Le PIF saoudien présente ses réalisations en matière de conciliation entre la conservation de la biodiversité et les investissements

Le Royaume possède une riche biodiversité, avec notamment 266 types de coraux et 1 230 types de poissons. (Photo fournie)
Le Royaume possède une riche biodiversité, avec notamment 266 types de coraux et 1 230 types de poissons. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 14 juin 2024

Le PIF saoudien présente ses réalisations en matière de conciliation entre la conservation de la biodiversité et les investissements

  • Selon l’ONU, l’activité humaine, qui repose largement sur des pratiques non durables, est le principal moteur de la crise actuelle de la biodiversité
  • En s’appuyant sur sa base de données environnementales, Red Sea Global vise à obtenir un rendement positif de 30% en matière de conservation de la biodiversité d’ici à 2040

RIYAD: Le fonds souverain d’Arabie saoudite a expliqué en détail comment il était parvenu à concilier la conservation de la biodiversité et ses initiatives d’investissement. 

Le Fonds public d’investissement (PIF) a évoqué ses activités dans divers secteurs, mettant l’accent sur le tourisme durable, écologique et de luxe, ainsi que sur les pratiques minières responsables. 

Selon l’ONU, l’activité humaine, qui repose largement sur des pratiques non durables, est le principal moteur de la crise actuelle de la biodiversité: 44 000 espèces sont menacées, 70% des récifs coralliens sont en péril et la perte de terres fertiles a bondi de 29% depuis 2000. 

L’Arabie saoudite, qui abrite une grande variété d’espèces végétales et animales, s’emploie activement à relever ces défis. 

Dans un communiqué, le PIF a précisé qu’il jouait un rôle majeur dans la réalisation des objectifs du Royaume en matière de protection de l’environnement, du climat, des ressources naturelles et de la biodiversité. 

Le fonds a souligné qu’«il est possible d’aligner des investissements fructueux et réalistes sur les priorités environnementales». 

Cette approche holistique favorise également les investissements responsables dans les zones protégées, en particulier dans les pays où la biodiversité est riche. Il s’agit d’un engagement auquel le PIF fait écho en s’efforçant d’atteindre les objectifs fixés par l’Arabie saoudite en matière de conservation de l’environnement et de la biodiversité. 

Parmi les initiatives du fonds souverain du Royaume figure Red Sea Global, une société dont le but est de développer les destinations touristiques en harmonie avec les pratiques durables. 

Le gigaprojet a mené des études initiales approfondies sur la biodiversité marine dans les régions de la mer Rouge et d’Amala afin d’éclairer la planification stratégique qui vise à développer le secteur touristique de la région tout en préservant son équilibre écologique.

En s’appuyant sur sa base de données environnementales, Red Sea Global vise à obtenir un rendement positif de 30% en matière de conservation de la biodiversité d’ici à 2040. 

Les initiatives du PIF comprennent des efforts de protection des espèces et de restauration des habitats, qui ont été récompensés par le prix Regional Sector Leader, décerné par le Global Real Estate Sustainability Index. 

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Le PIF tient à préserver la grande diversité biologique de l’Arabie saoudite. (Photo fournie) 

L’engagement du PIF s’étend au-delà du tourisme, avec des initiatives telles que la société Dan Co., qui se consacre à des projets de tourisme respectueux de l’environnement dans toute l’Arabie saoudite. 

Lancée en décembre 2023, Dan Co. a pour objectif de «devenir un chef de file dans le domaine du tourisme rural et environnemental» grâce à des partenariats avec les communautés locales, en proposant aux touristes des expériences qui mettent en valeur les diverses valeurs culturelles de l’Arabie saoudite». 

Par ailleurs, la société Soudah Development Co. a pour objectif de créer des destinations touristiques de luxe en montagne à Asir, en intégrant la durabilité environnementale à la préservation culturelle et à l’autonomisation des communautés. 

En s’associant aux autorités locales chargées de la conservation de la faune et de la végétation, Soudah Development joue un rôle crucial dans l’avancement de l’ambitieuse Initiative verte de l’Arabie saoudite visant à lutter contre le changement climatique et à promouvoir le développement durable. 

Parallèlement à ces efforts, la société minière Ma’aden s’est lancée dans des projets environnementaux, notamment des projets d’amélioration de la végétation et de préservation des mangroves le long des zones côtières, projets essentiels pour assurer la subsistance des communautés et la stabilité écologique. 

L’engagement de Ma’aden en faveur de la gestion de la biodiversité constitue une référence en matière de pratiques minières responsables dans l’ensemble de son spectre opérationnel. 

Selon le PIF, ces modèles de collaboration illustrent le fait que des stratégies d’investissement solides peuvent coexister avec des impératifs de protection de l’environnement. 

«Le PIF s’oriente vers un développement économique et social durable capable d’assurer une croissance économique continue tout en protégeant la diversité naturelle. Cela est possible grâce à un système intégré d’initiatives et de projets vitaux qui façonnent l’avenir des générations futures», indique le fonds. 

Le Royaume possède une riche biodiversité, avec notamment 499 espèces d’oiseaux, 117 espèces de mammifères, 107 espèces de reptiles, 266 types de coraux, 1 230 types de poissons, 8 espèces d’amphibiens et plus de 2 400 espèces de plantes à fleurs, selon le National Center for Wildlife. 

Des événements récents, tels que la participation de l’Arabie saoudite à l’Événement de haut niveau sur l’action pour les océans à San José, au Costa Rica, le 10 juin, soulignent l’engagement du Royaume dans ce domaine. 

L’événement, auquel a participé le ministre d’État aux affaires étrangères et envoyé spécial pour les affaires climatiques, Adel al-Joubeir, était axé sur le partage de l’expertise en matière de gouvernance et de sécurité des océans. Les défis cruciaux auxquels les environnements marins sont confrontés ont également été abordés. 

Lors de l’exposition organisée en marge de l’événement, la délégation saoudienne a présenté une série d’initiatives nationales du nom de «Blue Saudi», ce qui témoigne des efforts tels que l’évaluation et la réhabilitation d’habitats environnementaux dans la mer Rouge et le golfe Arabique. 

Soulignant l’importance de la préservation de la biodiversité, la délégation a présenté des projets de désignation de zones protégées ainsi que des programmes ambitieux de plantation de mangroves et de lutte contre la pollution plastique par le biais de mesures législatives et d’initiatives de gestion des déchets. 

L’Arabie saoudite a réitéré son engagement en faveur de pratiques durables en vertu de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, soulignant son attachement à la conservation de la biodiversité marine. 

En mai de cette année, la réserve naturelle royale du roi Salmane ben Abdelaziz, en Arabie saoudite, a obtenu une accréditation en tant que «premier site majeur de biodiversité dans le Royaume», confirmée par l’organisation Key Biodiversity Areas. 

La réserve, qui s’étend sur 130 700 km2, répond à trois normes mondiales, dont la présence d’espèces menacées, ce qui lui a permis d’obtenir cette reconnaissance prestigieuse le 22 mai, coïncidant avec la Journée internationale de la diversité biologique. 

Gérée par l’Autorité de développement de la réserve naturelle royale du roi Salmane ben Abdelaziz, la réserve saoudienne a pour but de protéger les espèces menacées, de développer les habitats naturels, de sensibiliser le public à l’environnement et de réduire les menaces naturelles et humaines.  

Elle est considérée comme la plus grande réserve naturelle du Moyen-Orient. 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Maroc: la sécheresse aggrave le chômage dans les zones rurales

Un agriculteur se repose sur la roue de son tracteur dans la ville marocaine de Sidi Slimane, à quelque 120 km de Rabat, le 24 juin 2024, alors que la sécheresse sévit depuis six années consécutives. (Photo: AFP)
Un agriculteur se repose sur la roue de son tracteur dans la ville marocaine de Sidi Slimane, à quelque 120 km de Rabat, le 24 juin 2024, alors que la sécheresse sévit depuis six années consécutives. (Photo: AFP)
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  • Des ouvriers agricoles rassemblés dans le centre d'un village au nord de Rabat attendent une opportunité de travail, de plus en plus rare dans les campagnes en raison d'une sécheresse persistante qui a fait bondir le chômage au Maroc à un niveau record
  • Le taux de chômage au Maroc est passé de 12,9% à 13,7% au premier trimestre 2024 par rapport à la même période en 2023

SIDI SLIMANE, MAROC: Des ouvriers agricoles rassemblés dans le centre d'un village au nord de Rabat attendent une opportunité de travail, de plus en plus rare dans les campagnes en raison d'une sécheresse persistante qui a fait bondir le chômage au Maroc à un niveau record.

Parmi eux, Mustapha Loubaoui a parcouru 280 km jusqu'au douar agricole de Dar Bel Amri, dans la province de Sidi Slimane, pour offrir les services de sa moissonneuse-batteuse, sans succès.

"Le travail s'est raréfié à cause de la sécheresse", confie  à l'AFP ce quadragénaire.

Les possibilités d'emploi, en particulier pour les petits agriculteurs, ont chuté avec la diminution de la superficie cultivée à 2,5 millions d'hectares contre quatre millions d'hectares pour une saison normale.

Le taux de chômage au Maroc est passé de 12,9% à 13,7% au premier trimestre 2024 par rapport à la même période en 2023, a indiqué en mai le Haut commissariat au plan (HCP), notant que "la situation du marché de travail continue de subir l'effet de la sécheresse".

Quelque 159.000 postes dans le secteur agricole ont disparu sur cette période, portant le nombre total des personnes sans emploi à plus de 1,6 million dans le pays, qui compte 37 millions d'habitants, d'après la même source.

Ces chiffres confirment la tendance haussière du chômage enregistrée en 2023: le taux de 13% était alors le plus élevé depuis 2000, selon le HCP.

Le marché du travail au Maroc reste lourdement tributaire de l'agriculture qui "emploie encore près d'un tiers de la population active bien que ce secteur ne contribue qu'à entre 11 à 14% au PIB les années pluvieuses", explique Abderrahim Handouf, ingénieur agronome.

- "Changements climatiques" -

Pas loin du centre de Dar Bel Amri, l'agriculteur Chlih El Baghdadi dit passer tout son temps chez lui, la perte due à la sécheresse de sa récolte de céréales l'ayant réduit au chômage.

Sa famille, qui compte cinq enfants, dépend dorénavant de son épouse, ouvrière agricole dans un grand domaine près de Meknès, à 70 km de leur village.

Malgré une sixième année consécutive de sécheresse, de nombreuses grandes exploitations de la région, dont la production est principalement destinée à l'export, sont  verdoyantes grâce à l'irrigation.

Le pays mise sur ce modèle agricole, gourmand en eau, depuis l'adoption du "Plan Maroc vert" (PMV) en 2008.

Les revenus agricoles sont depuis passés de 63 à 125 milliards de dirhams en dix ans (environ six à 11,6 milliards d'euros), selon les données officielles.

Dans la continuité du PMV, le pays a adopté "Generation green" (2020-2030) avec l'ambition de doubler les exportations agricoles pour atteindre les 60 milliards de dirhams (environ 5,6 milliard d'euros) en dix ans.

Paradoxalement, cette croissance ne s'est pas répercutée sur l'emploi, qui reste tributaire des changements climatiques.

"Nous disposons d'une agriculture moderne et sophistiquée, mais elle n'occupe qu'environ 15% de la surface cultivable. La majorité écrasante des agriculteurs restent à la merci des changements climatiques", note l'expert Abderrahim Handouf.

"Si l'économie marocaine était capable de les absorber, ils auraient changé de vocation", ajoute-t-il.

- "Pas de vie sans pluie" -

C'est le cas de Benaissa Kaaouan qui aurait "abandonné l'agriculture" s'il avait appris un autre métier.

"Il n'y a plus de vie sans pluie", regrette ce sexagénaire au milieu de son lopin de terre parsemé de courgettes endommagées par la chaleur.

La montée du chômage s'explique aussi par le fait que l'industrie recrute peu alors qu'elle est le coeur battant de l'économie, avec par exemple des exportations record d'environ 13 milliards d'euros en 2023 dans l'automobile.

Le secteur créé 90.000 emplois annuellement, alors que 330.000 nouveaux demandeurs d'emploi arrivent sur le marché chaque année, a souligné le ministre de l'Industrie Ryad Mezzour, lors d'un entretien à la radio début mai.

"L'emploi est le point faible du système économique", a-t-il concédé.

Face aux critiques, le chef du gouvernement Aziz Akhannouch a souligné mi-juin au parlement que "la sécheresse est une réalité".

Il a annoncé la création de 140.000 emplois après la signature d'accords d'investissement d'un montant de plus de 20 Mds EUR dans différents secteurs - industrie, énergies renouvelables, télécoms, tourisme et santé -, sans toutefois en préciser l'échéance.

Un chiffre loin de sa promesse électorale de créer un million d'emplois en cinq ans (2021-2026).


La Fédération des chambres saoudiennes : un catalyseur de croissance économique et de coopération internationale

Une réunion au siège de la Fédération des chambres saoudiennes en janvier. (Photo: SPA)
Une réunion au siège de la Fédération des chambres saoudiennes en janvier. (Photo: SPA)
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  • Le 7 juillet, il a été annoncé que Mohammed bin Nasser Al-Duleim serait le président du Conseil d'affaires saoudo-canadien
  • Le rétablissement du conseil est la dernière initiative en date d'un plan mené par la Fédération des chambres saoudiennes pour stimuler les relations commerciales internationales du Royaume

RIYAD: Rétablir un conseil d'affaires avec le Canada après une interruption de cinq ans est l'exemple le plus recent du rôle essentiel que joue la Fédération des chambres saoudiennes dans la facilitation du commerce international, insistent les experts.

Le 7 juillet, il a été annoncé que Mohammed bin Nasser Al-Duleim serait le président du Conseil d'affaires saoudo-canadien, six mois après que les deux pays ont signé un accord pour relancer ce conseil.

Le rétablissement du conseil est la dernière initiative en date d'un plan mené par la Fédération des chambres saoudiennes pour stimuler les relations commerciales internationales du Royaume, dans le cadre du plan de diversification économique de la Vision 2030.

En janvier, le président de la fédération, Hassan Al-Huwaizi, a annoncé que le nombre de conseils d'affaires saoudiens à l'étranger avait atteint 70. Ces conseils incluent des partenariats avec des acteurs économiques mondiaux majeurs tels que la Chine, les États-Unis, le Japon, le Royaume-Uni, ainsi que la Corée du Sud, Bahreïn et les Émirats arabes unis.

L'Allemagne, l'Italie et la France sont également parmi les pays avec lesquels des conseils ont été établis.

Dans une interview accordée à Arab News, l'économiste Mahmoud Khairy a déclaré que ces organisations permettent d'améliorer la communication en fournissant une plateforme pour un dialogue continu entre les nations participantes. Elles facilitent une meilleure compréhension des politiques économiques et des intérêts de chacun, et promeuvent la transparence et la confiance dans les relations commerciales.

"Grâce à ces plateformes, les pays peuvent travailler ensemble sur diverses questions liées au commerce, telles que la réduction des droits de douane, la normalisation des réglementations et la facilitation des investissements", a-t-il ajouté.

“Collaborer avec différents pays par l'intermédiaire de ces plateformes peut attirer des investisseurs étrangers désireux d'accéder au marché saoudien, ce qui stimule les flux d'investissement et soutient les objectifs de développement économique du pays”.

À propos de cette dernière initiative impliquant le Canada, M. Khairy a déclaré : “La Fédération des chambres saoudiennes joue un rôle essentiel dans la facilitation du commerce international et de la coopération économique, comme en témoigne l'annonce du redémarrage du conseil d'affaires avec le Canada”.

Les échanges de marchandises entre les deux pays ont totalisé environ 5,1 milliards de dollars, avec des exportations canadiennes s'élevant à 1,3 milliard de dollars et des importations en provenance d'Arabie saoudite à 3,8 milliards de dollars.

Créée en 1980, la Fédération des chambres saoudiennes est l'organisation faîtière et le seul représentant légitime de la communauté des affaires saoudienne, regroupant ses 28 chambres à travers tous ses groupes, secteurs et régions, selon son site web.

Elle facilite le commerce bilatéral, le dialogue commercial et la promotion des politiques en encourageant les investissements et la collaboration dans les domaines de l'énergie, de la technologie, des soins de santé et de l'éducation. L'objectif est de renforcer les liens économiques et de simplifier les processus pour les investisseurs étrangers.

Les conseils internationaux ont notamment pour objectif de sensibiliser les secteurs privés saoudiens et étrangers à l'environnement économique et aux opportunités d'investissement dans leurs pays respectifs.

Ils visent à favoriser la communication avec les parties prenantes afin d'améliorer la coopération et d'éliminer les obstacles, à faciliter la résolution à l'amiable des litiges commerciaux, et à mettre l'accent sur les programmes de formation, les transferts technologiques et les droits à la connaissance.

Les conseils se concentrent également sur l'identification des lois fiscales, la publication de rapports annuels sur le climat d'investissement, et la promotion de visites d'affaires mutuelles, de conférences, d'expositions et de projets économiques afin de renforcer les relations économiques bilatérales.

L'économiste saoudien Talat Hafiz a exprimé des sentiments similaires à ceux de M. Khairy, affirmant que l'expansion des entreprises du Royaume par le biais de conseils soutiendra le produit intérieur brut non pétrolier en améliorant les exportations.

Il a souligné les problèmes potentiels liés à l'expansion des réseaux d'entreprises à l'étranger, qui sont communs à tout plan de croissance internationale, tels que les coûts d'exportation et d'importation ainsi que les fluctuations monétaires.

"Toutefois, ces défis peuvent être facilement relevés en examinant la viabilité économique de toute expansion afin d'en assurer la réussite," a-t-il conclu.

M. Hafiz a insisté sur le fait que la Fédération des chambres saoudiennes (FCS) joue un rôle crucial dans le renforcement et l'intensification des relations commerciales entre l'Arabie saoudite et d'autres pays.

Le commerce entre l'Arabie saoudite et le Canada

Le Conseil d'affaires saoudo-canadien servira de plateforme aux chefs d'entreprise des deux pays pour présenter et promouvoir leurs activités. Il facilitera l'établissement de partenariats commerciaux, l'exploration de nouveaux domaines de coopération économique et l'échange d'informations sur les opportunités et les marchés des deux pays, selon l'Agence de presse saoudienne.

“Les relations bilatérales entre le Canada et l'Arabie saoudite comprennent des intérêts communs sur de nombreuses questions de paix et de sécurité, notamment la sécurité énergétique, les affaires humanitaires et la lutte contre le terrorisme”, a déclaré Ahmed Samir Islam, président et directeur exécutif du Conseil d'affaires Canada-Saoudite, une organisation basée à Toronto qui opère en partenariat avec le Conseil d'affaires Canada-Saoudite basé à Riyad.

M. Islam a souligné que la société canadienne est "très fière de la contribution qu'elle apporte à l'éducation de certains des futurs leaders de la société saoudienne, y compris un groupe très talentueux de médecins saoudiens ainsi que des étudiants exceptionnels dans d'autres disciplines".

M. Khairy a identifié d'autres domaines dans lesquels les deux pays peuvent apprendre l'un de l'autre, notamment les soins de santé numériques, l'intelligence artificielle, l'énergie, ainsi que le capital de risque et les services de conseil.

M. Hafiz a également mis l'accent sur des domaines spécifiques de l'économie qui devraient en bénéficier, citant notamment les secteurs de l'industrie, du tourisme, des technologies, de l'éducation et de la santé.

"Cela aura à son tour un effet positif sur l'économie et le commerce bilatéral des deux pays", a-t-il ajouté.

Les relations commerciales entre le Royaume et le pays nord-américain comprenaient d'importantes exportations d'armes, l'Arabie saoudite étant la première destination non américaine des biens militaires canadiens en 2022. Ces exportations étaient principalement composées de véhicules blindés légers équipés de mitrailleuses et de canons antichars.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


En Arabie saoudite, la KAUST repousse les limites des possibilités de l'IA générative

Cette photo publiée sur le compte Facebook de la KAUST montre une vue aérienne de l'Université du roi Abdallah pour la science et la technologie à Thuwal. (Photo KAUST)
Cette photo publiée sur le compte Facebook de la KAUST montre une vue aérienne de l'Université du roi Abdallah pour la science et la technologie à Thuwal. (Photo KAUST)
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  • Le lancement du Centre d'excellence de l'Université du roi Abdallah pour la science et la technologie a été annoncé le 1er juillet.
  • Ce centre a pour objectif de trouver des solutions alignées sur les quatre domaines prioritaires nationaux définis dans la Vision 2030 de la RDIA du Royaume.

RIYADH : En Arabie saoudite, l'Université des sciences et technologies du roi Abdallah se joint à la course mondiale à l'intelligence artificielle en accélérant la recherche et le développement de l'IA générative grâce à des modèles qui s'alignent sur la Vision 2030 de l'Autorité pour le développement de la recherche et de l'innovation du Royaume.

"La technologie de l'IA générative (GenAI) est en passe de transformer tous les aspects de notre civilisation, et elle a déjà commencé à le faire. Elle sera au cœur du développement futur de (l'Arabie saoudite), avec une pléthore d'applications dans les soins de santé, l'industrie, l'énergie, la durabilité et le divertissement, parmi beaucoup d'autres", a déclaré à Arab News Bernard Ghanem, président du Centre d'excellence en IA générative à la KAUST.

La KAUST a annoncé le 1er juillet le lancement de son Centre d'excellence sur l'IA générative, qui entend être le premier centre de recherche, de développement et d'innovation pour les technologies d'avant-garde de l'IA générative visant à relever les défis les plus urgents auxquels sont confrontés le Royaume et le monde.

Ce nouveau centre d'excellence sur l'IA générative vise à devenir le premier centre de recherche, de développement et d'innovation pour la technologie d'avant-garde de l'IA générative dans le Royaume. (Photo KAUST)
Ce nouveau centre d'excellence sur l'IA générative vise à devenir le premier centre de recherche, de développement et d'innovation pour la technologie d'avant-garde de l'IA générative dans le Royaume. (Photo KAUST)

"Le KAUST GenAI CoE repoussera les limites de ce qui est possible avec la GenAI, en termes de capacités techniques, d'applications et d'impact sur le monde réel", a déclaré M. Ghanem.

"Nous pensons que le centre d'excellence jouera un rôle majeur en stimulant et en accélérant le paysage de la GenAI dans le Royaume et dans le monde entier, ce qui conduira à une explosion de nouveaux modèles avec des applications réelles dans les quatre secteurs de R&D prioritaires nationaux identifiés par le Royaume."

La mission de KAUST est de permettre la recherche et le développement par le biais de modèles de GenAI pour trouver des solutions alignées sur les quatre secteurs prioritaires nationaux décrits dans la Vision RDIA 2030 du Royaume : santé et bien-être ; durabilité et besoins essentiels ; énergie et industrie ; et économies du futur.

"Tout au long de son existence, le centre d'excellence GenAI travaillera avec des partenaires du Royaume et du monde entier pour identifier les défis spécifiques à relever dans chacun des quatre piliers de la RDI", a déclaré M. Ghanem.

Bernard Ghanem, président du Centre d'excellence en IA générative à la KAUST. (Photo KAUST)
Bernard Ghanem, président du Centre d'excellence en IA générative à la KAUST. (Photo KAUST)

Il a présenté les stratégies du KAUST GenAI CoE pour l'utilisation de la GenAI dans les domaines de recherche et de développement prioritaires du Royaume.

En ce qui concerne la santé et le bien-être, le centre a pour objectif de développer un modèle de base multimodal de la GenAI conçu pour l'analyse d'images cliniques, ainsi que d'établir un pipeline de conception et de développement de médicaments basé sur la GenAI pour la population arabe.

Dans le cadre du développement durable, le centre d'excellence KAUST GenAI travaille à l'élaboration de modèles de base GenAI pour les données d'observation de la Terre à partir de données satellitaires, ainsi qu'à l'utilisation de ces modèles de base pour la compréhension de l'observation de la Terre, en mettant l'accent sur des cas d'utilisation spécifiques tels que l'informatique agricole, l'évaluation des écosystèmes, les prévisions météorologiques et les prédictions.

En ce qui concerne l'énergie et les industries, M. Ghanem a expliqué que le centre d'excellence développait et se spécialisait dans les modèles de base GenAI dans le domaine de la chimie.

KAUST’s mission is to enable GenAI research and development to find solutions on health and wellness, sustainability and essential needs, energy and industrials, and economies of the future. (Shutterstock image)
KAUST’s mission is to enable GenAI research and development to find solutions on health and wellness, sustainability and essential needs, energy and industrials, and economies of the future. (Shutterstock image)

Le centre utilise "des modèles de base pour l'optimisation des réactions chimiques (c'est-à-dire la découverte de la configuration chimique optimale pour une réaction afin de produire les meilleurs résultats) et la découverte et la synthèse de matériaux avancés (c'est-à-dire la combinaison de modèles GenAI avec un laboratoire de chimie robotisé automatisé pour accélérer considérablement la découverte dans le monde réel)".

Enfin, dans le cadre de sa mission visant à construire les économies du futur, le centre d'excellence GenAI développe et se spécialise dans les modèles GenAI multimodaux pour la transformation des entreprises et des gouvernements. Grâce à cela, il vise à créer des modèles GenAI pour le secteur de l'éducation, tels que le tutorat intelligent pour les étudiants et l'assistance aux enseignants.

M. Ghanem a déclaré que le travail dans le domaine de la GenAI s'étendait également à l'établissement de "modèles GenAI plus expressifs et plus efficaces pour la création de contenu visuel afin de soutenir l'industrie créative en pleine croissance, comme les médias sociaux, les jeux et les divertissements en général".

"Les perspectives de création de valeur massive de la GenAI sont étayées par des rapports récents qui prévoient que cette technologie ajoutera à l'économie mondiale un marché de plusieurs centaines de milliards d'USD d'ici 2030 et contribuera de manière significative au PIB de l'Arabie saoudite d'ici 2030", a déclaré M. Ghanem. 

Selon M. Ghanem, cette mission sera exécutée par le biais de trois piliers principaux : "L'innovation de modèles d'IA générique dotés des propriétés nécessaires à un déploiement omniprésent, efficace et digne de confiance, la spécialisation de ces modèles pour des solutions dans les quatre piliers de la RDIA ... et la réalisation de l'ambition du Royaume d'accélérer l'adoption de l'IA générique dans le Royaume en mettant l'accent sur la recherche translationnelle et le développement des talents." 

Avec les progrès de l'IA générique, de nouvelles préoccupations sont soulevées quant aux impacts sociétaux négatifs de la technologie, tels que la confidentialité des données, la durabilité environnementale et les disparités en termes de qualité et de couverture entre les régions et les cultures. 

Le CoE KAUST prévoit de répondre à ces préoccupations par le biais de ses projets de recherche sur la fiabilité de la GenAI, l'efficacité de la formation et de l'inférence, et le développement de modèles en langue arabe. 

M. Ghanem a souligné la mission de ces projets, qui consiste à "inaugurer la prochaine phase de l'évolution technologique de la GenAI, caractérisée par la fiabilité, l'internationalisation, le libre accès et la réduction de l'impact sur l'environnement". 

Le centre d'excellence GenAI a également l'intention de se concentrer sur l'impact positif des programmes de formation et de perfectionnement à la GenAI pour les chercheurs de la KAUST, les partenaires et le grand public. Grâce à ses initiatives de formation, le CoE espère remédier à la pénurie de talents dans le domaine de la GenAI en Arabie saoudite. 

Les participants au concours mondial d'intelligence artificielle pour les jeunes, qui s'est tenu à la KAUST à Thuwal l'année dernière, sont représentés sur une photo d'archive. La KAUST a souligné l'importance de ce type de concours pour encourager les jeunes à acquérir des compétences et des connaissances en matière d'intelligence artificielle. (SPA)
Les participants au concours mondial d'intelligence artificielle pour les jeunes, qui s'est tenu à la KAUST à Thuwal l'année dernière, sont représentés sur une photo d'archive. La KAUST a souligné l'importance de ce type de concours pour encourager les jeunes à acquérir des compétences et des connaissances en matière d'intelligence artificielle. (SPA)

Dans un communiqué de presse, le centre reconnaît qu'il faudra beaucoup plus en matière de formation, en particulier au niveau national, "pour avoir un impact significatif dans ce domaine". 

Interrogé sur les défis scientifiques, techniques et de formation continue à relever pour faire progresser le secteur saoudien de la GenAI, M. Ghanem a évoqué l'importance de "l'accès aux données à grande échelle, du développement des talents, de l'infrastructure matérielle de la GenAI et de l'investissement dans la GenAI". 

"L'écosystème de la GenAI dans le Royaume est jeune et florissant, et de nombreux progrès ont été réalisés jusqu'à présent. Cependant, plusieurs défis subsistent", a déclaré M. Ghanem. 

"On peut dire que l'une des principales raisons pour lesquelles les outils populaires de GenAI sont si performants actuellement est leur accès à des données à grande échelle pour l'entraînement et le réglage fin. L'accès à de tels volumes de données est crucial pour le développement futur de la GenAI dans le Royaume. Bien que des efforts soient en cours à cet égard en Arabie saoudite, il est possible de faire davantage pour ouvrir les données de diverses organisations et entités. 

La KAUST vise également à créer des modèles de GenAI pour le secteur de l'éducation, tels que le tutorat intelligent pour les étudiants et l'assistance aux enseignants. (Image Shutterstock)
La KAUST vise également à créer des modèles de GenAI pour le secteur de l'éducation, tels que le tutorat intelligent pour les étudiants et l'assistance aux enseignants. (Image Shutterstock)

Pour développer un environnement GenAI adéquat en Arabie saoudite, a déclaré M. Ghanem, il faudra un programme de développement des talents à grande échelle (c'est-à-dire la GenAI pour les masses). Cela comprend l'accès à l'enseignement supérieur dans ce domaine, mais surtout, cela repose sur des programmes de formation à court terme et ciblés qui enseignent les éléments essentiels du développement de la GenAI à des non-experts". 

Ghanem estime qu'il ne suffit pas d'avoir accès à des données à grande échelle et à des talents locaux assez importants pour que l'écosystème de la GenAI soit florissant. 

"L'accès à des accélérateurs matériels spécialisés (par exemple, des GPU haut de gamme) est primordial pour l'entraînement à grande échelle et l'inférence de masse de la GenAI. Malheureusement, sans un accès suffisant à cette infrastructure matérielle, les progrès seront freinés et l'écosystème ne progressera pas et n'aura pas d'impact en temps voulu", a-t-il déclaré.

En ce qui concerne l'investissement dans la GenAI, M. Ghanem a expliqué qu'un investissement sain dans ce secteur pour des technologies et des solutions commerciales locales et internationales compétitives est essentiel pour que l'écosystème de la GenAI soit prospère et autosuffisant. 

"Bien que des efforts soient actuellement déployés à cet égard, des efforts plus concertés peuvent être déployés pour relever ce défi dans un domaine qui évolue aussi rapidement et constamment", a-t-il déclaré. 
Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com