Les étudiants gagnent leurs galons dans les hôpitaux tchèques surchargés

Tereza Zalesakova, volontaire et étudiante en médecine, au milieu de ses collègues, infirmières d'une unité de soins intensifs (USI), à l'hôpital universitaire général le 7 janvier 2021 à Prague. (Michal Cizek / AFP)
Tereza Zalesakova, volontaire et étudiante en médecine, au milieu de ses collègues, infirmières d'une unité de soins intensifs (USI), à l'hôpital universitaire général le 7 janvier 2021 à Prague. (Michal Cizek / AFP)
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Publié le Samedi 09 janvier 2021

Les étudiants gagnent leurs galons dans les hôpitaux tchèques surchargés

  • Les hôpitaux tchèques frôlaient leurs capacités d'accueil maximales depuis l'automne dernier, quand ce pays membre de l'UE, fort de 10,7 millions d'habitants, a connu un pic de contaminations de Covid-19
  • Cette semaine, le pays a dépassé le seuil des 17.000 nouvelles contaminations, un record

PRAGUE: Des centaines d'étudiants en médecine se sont portés bénévoles pour aider les hôpitaux tchèques débordant de malades de la Covid-19, aux prises avec l'un des taux d'infections parmi les plus élevés au monde.

Enveloppée dans une tenue de protection médicale complète, cachée derrière une visière et munie de deux paires de gants en caoutchouc, Tereza Zalesakova, 22 ans, effectue le test de glycémie chez une patiente sous respirateur artificiel. 

Elle passe ensuite dans une autre pièce de l'unité des soins intensifs de l'hôpital universitaire général de Prague pour aider à nourrir un homme âgé qui n'arrête de tousser et qui respire avec difficulté. 

"J'ai commencé à travailler ici début de novembre parce qu'il manquait de personnel auxiliaire", indique cette étudiante en médecine à l'Université Charles de Prague. 

"Si les infirmières n'ont pas besoin de moi, les médecins me laissent souvent effectuer différentes interventions médicales, ce que je n'aurais jamais pu faire en tant qu'étudiante", dit Tereza à l'AFP. 

"C'est une expérience inestimable", souligne la jeune femme qui espère devenir chirurgienne un jour. 

Les hôpitaux tchèques frôlaient leurs capacités d'accueil maximales depuis l'automne dernier, quand ce pays membre de l'UE, fort de 10,7 millions d'habitants, a connu un pic de contaminations de Covid-19. 

Le pays a enregistré le taux de mortalité quotidien par habitant le plus élevé d'Europe pendant plusieurs semaines en octobre et novembre, et le taux de contaminations ces derniers jours a été plus élevé qu'aux États-Unis. 

Le ministère tchèque de la Santé chiffre à plus de 800.000 le nombre de cas confirmés du Covid-19 depuis le début de l'épidémie de mars, dont 12.800 décès.

Cette semaine, le pays a dépassé le seuil des 17.000 nouvelles contaminations, un record. 

"La capacité d'accueil touche à ses limites. La principale raison, les absences du personnel en raison d'infections à la Covid-19", a déclaré vendredi aux journalistes le vice-ministre de la Santé, Vladimir Cerny.

"Enormement de travail" 

Pour relever le défi, le gouvernement a fait appel aux étudiants ainsi qu'aux militaires pour aider les hôpitaux ou les maisons de retraite. 

"Les étudiants font énormément de travail et nous leur en sommes très reconnaissants", déclare Petra Havrlikova, infirmière à l'hôpital universitaire général. 

"Ils nous aident à positionner les patients, à faire leurs toilettes du matin, transmettent les échantillons aux laboratoires ou désinfectent les chambres", dit-elle à l'AFP. 

"Je pense que beaucoup d'entre eux ont vu ici pour la première fois un patient de près", estime Mme Havrlikova. 

Se reposant après trois heures passées à l'unité de soins intensifs, l'étudiante en médecine Karolina Nekolova, 22 ans, se prépare à une nouvelle tournée en partageant une boîte de chocolat avec des infirmières. 

"Le plus difficile est d'être confronté à la mort d'un patient. C'est triste et personne ne nous a préparés à ça", déclare-t-elle.

"Expérience formidable" 

Les deux étudiantes, Tereza et Karolina, sont toutes les deux en troisième année d'un cursus de six ans d'études de médecine à l'Université Charles, et toutes les deux comptent désormais comme employées à temps partiel dans le service interne. 

Elles font jusqu'à dix permanences de 12 heures par mois, chacune comprenant six heures en soins intensifs et six heures dédiées à d'autres tâches. 

"C'est une expérience formidable pour moi. D'abord, j'aide les gens et, deuxièmement, je gagne de l'expérience pour ma future vie de médecin", déclare Karolina Nekolova, qui envisage de devenir pédiatre. 

Les deux étudiantes estiment que mêler la fac et le travail n'est pas un problème et considèrent avoir la chance de pouvoir étudier "sur le terrain", contrairement à d'autres étudiants contraints à l'enseignement à distance à cause des restrictions sanitaires. 

"Notre faculté est très ouverte. Maintenant, nous sommes en période d'examen donc cela risque d'être un peu plus difficile mais j'espère que nous y arriverons", sourit Tereza Zalesakova.


Les Etats-Unis et le Venezuela annoncent un accord pétrolier "historique"

Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
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  • Washington et Caracas annoncent un accord pétrolier présenté comme historique, portant sur 17 champs vénézuéliens, avec 65 milliards de barils de potentiel et plus de 100 milliards de dollars d’investissements
  • L’accord vise à relancer la production pétrolière du Venezuela et à réduire les prix de l’énergie aux États-Unis, mais des incertitudes persistent sur les investissements, la sécurité et la stabilité politique

WASHINGTON: Washington et Caracas ont annoncé vendredi avoir conclu un accord pétrolier "historique", qui verra les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du Venezuela.

Dans un message publié sur Truth Social, le président américain Donald Trump l'a qualifié de "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" qui doublerait, selon lui, les réserves pétrolières des Etats-Unis.

Il précise que l'accord a été établi "en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez" et "au travers d'un partenariat avec des entreprises privées".

Caracas a confirmé avoir signé un accord pétrolier "historique" avec les Etats-Unis, Mme Rodriguez remerciant "chaleureusement" Donald Trump dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Selon elle, l'accord prévoit "de développer 17 champs stratégiques, avec un potentiel avéré de 65 milliards de barils de pétrole, un investissement de plus de 100 milliards de dollars et plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l'État" vénézuélien.

"Pour le peuple vénézuélien, cet accord (...) soutiendra des milliers d'emplois bien rémunérés et favorisera la reconstruction de l'économie vénézuélienne", a également déclaré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio sur X, confirmant "près de 100 milliards de dollars d'investissements privés" dans le pays.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, avec plus de 303 milliards de barils. Mais sa production reste limitée.

En parallèle, les stocks stratégiques américains ("strategic petroleum reserve", ou SPR) sont à leur plus bas niveau depuis novembre 1982, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Washington s'est engagé à libérer progressivement 172 millions de barils sur les 415 millions qui composaient la SPR fin février pour pallier les perturbations d'approvisionnement et la hausse des cours du brut liées à la guerre en cours au Moyen-Orient.

Selon Donald Trump, "cette transaction historique" entre les Etats-Unis et le Venezuela permettra "de réduire considérablement le prix de l'essence pour tous les Américains, et ce pendant de nombreuses années".

Le président américain assure par ailleurs que cet accord "ne coûtera rien aux contribuables américains".

 

- Mainmise américaine -

 

Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.

Le gouvernement américain essaye de pousser les entreprises américaines à s'engager dans le pays, suscitant toutefois des réactions mitigées face aux lourds investissements nécessaires pour remettre en état les infrastructures pétrolières du pays et y extraire de l'or noir.

Une réticence suscitée aussi par les expropriations menées par le régime vénézuélien dans le passé. Le géant américain ExxonMobil l'a notamment été à deux reprises.

"Le principal problème au Venezuela concernait la sûreté et la sécurité", a commenté auprès de l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.

Selon lui, les Etats-Unis pourraient chercher avec cet accord à "créer une sorte de zone d'État où les entreprises américaines peuvent s'implanter, exercer leurs activités sans subir de répercussions, et (...) éliminer le risque politique qui accompagne habituellement les investissements au Venezuela".

Pour Jorge R. Pinon, chercheur à l'Energy Institute de l'Université du Texas à Austin, de nombreuses "zones d'ombre" subsistent toutefois, notamment le risque qu'un futur gouvernement vénézuélien change brutalement "les règles du jeu", remettant en cause tout accord actuel.

"Ce sont des projets qui mettront très certainement de nombreuses années avant de voir le jour et de porter leurs fruits", estime par ailleurs l'expert pétrolier Oswaldo Felizzola.

Pour Elias Ferrer, fondateur du Think tank Orinoco Research, cette annonce relève d'"un jeu de récits autour d'accords qui étaient déjà en cours de négociation", l'achat par les Etats-Unis de brut vénézuélien étant dans tous les cas "garanti".

D'après l'expert, Donald Trump présente ces arrangements comme une victoire politique, en les inscrivant dans le contexte plus large du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix de l'énergie.


Washington prévoit d'envoyer un nouveau porte-avions au Moyen-Orient dans les prochaines semaines 

Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
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  • L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine
  • Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage

WASHINGTON: Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain.

L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine.

Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage.

Selon un haut responsable de la marine américaine cité par l'Institut naval américain, le déploiement du Theodore Roosevelt durera "plus de sept mois". "Leur commandement leur fait tabler sur huit mois", a-t-il encore déclaré.

Contacté par l'AFP, le Pentagone n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

Le porte-avions Abraham Lincoln et ses quelque 5.000 marins s'apprêtent enfin à toucher terre, en Thaïlande, a indiqué la marine thaïlandaise à l'AFP jeudi. Cette escale est attendue du 2 au 6 septembre, selon des médias locaux.

Le bâtiment avait quitté San Diego le 21 novembre 2025 pour une mission en mer de Chine méridionale et avait été redirigé vers le Moyen-Orient avant que les Etats-Unis et Israël lancent leur offensive conjointe contre l'Iran le 28 février.


Emmanuel Macron rencontrera Andy Burnham à Londres la semaine prochaine

Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine et sera reçu à Downing Street par le Premier ministre britannique Andy Burnham
  • Cette visite intervient avant l’exposition de la tapisserie de Bayeux au British Museum et dans un contexte de rapprochement entre Londres et l’UE sur l’Ukraine

LONDRES: Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine pour une visite au cours de laquelle le président français sera reçu à Downing Street par le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham, a indiqué jeudi à l'AFP une source gouvernementale britannique.

Cette visite intervient à quelques jours de l'ouverture de l'exposition exceptionnelle de la tapisserie de Bayeux, prêtée au British Museum à Londres, projet dans lequel Emmanuel Macron s'est beaucoup investi.

Le président français est le deuxième dirigeant étranger, et le premier d'un pays de l'Union européenne (UE), à être reçu par le chef du gouvernement travailliste depuis son accession au pouvoir le 20 juillet, après son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky fin juillet.

MM. Macron et Burnham ont co-présidé cette semaine, avec le chancelier allemand Friedrich Merz, une réunion de la coalition des volontaires pour l'Ukraine.

Le chef de l'Etat français y a participé en visioconférence, tandis que le Premier ministre britannique s'est rendu à Kiev, pour son premier déplacement à l'étranger.

A cette occasion, il a notamment rencontré le président du Conseil européen, Antonio Costa, à qui il a affirmé que le Royaume-Uni devait faire preuve de "plus d'audace" pour se rapprocher de l'UE, selon un compte-rendu de leur entretien publié par Downing Street.