La reconnaissance de l'Etat de Palestine est « une nécessité », selon Sánchez

Cette reconnaissance est "une nécessité" pour "parvenir à la paix" entre Israéliens et Palestiniens, en plus d'être "une question de justice historique" pour le peuple palestinien, a déclaré mardi le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez. (AFP).
Cette reconnaissance est "une nécessité" pour "parvenir à la paix" entre Israéliens et Palestiniens, en plus d'être "une question de justice historique" pour le peuple palestinien, a déclaré mardi le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez. (AFP).
Annoncée mercredi dernier de façon coordonnée par M. Sánchez et ses homologues irlandais et norvégien, cette reconnaissance sera donc effective à compter de ce mardi. (AFP).
Annoncée mercredi dernier de façon coordonnée par M. Sánchez et ses homologues irlandais et norvégien, cette reconnaissance sera donc effective à compter de ce mardi. (AFP).
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Publié le Mardi 28 mai 2024

La reconnaissance de l'Etat de Palestine est « une nécessité », selon Sánchez

  • Annoncée mercredi dernier de façon coordonnée par M. Sánchez et ses homologues irlandais et norvégien, cette reconnaissance sera donc effective à compter de ce mardi
  • Le gouvernement irlandais doit également se réunir dans la matinée pour l'entériner, tandis que la Norvège a remis dimanche une note verbale au nouveau Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, actant l'entrée en vigueur de cette décision.

MADRID: Madrid, Dublin et Oslo reconnaissent formellement mardi l'Etat de Palestine, une décision provoquant la fureur d'Israël, qui y voit "une récompense" pour le mouvement islamiste palestinien Hamas en pleine guerre dans la bande de Gaza.

Cette reconnaissance est "une nécessité" pour "parvenir à la paix" entre Israéliens et Palestiniens, en plus d'être "une question de justice historique" pour le peuple palestinien, a déclaré mardi le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez.

Dans une brève déclaration en espagnol et en anglais, quelques heures avant la reconnaissance d'un Etat palestinien par son gouvernement de gauche, réuni en conseil des ministres à partir de 09H30 locales (07H30 GMT), le dirigeant socialiste a ajouté que cette décision n'était prise "contre personne, et encore moins contre Israël".

Annoncée mercredi dernier de façon coordonnée par M. Sánchez et ses homologues irlandais et norvégien, cette reconnaissance sera donc effective à compter de ce mardi.

Le gouvernement irlandais doit également se réunir dans la matinée pour l'entériner, tandis que la Norvège a remis dimanche une note verbale au nouveau Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, actant l'entrée en vigueur de cette décision.

Israël accuse l'Espagne d'être «  complice » des "appels au génocide des Juifs"

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Israël Katz, a accusé le Premier ministre espagnol, Pédro Sanchez, dont le gouvernement s'apprête à reconnaître formellement l'Etat de Palestine mardi, d'être "complice" des "appels au génocide" des Juifs.

"Vous êtes complice des appels au génocide du peuple juif", a écrit M. Katz sur le réseau social X.

Ces trois pays européens - dont deux, l'Espagne et l'Irlande, sont membres de l'UE - estiment que leur initiative a une très forte portée symbolique, à même d'amener d'autres Etats à les rejoindre.

Ils mettent en avant le rôle tenu par la Norvège et l'Espagne dans le processus de paix des années 1990 au Proche-Orient. Madrid avait, en effet, accueilli une Conférence de paix israélo-arabe en 1991, deux ans avant les accords d'Oslo de 1993.

Divergences au sein de l'UE 

Si la Slovénie devrait elle aussi reconnaître prochainement l'Etat de Palestine, la question suscite de profondes divergences au sein de l'UE.

D'autres Etats membres jugent en effet, comme la France, que ce n'est pas le bon moment, alors que l'Allemagne n'envisage une telle reconnaissance qu'à l'issue de négociations entre les deux parties.

En incluant l'Espagne, l'Irlande et la Norvège, l'Etat de Palestine est désormais reconnu par 145 pays sur les 193 Etats membres de l'ONU, selon un décompte de l'Autorité palestinienne. Sont absents de cette liste la plupart des pays d'Europe occidentale et d'Amérique du Nord, l'Australie, le Japon ou encore la Corée du Sud.

Jusqu'ici, la Suède avait été en 2014 le seul pays de l'UE à reconnaître l'Etat de Palestine, la République tchèque, la Hongrie, la Pologne, la Bulgarie, la Roumanie et Chypre l'ayant fait avant de rejoindre le bloc.

La décision de Madrid, de Dublin et d'Oslo a provoqué la semaine dernière la fureur d'Israël. Les tensions sont encore montées d'un cran ces derniers jours.

« Une récompense au Hamas » 

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Israël Katz, a ainsi pris lundi des "mesures punitives" à l'encontre de Madrid, en interdisant au consulat d'Espagne à Jérusalem de fournir ses services aux Palestiniens à compter du 1er juin.

"Nous ne tolérons pas que l'on porte atteinte à la souveraineté et à la sécurité d'Israël", a-t-il dit, accusant l'Espagne de décerner "une récompense au Hamas", dont l'attaque du 7 octobre dans le sud d'Israël a déclenché la guerre actuelle dans la bande de Gaza.

Cette attaque avait entraîné la mort de plus de 1.170 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes. Les représailles d'Israël ont fait plus de 36.000 morts dans la bande de Gaza, essentiellement des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas, qui ne distingue pas entre civils et combattants.

Israël Katz a aussi mis en ligne dimanche sur le réseau social X une vidéo associant des images de l'attaque du 7 octobre avec d'autres de danseurs de flamenco, en affirmant que l.e Hamas disait "merci pour (ses) services" à Pedro Sánchez.

Une vidéo qualifiée de "scandaleuse et abominable" par le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares.

"Certains ont qualifié notre décision (...) de +récompense décernée au terrorisme+. Rien n'est plus éloigné de la vérité", a insisté lundi le ministre irlandais des Affaires étrangères, Micheal Martin


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.


Le nouveau Premier ministre Burnham réunit son gouvernement, sans les proches de Starmer

Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
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  • Andy Burnham a pris ses fonctions comme Premier ministre britannique, remaniant profondément son gouvernement et écartant plusieurs proches de Keir Starmer
  • Il doit annoncer ses premières mesures pour le pouvoir d'achat, tout en promettant une réindustrialisation, davantage de logements sociaux et des réformes majeures

LONDRES: Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham réunit mardi son gouvernement marqué par le départ de fidèles de son prédécesseur Keir Starmer et doit annoncer des mesures pour le pouvoir d'achat.

A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier est devenu le septième Premier ministre britannique depuis 2016, année du Brexit, en succédant lundi au démissionnaire Keir Starmer et ses deux ans au pouvoir.

Si l'on retrouve dans les rangs du nouveau gouvernement des figures déjà présentes dans l'équipe de Keir Starmer, des fidèles de l'ex-Premier ministre ont été éloignés, le journal The Times titrant même sur une "purge".

Le Financial Times pointe lui une "surprise": l'ancien ministre de la Défense John Healey, qui avait quitté le gouvernement Starmer sur fond de désaccord budgétaire, remplace Rachel Reeves aux Finances - une fidèle de Keir Starmer écartée.

John Healey fait face à une lourde tâche, dans un contexte de croissance atone et de finances contraintes par une dette publique élevée.

Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, ambitieux ex-ministre de la Santé qui avait envisagé un temps de défier Keir Starmer à la tête du Labour. Il sera chargé de mettre en œuvre le plan d'investissement sur dix ans pour moderniser l'armée britannique.

"Nous veillerons à ce que nos forces armées disposent des ressources nécessaires", a appuyé Wes Streeting dans une publication sur X suivant sa nomination, revenant sur la question des moyens alloués à la défense qui avait fragilisé en juin le gouvernement Starmer et accéléré sa chute.

Le nouveau ministre a également assuré l'Ukraine de son soutien, après que Andy Burnham a échangé par téléphone avec son dirigeant Volodymyr Zelensky, mais aussi avec Donald Trump ou Emmanuel Macron.

Ed Miliband, ministre de l'Energie sortant, devient chef de la diplomatie britannique. Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l'immigration, est elle maintenue à l'Intérieur.

Un autre très proche de Keir Starmer, ex-ministre de la Justice et vice-Premier ministre David Lammy, a lui été mis à l'écart du nouvel exécutif.

- "Changements profonds" -

La figure de l'aile gauche du parti Angela Rayner, qui fut numéro deux de Keir Starmer, retrouve son portefeuille du Logement.

Andy Burnham doit réunir mardi son équipe gouvernementale, et annoncer de premières mesures de lutte contre le coût de la vie.

Il souhaite agir rapidement en accord avec sa première allocution devant Downing Street la veille, où il a promis d'engager "les changements les plus profonds de ces quarante dernières années" au Royaume-Uni, lui faire retrouver sa "stabilité" et "redonner de l'espoir".

S'exprimant sans notes et sans pupitre en présence de son épouse Marie-France van Heel, de ses enfants et de sa mère, le nouveau Premier ministre a dit vouloir réindustrialiser le pays, construire plus de logements sociaux et bâtir une "nouvelle économie" dans laquelle les services essentiels sont davantage contrôlés par l'Etat.

Il a érigé en priorité de "mettre fin au sans-abrisme", après s'être rendu dans un refuge pour personnes sans domicile fixe au matin de sa nomination.

Les travaillistes comptent aussi sur Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays grâce au renouveau connu par l'agglomération de Manchester. Il a dit vouloir décentraliser le pouvoir et créer un "N°10 du Nord" à Manchester.