L'UE adopte une révision des règles de Schengen

L'Union européenne a adopté vendredi une réforme du code Schengen, destinée notamment à clarifier le cadre prévu pour la réintroduction des contrôles aux frontières intérieures de l'espace de libre circulation, et à harmoniser les restrictions en cas d'urgence sanitaire. (AFP)
L'Union européenne a adopté vendredi une réforme du code Schengen, destinée notamment à clarifier le cadre prévu pour la réintroduction des contrôles aux frontières intérieures de l'espace de libre circulation, et à harmoniser les restrictions en cas d'urgence sanitaire. (AFP)
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Publié le Vendredi 24 mai 2024

L'UE adopte une révision des règles de Schengen

  • La réforme vise à contrôler les mouvements migratoires au sein de l'espace Schengen et à répondre aux situations d'instrumentalisation des migrants par des pays tiers
  • Les nouvelles règles permettront notamment aux Etats membres de limiter le nombre de points de passage aux frontières

BRUXELLES: L'Union européenne a adopté vendredi une réforme du code Schengen, destinée notamment à clarifier le cadre prévu pour la réintroduction des contrôles aux frontières intérieures de l'espace de libre circulation, et à harmoniser les restrictions en cas d'urgence sanitaire.

La réforme, sur laquelle les négociateurs avaient trouvé un accord en février, vise aussi à contrôler les mouvements migratoires au sein de l'espace Schengen et à répondre aux situations d'instrumentalisation des migrants par des pays tiers.

Elle permet à un État membre de "transférer les ressortissants de pays tiers appréhendés dans la zone frontalière et séjournant illégalement sur son territoire vers l'État membre d'où ils sont directement arrivés".

"L'arrestation devra avoir lieu dans un cadre de coopération bilatérale", précise dans un communiqué le Conseil de l'UE (représentant les Vingt-Sept).

Afin de lutter contre les tentatives de pays tiers d'orchestrer l'arrivée de migrants dans le bloc, comme le Bélarus et la Russie ont été accusés de le faire à des fins de déstabilisation, les nouvelles règles permettront notamment aux Etats membres de limiter le nombre de points de passage aux frontières.

Elles permettent aussi de prendre des mesures contraignantes au niveau européen pour restreindre l'accès de ressortissants de pays tiers au bloc en cas d'urgence sanitaire de grande ampleur.

Pendant la pandémie de Covid-19, Bruxelles n'avait pu émettre que des recommandations non contraignantes à l'intention des États membres pour tenter d'harmoniser les restrictions imposées aux voyageurs entrant dans l'UE.

Selon les nouvelles règles, le Conseil de l'UE pourra aussi imposer des tests et des mesures de quarantaine.

La réforme du code Schengen a été proposée en décembre 2021 par la Commission européenne pour tirer les leçons de la crise du Covid-19, qui avait donné lieu à des restrictions en pagaille.

Au sein de l'espace Schengen qui regroupe 27 pays --dont 23 Etats membres de l'UE plus l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse--, plus de 400 millions de personnes peuvent en principe circuler sans être soumises à des contrôles. Depuis mars deux autres pays, la Bulgarie et la Roumanie, ont partiellement rejoint ce groupe.

Mais depuis 2015, invoquant la pression migratoire et/ou la menace terroriste, un certain nombre de pays ont réintroduit des contrôles d'identité à leurs frontières. Ils sont actuellement huit à le faire (Slovénie, Italie, Allemagne, Autriche, France, Norvège, Danemark, Suède).

Ces contrôles sont autorisés par le code Schengen à titre exceptionnel, en cas de menace grave pour l'ordre public ou la sécurité intérieure d'un Etat, mais de manière provisoire. La Cour de justice de l'UE avait rappelé en avril 2022 qu'ils ne devaient pas excéder six mois.

La réforme prévoit qu'en cas de menace grave à sa sécurité, un Etat peut autoriser des contrôles à ses frontières pour une durée maximale de deux ans, avec une prolongation possible d'un an.

Ces Etats devront évaluer la nécessité et la proportionnalité de ces contrôles et déterminer si les objectifs poursuivis ne peuvent être atteints par des mesures alternatives.


Trump juge que l'Iran a «pris trop de temps pour négocier» et va «en payer le prix»

Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
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  • Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux"
  • Ils vont "devoir en payer le prix"

WASHINGTON: Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"


L'Iran dit que la diplomatie avec les Etats-Unis a été «mise à mal» par les frappes

Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
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  • "Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu"
  • "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain"

TEHERAN : Le ministère iranien des Affaires étrangères a estimé mercredi que les Etats-Unis avaient porté atteinte aux efforts diplomatiques en cours visant à mettre fin à la guerre, après de nouvelles frappes américaines contre des cibles dans le sud de l'Iran.

"Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, dans un message vidéo relayé par les médias iraniens. "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain", a-t-il ajouté.

 

 


Le Pakistan confirme des frappes à la frontière avec l'Afghanistan, faisant 26 morts

Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
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  • "À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches"
  • 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués

ISLAMABAD: Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan, après que Kaboul a déclaré que 12 personnes, dont des enfants, sont mortes dans l'attaque.

"À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches", a déclaré sur X le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, ajoutant que 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués.