Frappe russe sur un hypermarché en Ukraine: le bilan s'alourdit à 11 morts

Un pompier ukrainien intervient pour éteindre un incendie dans une quincaillerie suite à une grève, à Kharkiv, le 25 mai 2024 (Photo, AFP).
Un pompier ukrainien intervient pour éteindre un incendie dans une quincaillerie suite à une grève, à Kharkiv, le 25 mai 2024 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Dimanche 26 mai 2024

Frappe russe sur un hypermarché en Ukraine: le bilan s'alourdit à 11 morts

  • Toujours en uniforme, Lioubov, une femme de ménage de l'hypermarché, a raconté comment elle a fui du magasin
  • Les forces russes ont également lancé plusieurs attaques samedi dans la région

KIEV: Le bilan de la frappe russe sur un hypermarché de bricolage à Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine, s'est alourdi à 11 morts dimanche, au lendemain de cette attaque qualifiée d'"ignoble" par le président ukrainien.

"Malheureusement, le bilan des morts dans l'Epitsentr s'est alourdi à 11", a écrit dimanche le gouverneur régional, Oleg Synegoubov, sur Telegram.

Il avait affirmé la veille qu'au moins six personnes avaient été tuées, qu'une quarantaine d'autres personnes avaient été blessés et que 16 manquaient à l'appel, après cette frappe réalisée selon lui à l'aide de deux bombes aériennes guidées.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux ukrainiens montrent le bâtiment de l'hypermarché Epitsentr au toit éventré dont s'échappe une énorme colonne de fumée noire, les pompiers arrosant d'eau l'incendie déclenché par les frappes.

Selon les pompiers, l'incendie a brûlé 10.000 mètres carrés mais il est contenu.

Toujours en uniforme, Lioubov, une femme de ménage de l'hypermarché, a raconté comment elle a fui du magasin.

"C'est arrivé brusquement. Au début nous n'avons pas compris, tout est devenu noir et tout a commencé à tomber sur nos têtes", a-t-elle dit. "Heureusement que mon téléphone s'est allumé, grâce à sa torche j'ai trouvé où j'étais, mais devant nous tout brûlait déjà".

La chaîne d'hypermarchés Epitsentr vend de l'électroménager et des produits de bricolage.

"La Russie a porté un nouveau coup brutal à notre ville de Kharkiv -- un hypermarché de construction -- samedi, en plein milieu de la journée", a dénoncé le président Volodymyr Zelensky sur Telegram, condamnant une attaque en plein jour sur une cible "clairement civile".

L'agence étatique russe TASS a cité une source sécuritaire russe qui a affirmé qu'une frappe de missile avait détruit un "entrepôt militaire et un poste de commandement" dans le bâtiment.

"Seuls des fous comme Poutine sont capables de tuer et terroriser les gens de façon aussi ignoble", a fustigé M. Zelensky, s'en prenant au président russe qui a ordonné à ses troupes d'attaquer l'Ukraine en février 2022.

Le président français Emmanuel Macron a jugé "inacceptable" cette frappe russe. "La France partage la peine des Ukrainiens et reste pleinement mobilisée à leurs côtés", a écrit sur X le chef de l'Etat en déplorant les "nombreuses victimes, des enfants, des femmes, des hommes", "des familles".

Défense antiaérienne 

Samedi soir, une nouvelle frappe a touché le centre de Kharkiv, blessant 18 personnes dans une zone où se trouvent un bureau de poste, un salon de coiffure et un café, selon le maire de la ville Igor Terekhov.

Le président ukrainien a une nouvelle fois appelé ses alliés occidentaux à fournir davantage de systèmes de défense antiaérienne à son pays.

"Si l'Ukraine disposait de suffisamment de systèmes de défense antiaérienne et d'avions de combat modernes, de telles frappes russes auraient été impossibles", a-t-il plaidé. "Chaque jour, nous lançons un appel au monde: donnez-nous une défense antiaérienne, sauvez des gens".

La ville de Kharkiv, qui comptait 1,5 million d'habitants avant la guerre et est située près de la frontière russe dans le nord-est de l'Ukraine, est visée régulièrement par les forces de Moscou, qui ont aussi lancé le 10 mai une offensive terrestre dans la région.

Cette offensive leur a permis de s'emparer de plusieurs localités et de forcer Kiev à dépêcher des renforts dans le secteur. L'Ukraine a toutefois assuré vendredi que cet assaut avait été "arrêté".

Les forces russes ont également lancé plusieurs attaques samedi dans la région.

Elles ont bombardé le village de Koupiansk-Vouzlovyi, un noeud ferroviaire de la région de Kharkiv proche de la frontière, blessant cinq personnes, a annoncé le bureau du procureur régional dans un communiqué.

Selon la même source, deux véhicules civils, dont une ambulance, ont été visés par des tirs.

Dans la même région, la Russie a bombardé le district de Koupiansk, endommageant une usine et des bâtiments d'habitation, d'après le bureau du procureur.

Dans l'Est, dans la région de Donetsk, un bombardement a tué samedi une femme de 40 ans et blessé quatre personnes, selon le gouverneur régional Vadim Filachkine.

En Russie, le gouverneur de la région de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, a déclaré samedi que deux personnes y avaient été tuées dans un bombardement ukrainien.

"Les forces armées ukrainiennes ont tiré sur le village d'Oktiabrski à l'aide d'un lance-roquettes", a écrit Viatcheslav Gladkov sur Telegram, précisant qu'un "homme et une femme ont été" mortellement "blessés par des éclats d'obus".


Le roi Charles à New York pour célébrer les liens entre Royaume-Uni et Etats-Unis

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
Short Url
  • Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis
  • Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans

NEW YORK: Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis à un moment de tensions entre les deux alliés historiques.

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche.

Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans. Le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, sera présent.

"Cette tragédie a été un moment fondateur pour l'Amérique, et votre douleur, votre choc a été ressenti de par le monde", a déclaré mardi le souverain devant les parlementaires américains.

"Nous nous sommes alors tenus à vos côtés. Et nous sommes aujourd'hui a vos côtés pour se souvenir de ce jour qui ne devra jamais être oublié", a ajouté Charles III à la tribune du Congrès, avant d'appeler Washington à rester fidèle à ses alliés occidentaux et lancé quelques critiques voilés à l'attention de Donald Trump.

Winnie l'ourson 

Il rencontrera ensuite des secouristes du 11-Septembre et des familles de victimes, avant d'aller visiter un projet de ferme urbaine.

Pendant ce temps, Camilla va célébrer le 100e anniversaire de Winnie l'ourson à la bibliothèque municipale de New York en offrant un jouet à l'effigie de Petit Gourou, un autre personnage de cet univers.

Le roi doit ensuite participer à un événement économique centré sur la coopération entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, en présence d'investisseurs et de patrons d'entreprises.

Donald Trump a laissé planer mi-avril la menace d'un retrait des Etats-Unis de l'accord conclut avec Londres sur les droits de douane, arme économique favorite d'un président américain résolument protectionniste.

Le milliardaire républicain est agacé par la réticence du gouvernement britannique à aider Washington dans sa guerre contre l'Iran menée avec Israël.

En fin de journée, Charles III se rendra à une réception pour son association d'aide à la jeunesse, The King's Trust. Le couple royal reviendra à Washington jeudi avant de se rendre sur le territoire britannique des Bermudes.

Cette visite d'Etat de plusieurs jours devait aider à recoller les morceaux d'une "relation spéciale" fissurée par les désaccords politique entre Donald Trump et le Premier ministre travailliste Keir Starmer à propos de la guerre en Iran.

En cette année qui marque le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance, par laquelle des colonies britanniques sont devenues les Etats-Unis d'Amérique, le président républicain a affiché sa fascination pour la monarchie en recevant le chef d'Etat britannique avec tous les honneurs: militaires en tenue d'apparat, fanfare, 21 coups de canon et survol de la Maison Blanche par des avions de combat.


Le chef du Pentagone va s'expliquer sur la guerre en Iran devant les députés américains

 Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
Short Url
  • Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains soient régulièrement informés
  • Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début d'un conflit qui s'enlise, malgré un cessez-le-feu prolongé par Donald Trump.

Le chef du Pentagone, très critiqué par l'opposition démocrate, fera face aux questions des membres de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants aux côtés de Dan Caine, le chef d'état-major américain.

Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains d'entre-eux soient régulièrement informés avec des renseignements classés secret défense.

Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate, alors que les conséquences économiques de la guerre se font sentir dans le monde entier et jusque dans l'opinion américaine avec une hausse des prix à la pompe.

"Le ministre Hegseth va enfin se présenter devant la Commission des forces armées de la Chambre cette semaine, a salué la députée démocrate Maggie Goodlander. Il est temps qu'il réponde d'une guerre lancée par choix".

Donald Trump et son gouvernement ont multiplié les déclarations contradictoires sur les buts de guerre de Washington et sur les manières de mettre fin au conflit.

Demande d'enquête 

Les négociations pour y mettre fin piétinent, alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines. En attendant, Téhéran exerce un quasi-blocage de la navigation au détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que Washington a mis en place un blocus des ports iraniens.

La marine américaine a déployé trois de ses porte-avions dans la région, une première depuis plus de vingt ans.

La conduite de la guerre par Pete Hegseth irrite depuis le début les élus de l'opposition démocrate, qui ont lancé six procédures visant à le démettre de ses fonctions, sans réel espoir d'y parvenir.

Nombre de parlementaires, y compris des républicains, regrettent aussi que l'exécutif américain n'ait pas consulté davantage le Congrès avant de déclencher ce conflit, alors que la Constitution exige son accord pour formellement "déclarer" la guerre.

Les démocrates ont plusieurs fois échoué à faire passer une résolution visant à limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump en Iran.

Plus d'une dizaine d'entre eux ont aussi demandé la semaine dernière l'ouverture d'une "enquête formelle et immédiate" sur la mort de six soldats américains au Koweït dans les premiers jours du conflit, estimant que le ministre a "induit le public en erreur sur les circonstances de l'attaque".

Au total, 13 militaires américains ont été tués depuis le 28 février, et 400 ont été blessés.

Explosion du budget 

Les parlementaires pourraient aussi interroger Pete Hegseth sur le coût de la guerre, tant d'un point de vue strictement budgétaire que sur l'utilisation à grande échelle de missiles aux stocks limités, certains craignant un épuisement critique d'armements stratégiques.

L'audition porte officiellement sur la demande de l'exécutif américain d'augmenter de 42% le budget américain de la défense, déjà faramineux, pour le porter à 1.500 milliards de dollars en 2027, l'équivalent du produit intérieur brut (PIB) de l'Indonésie ou des Pays-Bas.

L'audition de mercredi pourrait aussi porter sur la vague de départ dans les plus hauts postes du Pentagone, ou sur l'utilisation de l’intelligence artificielle au sein des forces armées.

L'entreprise Anthropic est en conflit avec le ministère de la Défense pour avoir refusé que ses outils d'IA soient utilisés pour la surveillance de masse des citoyens américains et pour rendre des armes totalement autonomes.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Short Url
  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.