La Chine organise un forum pour renforcer ses liens avec les pays arabes

Le président Xi Jinping, au centre, devrait prononcer un discours lors de la cérémonie d'ouverture du forum de coopération entre la Chine et les États arabes. (Reuters)
Le président Xi Jinping, au centre, devrait prononcer un discours lors de la cérémonie d'ouverture du forum de coopération entre la Chine et les États arabes. (Reuters)
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Publié le Mercredi 29 mai 2024

La Chine organise un forum pour renforcer ses liens avec les pays arabes

  • Pékin a renforcé ces dernières années ses relations commerciales et diplomatiques avec le Moyen-Orient
  • La Chine soutient par ailleurs depuis des décennies la cause palestinienne et milite pour une solution à deux Etats

PEKIN: La Chine accueille mercredi de nombreux dirigeants arabes à la veille d'un forum dont elle espère qu'il permettra d'approfondir les liens avec la région et de présenter une "voix commune" sur la question palestinienne.

Parmi les dirigeants qui assisteront à ce forum à Pékin figurent notamment les présidents égyptien Abdel Fattah al-Sissi, celui des Emirats arabes unis Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, ou encore de la Tunisie, Kais Saied.

Pékin a renforcé ces dernières années ses relations commerciales et diplomatiques avec le Moyen-Orient, dont une grande partie est traditionnellement sous influence américaine.

La Chine a ainsi supervisé et facilité le spectaculaire rapprochement diplomatique l'an passé entre deux grandes puissances régionales, l'Iran et l'Arabie saoudite.

Elle soutient par ailleurs depuis des décennies la cause palestinienne et milite pour une solution à deux Etats.

La Chine a encore annoncé fin avril avoir accueilli des représentants du Hamas et du Fatah, deux groupes palestiniens qui se déchirent, pour des "discussions approfondies et franches sur une promotion de la réconciliation intra-palestinienne".

Le président chinois Xi Jinping doit prononcer jeudi un discours durant la cérémonie d'ouverture de cette conférence ministérielle du Forum de coopération Chine-pays arabes, qui vise à établir des "consensus" entre Pékin et la région.

Au menu des discussions figurera notamment le conflit Israël-Hamas. Xi Jinping a appelé à l'organisation d'une conférence de paix et Pékin a dit espérer que le forum "fasse entendre une voix commune sino-arabe" sur la question.

La Chine voit une "opportunité stratégique de renforcer sa réputation et sa position dans le monde arabe" en aidant à la résolution de ce conflit face à l'inaction américaine, déclare à l'AFP Ahmed Aboudouh, analyste du centre de réflexion britannique Chatham House. "Cela permet à Pékin de saper la crédibilité et l'influence des Etats-Unis dans la région."

Mardi, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a rencontré ses homologues du Yémen et du Soudan, déclarant qu'il espérait "renforcer la solidarité et la coordination" avec le monde arabe.

Il a fait part à son homologue yéménite, Shayea Mohsen al-Zindani, de ses préoccupations concernant les attaques des rebelles houthis, soutenus par l'Iran, qui affirment agir en solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza.

"La Chine appelle à l'arrêt du harcèlement des navires civils et au maintien de la sécurité des voies navigables de la mer Rouge", a-t-il souligné selon son ministère.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.