La canicule écrase le nord de la Chine, 40°C près de Pékin

Une femme s'évente en se reposant à l'ombre dans une allée pendant une vague de chaleur à Pékin le 23 juin 2023. La Chine a émis une alerte à la chaleur de niveau maximal pour les régions du nord du pays le 23 juin, alors que la capitale cuit sous des températures avoisinant les 40 degrés Celsius (104 Fahrenheit). (Photo de Greg Baker AFP)
Une femme s'évente en se reposant à l'ombre dans une allée pendant une vague de chaleur à Pékin le 23 juin 2023. La Chine a émis une alerte à la chaleur de niveau maximal pour les régions du nord du pays le 23 juin, alors que la capitale cuit sous des températures avoisinant les 40 degrés Celsius (104 Fahrenheit). (Photo de Greg Baker AFP)
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Publié le Mardi 11 juin 2024

La canicule écrase le nord de la Chine, 40°C près de Pékin

  • L'an dernier, Pékin avait battu un record absolu de chaleur en juin avec 41,1°C, sa plus chaude journée pour ce mois depuis le début des relevés météorologiques en 1961. La ville avait alors été placée en alerte rouge
  • La Chine n'est pas le seul pays touché par de fortes chaleurs. Le mois dernier en Inde, un record avait été battu avec 52,3°C relevés à New Delhi

PÉKIN, Chine : Une alerte pour forte chaleur est en vigueur mardi en Chine sur une large partie nord du pays, dont la capitale Pékin où les températures ont dépassé localement les 40°C.

Des températures élevées en Chine ne sont pas inhabituelles à l'approche de l'été, en particulier dans l'ouest aride et le sud du pays.

Dans le nord, les habitants de Pékin sont également coutumiers de la chaleur à cette période de l'année.

Mais le pays fait face ces derniers mois à des conditions météorologiques extrêmes et à des températures localement inhabituelles, exacerbées par le changement climatique selon des scientifiques.

A Pékin, une alerte orange pour forte chaleur a été émise jusqu'à jeudi. Il s'agit du deuxième niveau le plus élevé des services météorologiques chinois.

Selon les médias locaux, la plus haute température relevée mardi dans la capitale chinoise a été de 40,3°C, dans la grande banlieue ouest à 50 kilomètres du centre-ville.

L'an dernier, Pékin avait battu un record absolu de chaleur en juin avec 41,1°C, sa plus chaude journée pour ce mois depuis le début des relevés météorologiques en 1961. La ville avait alors été placée en alerte rouge.

Mardi après-midi, certains habitants se promenaient dans les rues avec un ventilateur de poche, tandis que d'autres privilégiaient ombrelles et masques faciaux pour se protéger des rayons du soleil.

En soirée, le temps a brusquement viré à l'orage. De puissantes rafales de vent accompagnées de pluie et de grêlons par endroits ont balayé la capitale chinoise.

- Canicule et fortes pluies -

La forte chaleur actuelle devrait persister jusqu'à vendredi dans le nord et l'est de la Chine, ont averti les services météorologiques.

La métropole portuaire de Tianjin (nord), proche de Pékin, ainsi que les provinces du Hebei (nord) et du Shandong (est) sont notamment concernées.

Dans ces provinces, une vingtaine de stations météo ont enregistré des records de températures pour un début juin, a rapporté la radio nationale CNR.

Au Shandong, une alerte rouge est d'ailleurs en vigueur pour des températures qui pourraient atteindre localement 42°C, ont averti les services météorologiques.

Dans le Hebei, limitrophe de Pékin, le mercure a atteint mardi après-midi 42,9°C.

A l'autre bout du pays, de fortes précipitations sont attendues dans le sud de la Chine, en particulier dans la région montagneuse du Guizhou et dans le Yunnan, frontalier de la Birmanie et du Laos.

Jusqu'à 70 millimètres de pluie y sont attendus.

La Chine n'est pas le seul pays touché par de fortes chaleurs. Le mois dernier en Inde, un record avait été battu avec 52,3°C relevés à New Delhi.

Le mois de mai 2024 a été le plus chaud jamais enregistré dans le monde, selon l'observatoire européen Copernicus.


Cinq Italiens décédés dans un accident de plongée aux Maldives

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
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  • Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé
  • Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué

MALE: Cinq Italiens sont décédés dans un accident de plongée aux Maldives, sans que les circonstances précises soient connues, a annoncé jeudi le ministère italien des Affaires étrangères, les forces de sécurité sur place ayant retrouvé un corps.

L'archipel est une destination de vacances de luxe, avec ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers isolés, prisée des plongeurs.

Des responsables locaux ont déclaré qu'il s'agissait du plus grave accident de plongée survenu dans ce pays composé de 1.192 minuscules îles coralliennes dispersées sur quelque 800 kilomètres le long de l'équateur, dans l'océan Indien.

"A la suite d'un accident survenu lors d'une sortie de plongée sous-marine, cinq ressortissants italiens ont trouvé la mort (...) aux Maldives. Les plongeurs auraient perdu la vie alors qu'ils tentaient d'explorer des grottes situées à 50 mètres de profondeur", précise le ministère, en soulignant que les autorités locales menaient une enquête.

Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé.

Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué.

"Un corps a été retrouvé", annonce le communiqué. Il a "été découvert à l'intérieur d'une grotte en profondeur (...) On pense que les quatre autres plongeurs se trouvent également dans cette même grotte, qui descend jusqu'à environ 60 mètres", précise-t-il.

Les MNDF ont aussi précisé qu'un navire des garde-côtes se trouvait dans la zone pour coordonner les opérations de recherche tout au long de la nuit. D'autres plongeurs des garde-côtes ont été envoyés en renfort pour participer aux recherches.

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs.

Une touriste britannique est décédée en décembre lors d'une plongée, et son mari, bouleversé, est mort quelques jours plus tard après être tombé malade.

En juin, un touriste japonais de 26 ans a disparu après une expédition de plongée près de la capitale.

Selon les médias locaux, au moins 112 touristes sont morts dans des incidents liés à la mer dans l'archipel au cours des six dernières années, dont 42 victimes d'accidents de plongée ou de plongée avec tuba.

 


Détroit d'Ormuz: Téhéran annonce laisser passer des navires chinois depuis mercredi

L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran"
  • Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique"

TEHERAN: L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran", ont indiqué jeudi dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran.

Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique", ont-ils spécifié.

Cette autorisation donnée à plusieurs navires chinois a également été annoncée par des médias officiels iraniens.

La télévision d’État iranienne a notamment précisé que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à franchir le détroit d'Ormuz, sans indiquer s'il s'agissait exclusivement de navires chinois.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Les Etats-Unis ont quant à eux imposé leur propre blocus des ports iraniens malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump, en visite jeudi en Chine, a discuté du détroit d'Ormuz avec son homologue Xi Jinping.

Selon un extrait d'une interview à la chaîne Fox News, Donald Trump a déclaré que M. Xi lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz.

La Chine est le principal pays importateur du pétrole iranien.


De nouvelles négociations entre Israël et le Liban s'ouvrent à Washington 

Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
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  • A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours
  • Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels

WASHINGTON: Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration.

Ce troisième cycle de discussions, qui doit durer deux jours, a débuté peu après 09H00 locales (13H00 GMT) au département d'Etat, d'après un diplomate proche du dossier.

A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours.

Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels.

L'armée israélienne a encore annoncé jeudi de nouvelles frappes visant le Hezbollah pro-iranien dans le sud du pays, après avoir ordonné l'évacuation de huit villages. Selon l'agence de presse libanaise ANI, des bombardements se sont produits dans le sud du pays, au lendemain de raids meurtriers qui ont fait 22 morts.

Dans le nord d'Israël, une attaque de drone du Hezbollah a blessé plusieurs civils, selon l'armée israélienne.

En dépit de la trêve, Israël continue de viser le Hezbollah, le mouvement chiite qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale à la suite du déclenchement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

Le conflit a tué des milliers de personnes, principalement en Iran et au Liban, où les autorités dénombrent plus de 2.800 morts, dont au moins 200 enfants.

Lors de la dernière réunion le 23 avril à Washington entre Israéliens et Libanais, Donald Trump avait annoncé une prolongation de trois semaines de la trêve, et exprimé l'espoir d'un rapprochement historique entre les deux voisins du Proche-Orient.

Le président des Etats-Unis avait conjecturé qu'il accueillerait dans l'intervalle à la Maison Blanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun.

Mais cette rencontre ne s'est pas concrétisée, le chef d'Etat libanais exigeant au préalable un accord sur les questions de sécurité et la fin des attaques israéliennes.