Les frappes israéliennes à Rafah relancent le débat sur la reconnaissance d'un Etat palestinien

La semaine dernière, l'Espagne, l'Irlande et la Norvège avaient annoncé leur décision de reconnaître l'Etat de Palestine (Photo, AFP).
La semaine dernière, l'Espagne, l'Irlande et la Norvège avaient annoncé leur décision de reconnaître l'Etat de Palestine (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 27 mai 2024

Les frappes israéliennes à Rafah relancent le débat sur la reconnaissance d'un Etat palestinien

  • L'émotion est aussi vive qu'unanime à gauche, après cette frappe nocturne qui a tué au moins 40 personnes
  • Plusieurs voix jusque dans le camp macroniste, à l'image du numéro deux de la liste conduite par Valérie Hayer pour les européennes, Bernard Guetta

PARIS: Le bombardement meurtrier d'un centre de déplacés près de Rafah a suscité lundi une vague d'indignations à gauche et relancé dans la classe politique française le débat sur la reconnaissance d'un Etat palestinien.

L'émotion est aussi vive qu'unanime à gauche, après cette frappe nocturne qui a tué au moins 40 personnes. Israël affirme avoir frappé "un complexe du Hamas" dans lequel opéraient "d'importants terroristes".

"Les images de Rafah sont littéralement insoutenables. Rien ne peut justifier de tels crimes", a réagi sur X la tête de liste PS-Place publique pour les européennes, Raphaël Glucksamnn, appelant à "faire réellement pression sur Netanyahu. Maintenant".

Cet "abominable massacre (...) résume ce que sont les assassins de cette armée de criminels de guerre et leurs chefs", a relevé de son côté le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, réclamant la "rupture de la coopération avec le gouvernement Netanyahu et son économie", ainsi qu'un "embargo sur les armes" et la "reconnaissance de l'Etat de Palestine".

Position partagée,  sur le même réseau social, par la patronne des écologistes Marine Tondelier qui appelle la France et l'Union européenne à "opérer une rupture en urgence dans leur action diplomatique pour stopper ce massacre".

Geste de diplomatie 

Le numéro un socialiste, Olivier Faure, a lui aussi souhaité sur TF1 "un geste politique et diplomatique puissant" avec la reconnaissance d'un Etat palestinien pour que la France "puisse être du bon côté de l'Histoire".

Plusieurs voix jusque dans le camp macroniste, à l'image du numéro deux de la liste conduite par Valérie Hayer pour les européennes, Bernard Guetta, appellent à une telle reconnaissance.

"Il ne s'agit pas d'être pro-palestinien ou pro-israélien, il s'agit d'être pro-paix, d'obliger les dirigeants de ces deux peuples à se rasseoir à une table de négociation", a estimé M. Guetta sur Sud Radio, observant que la frappe israélienne faisait suite à un tir de roquettes du Hamas.

La semaine dernière, l'Espagne, l'Irlande et la Norvège avaient annoncé leur décision de reconnaître l'Etat de Palestine, à partir du 28 mai, s'attirant les foudres d'Israël.

Mais, à droite, les réticences restent fortes.

François-Xavier Bellamy, tête de liste LR pour le scrutin du 9 juin, met en garde contre le "grand danger de reconnaître aujourd'hui un Etat palestinien", au risque de "donner le sentiment que l'on donne raison à ceux qui ont déclenché l'attentat terroriste du 7 octobre", même s'il "faudra mettre un jour en oeuvre une solution à deux Etats".

"Israël a le droit de se défendre dans le respect du droit international", a-t-il ajouté sur France Inter, jugeant nécessaire de "faire toute la lumière sur les conditions de la frappe (sur le centre de déplacés près de Rafah, NDLR) et ses conséquences réelles".


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.