Le film saoudien « Norah » reçoit la mention spéciale à Cannes

Les acteurs et l'équipe du film, accompagnés du réalisateur Tawfik Al-Zaidi, sont montés sur scène pour recevoir le prix. (AN/ Ammar Abd Rabbo)
Les acteurs et l'équipe du film, accompagnés du réalisateur Tawfik Al-Zaidi, sont montés sur scène pour recevoir le prix. (AN/ Ammar Abd Rabbo)
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Publié le Dimanche 26 mai 2024

Le film saoudien « Norah » reçoit la mention spéciale à Cannes

  • Les acteurs et l'équipe, accompagnés du réalisateur Tawfik Al-Zaidi, sont montés sur scène pour recevoir le prix devant une salle comble
  • Le film, entièrement tourné à AlUla, se déroule dans l'Arabie saoudite des années 1990, à une époque où le conservatisme régnait

DUBAÏ : Le film saoudien « Norah », avec l'actrice Maria Bahrawi, a reçu cette semaine la Mention spéciale, qui récompense les films pour leurs réalisations exceptionnelles, lors de la 77e édition d’Un certain regard du festival de Cannes.

Les acteurs et l'équipe, accompagnés du réalisateur Tawfik Al-Zaidi, sont montés sur scène pour recevoir le prix devant une salle comble.

Le film, entièrement tourné à AlUla, se déroule dans l'Arabie saoudite des années 1990, à une époque où le conservatisme régnait et où l'exercice professionnel de tous les arts, y compris la peinture, était mal vu. Outre Bahrawi, le film met en scène Yacoub Al-Farhan et Abdallah Al-Satian. Il raconte l'histoire de Norah et de l'artiste raté Nader, qui s'encouragent mutuellement à réaliser leur potentiel artistique dans l'Arabie saoudite rurale.

« Norah » a été projeté officiellement au festival jeudi, et devient ainsi le premier film du Royaume à être inscrit dans le calendrier officiel de l'événement.

Le film a été soutenu par le Red Sea Fund - l'un des programmes de la Red Sea Film Foundation - et a été entièrement tourné à AlUla, dans le nord-ouest de l'Arabie saoudite, avec une distribution entièrement saoudienne et une équipe composée à 40 % de Saoudiens.

La mission d'Un Certain Regard est de mettre en lumière les nouvelles tendances du cinéma et d'encourager les œuvres cinématographiques innovantes.

Présidé par l'acteur, réalisateur, scénariste et producteur canadien Xavier Dolan, le jury était composé de la scénariste et réalisatrice franco-sénégalaise Maimouna Doucoure, de la réalisatrice, scénariste et productrice marocaine Asmae El Moudir, de l'actrice germano-luxembourgeoise Vicky Krieps et du critique de cinéma, réalisateur et écrivain américain Todd McCarthy.

Le film « Black Dog » du réalisateur chinois Guan Hu a remporté le premier prix de la section Un certain regard.

Ce film, qui marque les débuts de Guan Hu à Cannes, raconte l'histoire d'un ancien détenu qui noue un lien inattendu avec l'animal en question alors qu'il s'occupe de chiens errants dans sa ville natale, située à la lisière du désert de Gobi.

Le prix du jury a été décerné à « L'histoire de Souleymane », réalisé par Boris Lojkine, marquant son retour au festival après une décennie depuis son long métrage de 2014 « Hope ».

Le film raconte le parcours d'un livreur guinéen qui doit créer un récit convaincant pour son entretien de demande d'asile à Lyon dans un délai de deux jours.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Dries Van Noten fait ses adieux aux podiums et au monde de la mode

Le créateur de mode belge Dries Van Noten salue le public après avoir présenté les créations de Dries Van Noten pour la collection de prêt-à-porter féminin automne-hiver 2024/2025 dans le cadre de la Semaine de la mode de Paris, à Paris, le 28 février 2024. (Photo Julien de Rosa AFP)
Le créateur de mode belge Dries Van Noten salue le public après avoir présenté les créations de Dries Van Noten pour la collection de prêt-à-porter féminin automne-hiver 2024/2025 dans le cadre de la Semaine de la mode de Paris, à Paris, le 28 février 2024. (Photo Julien de Rosa AFP)
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  • Unanimement respecté, celui qu'on surnomme le «maître flamand de la mode» avait pris tout le monde par surprise en annonçant sa décision au printemps
  • Seule condition posée avant son départ: que le groupe reste à Anvers, loin des paillettes et du brouhaha du monde de la mode. Le groupe Puig qui a pris une participation majoritaire dans la griffe en 2018 a donné son accord

PARIS : Un grand nom de la mode tire sa révérence: le Belge Dries Van Noten présente samedi soir son tout dernier défilé, après quarante ans de carrière où il a imposé son style, mélange d'audace, de sophistication et de poésie.

Rares sont les créateurs de mode à prendre leur retraite à 66 ans, en forme, comme il l'a confié récemment au New York Times, et avec une entreprise en bonne santé.

Unanimement respecté, celui qu'on surnomme le «maître flamand de la mode» avait pris tout le monde par surprise en annonçant sa décision au printemps.

«Je sens qu'il est temps de laisser la place à une nouvelle génération de talents pour apporter leur vision à la griffe», avait-il écrit dans une lettre ouverte. Et d'évoquer l'envie de profiter «de toutes les choses pour lesquelles» il n'a «jamais eu le temps».

Une décision difficile d'autant plus que la marque -- vêtements, accessoires, parfums -- continuera à vivre sans lui. «Que se passera-t-il après, avec mon nom ? «, dit-il dans le NYTimes.

«Après ce défilé homme, j'aurai une autre adresse email. Je ne serai plus jamais @driesvannoten. Il me faut aussi trouver un nouveau nom sur Instagram car l'actuel est mon nom et aussi celui de la marque. C'est une situation étrange, et ça je ne l'avais pas imaginé», souligne-t-il, ému.

Rien n'a filtré sur ce défilé printemps-été 2025 qui se déroule à La Courneuve, au nord de Paris, mais devrait plus que jamais célébrer le style Dries Van Noten: des vêtements taillés à la perfection, des chocs de couleurs et des rasades de tissus et d'imprimés.

- Anvers, et contre tout -

«Je suis un jardinier, donc automatiquement les fleurs, ça revient partout: les fleurs symboliques, simplement leurs couleurs, ou bien les fleurs réelles», expliquait-il à l'AFP en 2014.

Fin février à Paris, où il défile depuis 1993, il s'était distingué avec une collection femme marquée par une touche de rêve en couleurs pastel et silhouettes amples comme des vêtements de nuit et des sacs doux comme des peluches, le tout présenté dans un chantier de construction parisien.

Les collections qui suivront, dont celle pour femme attendue en septembre, seront réalisées par l'équipe de son studio avec qui il travaille depuis des années.

Seule condition posée avant son départ: que le groupe reste à Anvers, loin des paillettes et du brouhaha du monde de la mode. Le groupe Puig qui a pris une participation majoritaire dans la griffe en 2018 a donné son accord.

Installé depuis les années 1980, Dries Van Noten a présenté sa première collection à Londres, en 1986, avec le groupe des «Six d'Anvers» (Dirk Bikkembergs, Ann Demeulemeester, Dirk Van Saene, Walter Van Beirendonck et Marina Yee), aujourd'hui encore synonyme d'avant-garde.

Fils et petit-fils de tailleurs, il a ouvert sa première boutique en 1989 dans la capitale mondiale du diamant. La griffe s'appuie désormais sur 500 points de vente à travers le monde.

«Le point de départ d'une collection peut être très littéral ou bien abstrait: une peinture, une couleur, la pensée de quelqu'un, tout finalement...», expliquait-il à l'AFP en 2014, confiant s'être  beaucoup nourri de ses voyages, notamment l'Inde, et de l'art, avec une collection restée dans les annales inspirée de l'oeuvre du peintre Francis Bacon en 2009.


Temps forts de l'exposition «I'm Still Alive» de l'artiste Maisara Baroud

L'exposition « I'm Still Alive » est présentée à la galerie Zawyeh à Ramallah. (Fourni)
L'exposition « I'm Still Alive » est présentée à la galerie Zawyeh à Ramallah. (Fourni)
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  • Cette exposition présente des artistes, dont Mohammad Sabaaneh, qui recréent les œuvres de Baroud à Ramallah
  • « Déclarer que Maisara est toujours en vie, c'est affirmer que nous sommes tous vivants aussi », a indiqué Mohammad Sabaaneh dans un communiqué

DUBAÏ : Voici trois extraits de l'exposition « I'm Still Alive » de Maisara Baroud, qui se tient à la galerie Zawyeh à Ramallah jusqu'au 23 juin.

I'm Still Alive No. 1

(fournie)
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Au début de l'assaut militaire israélien contre sa ville natale de Gaza, l'artiste Maisara Baroud a perdu sa maison et son atelier. Il s'est alors mis à tenir un journal, qu'il continue de remplir à mesure que la violence dévastatrice se poursuit, « pour dire à ses amis qu'il est toujours en vie ». Cette exposition présente des artistes, dont Mohammad Sabaaneh, qui recréent les œuvres de Baroud à Ramallah.

I'm Still Alive No. 3

(fournie)
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« Déclarer que Maisara est toujours en vie, c'est affirmer que nous sommes tous vivants aussi », a indiqué Mohammad Sabaaneh dans un communiqué. « Pour ne pas devenir neutres dans cette guerre génocidaire qui vise et anéantit les Palestiniens physiquement et spirituellement, nous avons décidé de participer à la refonte des peintures de Maisara à Ramallah, en jouant le même rôle qu'un prisonnier qui fait sortir clandestinement les peintures d’un acolyte de sa geôle ».

I'm Still Alive No. 5

(fournie)
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Le 23 juin, les œuvres de Baroud seront effacées des murs, « soulignant l'impermanence du projet et la nature transitoire de la guerre, dans l'espoir que le cauchemar de l'occupation prenne fin un jour, car « aucune condition n'est perenne », ont souligné les organisateurs. L'exposition est un hommage à Baroud et aux Palestiniens de Gaza. 

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Une météorite pourrait être à l'origine d'une mystérieuse détonation entendue en Méditerranée

Cette photographie prise depuis un avion de ligne le 11 juillet 2021 montre une vue aérienne de l'île d'Elbe (en haut à gauche) dans la mer Tyrrhénienne au large de la ville côtière de Piombino (à droite) en Toscane, en Italie, et de la pointe de l'île française de Corse (à l'arrière). (Photo Laurent Emmanuel AFP)
Cette photographie prise depuis un avion de ligne le 11 juillet 2021 montre une vue aérienne de l'île d'Elbe (en haut à gauche) dans la mer Tyrrhénienne au large de la ville côtière de Piombino (à droite) en Toscane, en Italie, et de la pointe de l'île française de Corse (à l'arrière). (Photo Laurent Emmanuel AFP)
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  • La ville de Campo nell'Elba, sur l'île touristique italienne d'Elbe, au large de la Toscane, a déclaré sur Facebook qu'une station de repérage proche avait «capté un événement sismique et acoustique ressenti par tout le monde» à 14H30 GMT jeudi
  • Ce qui a été à l'origine de la secousse se déplaçait à une vitesse de 600 kilomètres par seconde, ont précisé l'institut de géophysique de la région et l'université de Florence dans un communiqué

ROME : Une détonation entendue jeudi en Méditerranée, en Toscane et sur l'île française de Corse, et que certaines autorités et habitants ont d'abord attribuée à un tremblement de terre, pourrait avoir été causée par la chute d'une météorite, ont déclaré vendredi des experts.

La ville de Campo nell'Elba, sur l'île touristique italienne d'Elbe, au large de la Toscane, a déclaré sur Facebook qu'une station de repérage proche avait «capté un événement sismique et acoustique ressenti par tout le monde» à 14H30 GMT jeudi.

«Deux secousses importantes», enregistrées sur le «sismomètre de Corte» (Haute-Corse) ont été ressenties jeudi à 14H30 GMT «d'une manière faible à modérée sur toute la façade orientale corse», du Cap Corse à la plaine orientale, a précisé vendredi à l'AFP Baptiste Vignerot, directeur régional du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) de Corse.

Elles n'ont fait «aucun dégât», a-t-il ajouté.

Ces secousses, longues «d'un peu moins d'une minute avec ensuite une propagation d'une onde pendant 45 secondes», «ne sont pas en lien, a priori, avec un mouvement tellurique, donc avec un séisme puisque la forme des signaux ne correspond pas à ce qu'on a habituellement», a-t-il ajouté.

Cela «fait vraiment penser à des mouvements d'air type supersoniques» comme «quand des avions passent le mur du son, sauf que là, ça paraît vraiment fort pour un avion supersonique», a-t-il dit.

Cela peut être causé par «tout un tas de phénomènes» dont une «explosion sous-marine ou aérienne» mais une «source naturelle est quand même privilégiée», a-t-il précisé, jugeant «possible», «l'hypothèse d'avoir un bolide ou un astéroïde» (une météorite est un fragment d'astéroïde, ndlr). Un bolide est le phénomène lumineux provoqué par l'entrée dans l'atmosphère à haute vitesse d'un météore.

«On peut avoir des secousses avec des ondes comme cela quand des astéroïdes rentrent dans l'atmosphère et se désintègrent dans la haute atmosphère» mais «jamais aussi fortes», a-t-il ajouté, parlant d'un «gros événement» dont la «probabilité d'occurrence est extrêmement faible» et qui «n'a pas été mesuré» précédemment «surtout dans la région».

Le président du gouvernement régional de Toscane, Eugenio Giani, avait tout d'abord déclaré qu'il s'agissait d'un tremblement de terre, avant de faire marche arrière après que l'Institut national de géophysique et de volcanologie (INGV) italien eut balayé cette hypothèse.

De son côté l'armée de l'air italienne a indiqué à M. Giani n'être en rien impliquée.

«Le type d'événement à l'origine d'une secousse» ressentie «sur toute la côte toscane et dans certaines zones intérieures, n'est pas encore confirmé», a écrit M. Giani sur les réseaux sociaux.

Ce qui a été à l'origine de la secousse se déplaçait à une vitesse de 600 kilomètres par seconde, ont précisé l'institut de géophysique de la région et l'université de Florence dans un communiqué.

«L'hypothèse d'une météorite entrant dans l'atmosphère semble la plus probable et correspond aux données enregistrées», ont estimé ces sources.

Ce n'est pas la première fois que de mystérieuses détonations sont entendues sur l'île d'Elbe, précise le journal italien Corriere della Sera. Des événements similaires survenus en 2012, 2016 et 2023 n'ont pas encore été expliqués.