propriété grecque, qui a "provoqué de graves inondations" et des dégâts à bord selon l'armée américaine.

Selon le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), l'attaque avait été menée par un "navire de surface sans pilote" des Houthis. Celui-ci avait frappé le M/V Tutor, un navire battant pavillon libérien, "de propriété grecque" et qui avait "accosté récemment en Russie".


Les dirigeants saoudiens présentent leurs condoléances à l'émir du Koweït pour les victimes de l'incendie meurtrier

Les secouristes arrivent sur le site du bâtiment qui a pris feu au Koweït, le mercredi 12 juin 2024. (Kuwait TV via AP)
Les secouristes arrivent sur le site du bâtiment qui a pris feu au Koweït, le mercredi 12 juin 2024. (Kuwait TV via AP)
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  • Le prince héritier, Mohammed ben Salmane, a lui aussi envoyé des messages de condoléances à l'émir et au prince héritier, cheikh Sabah Khaled al-Hamad al-Moubarak al-Sabah
  • Quarante-neuf personnes ont péri dans l'incendie qui a ravagé un immeuble abritant près de deux cents travailleurs étrangers, au sud de la capitale, Koweït, mercredi

RIYAD: Le roi Salmane d'Arabie saoudite a présenté ses condoléances et exprimé sa sympathie à l'émir du Koweït, le cheikh Mechal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah, mercredi, dans un message, à la suite d'un incendie qui a fait des dizaines de morts et de blessés dans le pays

Le roi a écrit: «Nous avons appris la nouvelle de l'incendie qui s'est déclaré dans la région de Mangaf, ainsi que des morts et des blessés qu’il a occasionnés. Nous adressons à Votre Altesse ainsi qu’aux familles des défunts et au peuple frère de l'État du Koweït, nos condoléances les plus chaleureuses et les plus sincères.» 

Il a également souhaité un prompt rétablissement aux blessés, selon l'agence de presse saoudienne. 

Le prince héritier, Mohammed ben Salmane, a lui aussi envoyé des messages de condoléances à l'émir et au prince héritier, cheikh Sabah Khaled al-Hamad al-Moubarak al-Sabah. 

Selon le gouvernement koweïtien, quarante-neuf personnes ont péri dans l'incendie qui a ravagé un immeuble abritant près de deux cents travailleurs étrangers mercredi. Le sinistre, qui s'est déclaré dans l'immeuble de six étages, situé au sud de la capitale, Koweït, à l'aube, a également fait des dizaines de blessés, a ajouté le ministère de la Santé. 

 

(Avec AFP)

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com