FMI: Les «monnaies numériques de banque centrale» peuvent améliorer l’inclusion financière du Moyen-Orient

Les monnaies numériques de banque centrale (MNBC) sont une forme de monnaie numérique émise par une banque centrale. Elles sont différentes des cryptomonnaies. (Shutterstock)
Les monnaies numériques de banque centrale (MNBC) sont une forme de monnaie numérique émise par une banque centrale. Elles sont différentes des cryptomonnaies. (Shutterstock)
Short Url
Publié le Mercredi 19 juin 2024

FMI: Les «monnaies numériques de banque centrale» peuvent améliorer l’inclusion financière du Moyen-Orient

  • Les monnaies numériques gagnent du terrain au Moyen-Orient et en Asie centrale
  • Le projet mBridge, supervisé par la BRI, est une plate-forme multi-MNBC mise en place pour permettre les paiements transfrontaliers en temps réel ainsi que les opérations de change

RIYAD: Les monnaies numériques gagnent du terrain au Moyen-Orient et en Asie centrale. En effet, les pays considèrent de plus en plus les options émises par les banques centrales pour améliorer l’inclusion financière, selon une analyse. 

Dans un blog, le Fonds monétaire international (FMI) note que les économies de ces régions s’orientent également vers les monnaies numériques afin d’améliorer l’efficacité des paiements transfrontaliers. 

Les monnaies numériques de banque centrale (MNBC) sont une forme de monnaie numérique émise par une banque centrale. Elles sont différentes des cryptomonnaies. 

L’analyse révèle que dix-neuf pays du Moyen-Orient et d’Asie centrale mènent actuellement des recherches en vue de développer des monnaies numériques émises au niveau national. 

«Bahreïn, la Géorgie, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis [EAU] sont passés au stade plus avancé de la “preuve de concept”. Le Kazakhstan est le plus avancé après deux programmes pilotes consacrés au tenge numérique», précise le FMI. 

Au début du mois de juin, l’Arabie saoudite a participé à un essai transfrontalier de MNBC mené par la Chine, selon la Banque des règlements internationaux (BRI). 

Dans le cadre de cet essai, la Banque centrale saoudienne «participera pleinement» au projet mBridge, une collaboration lancée en 2021 entre les banques centrales de Chine, de Hong Kong, de Thaïlande et des EAU. 

Le projet mBridge, supervisé par la BRI, est une plate-forme multi-MNBC mise en place pour permettre les paiements transfrontaliers en temps réel ainsi que les opérations de change. 

Le 2 juin, la Banque centrale du Qatar (QCB) a annoncé l’achèvement du développement de l’infrastructure pour son projet MNBC. 

Dans un communiqué de presse, la QCB affirme que cette initiative s’aligne sur les avancées mondiales en matière de monnaie numérique et qu’elle vise à renforcer le secteur financier du Qatar. 

La QCB annonce également qu’elle commencera à tester et à développer des applications de MNBC pour régler des paiements importants avec des banques locales et internationales. 

Au mois de mars, les banques centrales de 134 pays, représentant 98% du PIB mondial, en étaient à divers stades d’évaluation du lancement d’une monnaie numérique nationale, selon l’Atlantic Council. 

Le groupe de réflexion américain révèle par ailleurs que les Bahamas, la Jamaïque et le Nigeria ont déjà lancé une MNBC. 

Le FMI indique que l’adoption d’une MNBC nécessite toutefois un examen approfondi. «Les pays de ces régions, qui couvrent un groupe diversifié d’économies allant du Maroc et de l’Égypte au Pakistan et au Kazakhstan, doivent chacun évaluer leurs propres circonstances.» 

Paiements transfrontaliers 

D'après le FMI, les MNBC peuvent potentiellement améliorer l’efficacité des services de paiement transfrontaliers, ce qui est crucial pour les pays exportateurs de pétrole de la région du Conseil de coopération du Golfe (CCG), notamment l’Arabie saoudite, les EAU, le Qatar, Bahreïn et le Koweït. 

«En effet, les paiements transfrontaliers ont tendance à se heurter à des obstacles tels que des formats de données et des règles de fonctionnement différents d’une région à l’autre, ainsi que des contrôles de conformité complexes. Les MNBC qui remédient à ces inefficacités pourraient réduire les coûts de transaction de manière considérable», souligne l’institution financière internationale. 

Le rapport ajoute que les MNBC peuvent aussi promouvoir l’inclusion financière en favorisant la concurrence sur le marché des paiements et en permettant davantage de transactions directes avec moins d’intermédiation. 

En outre, les banques centrales peuvent contribuer à maintenir les coûts à un niveau plus bas, car elles ne sont pas motivées par le profit comme les banques commerciales. 

«La concurrence accrue d’une MNBC sur le marché des paiements pourrait également favoriser la modernisation des plates-formes technologiques et l’efficacité des services de paiement, ce qui permettrait aux services financiers d’atteindre un plus grand nombre de personnes», explique le FMI. 

Les pays du Caucase et d’Asie centrale, les importateurs de pétrole du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord et les pays à faible revenu sont particulièrement intéressés par cet avantage potentiel. 

Le FMI fait ensuite remarquer que la conception des MNBC de manière à ce qu’elles puissent fonctionner hors ligne pourrait favoriser l’inclusion financière dans les zones où les services mobiles ne sont pas fiables, telles que les régions à faible revenu ou touchées par un conflit.   

De plus, l’utilisation de monnaies numériques nationales pour les transferts transfrontaliers pourrait réduire les coûts des transferts de fonds et accélérer les délais de transfert. 

Impact sur les banques commerciales 

L’analyse indique que les dépôts constituent une part importante du financement des banques dans la région, soit environ 83%. Une MNBC pourrait concurrencer les dépôts bancaires, ce qui est susceptible d’avoir un impact sur les bénéfices et les prêts accordés par les banques et des conséquences sur la stabilité financière, a noté le FMI. 

Toutefois, le rapport ajoute que les institutions financières de la région possèdent généralement des niveaux de capital, des marges bénéficiaires et des réserves de liquidités adéquats, ce qui pourrait atténuer les tensions sur les dépôts. 

Les MNBC pourraient améliorer la répercussion sur les taux de dépôt en intensifiant la concurrence entre les institutions financières, il est possible qu’elles renforcent le canal du crédit bancaire de la politique monétaire. «Toutefois, l’impact serait probablement spécifique à chaque pays et il est difficile de l’estimer en raison de l’adoption limitée des MNBC jusqu’à présent», signale le FMI. 

Le rapport souligne que les décideurs politiques jouent un rôle crucial dans la gestion des risques posés par les monnaies numériques nationales, précisant: «Bien qu’il n’y ait pas de conditions préalables claires à l’adoption des MNBC, un système bancaire sain, un système juridique solide ainsi qu’une forte capacité de supervision et de réglementation sont essentiels pour réduire les risques.» 

Le FMI suggère que les monnaies numériques nationales soient soigneusement calibrées pour éviter la concurrence avec les dépôts des banques commerciales. «Les caractéristiques de conception sont un aspect crucial. Notre enquête montre que le choix des caractéristiques appropriées pour la mise en œuvre des MNBC est un défi majeur pour les décideurs politiques régionaux», poursuit le rapport. 

La mise en place de monnaies numériques nationales sera un processus long et complexe, et les banques centrales doivent l’aborder avec prudence. 

Enfin, le FMI appelle les décideurs politiques à déterminer si une MNBC répond aux objectifs de leur pays et si les avantages escomptés l’emportent sur les coûts et les risques pour le système financier.   

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Short Url
  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Short Url
  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.


Olivier Cadic : « Les relations entre la France et l’Arabie saoudite n’ont jamais été aussi denses »

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Waleed Elkhereiji, a rencontré lundi à Riyad Olivier Cadic, président du groupe d'amitié parlementaire franco-saoudien du Sénat français. (X/@KSAmofaEN)
Le vice-ministre des Affaires étrangères, Waleed Elkhereiji, a rencontré lundi à Riyad Olivier Cadic, président du groupe d'amitié parlementaire franco-saoudien du Sénat français. (X/@KSAmofaEN)
Short Url
  • En visite à Riyad, le sénateur des Français établis hors de France souligne l’accélération des échanges entre Paris et le Royaume, les opportunités offertes par Vision 2030 et le rôle stabilisateur de l’Arabie saoudite dans la région
  • La transformation de l’Arabie saoudite ouvre de nouvelles opportunités pour les entreprises françaises, notamment dans l’intelligence artificielle, les infrastructures, les énergies renouvelables, la culture, le tourisme et l’économie numérique

RIYAD : Sénateur des Français établis hors de France depuis 2014, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées et président du groupe d’amitié interparlementaire France–Pays du Golfe, Olivier Cadic a effectué une nouvelle visite en Arabie saoudite à la tête d’une délégation parlementaire française composée notamment des sénateurs Nathalie Delattre et Rémy Pointereau. À l’issue de ses rencontres avec les autorités saoudiennes, il revient sur la transformation du Royaume, l’état des relations franco-saoudiennes et les perspectives de coopération entre les deux pays.

Pour Olivier Cadic, l’Arabie saoudite figure aujourd’hui parmi les pays qui se transforment le plus rapidement au monde. « Il s’agit de ma neuvième visite en Arabie saoudite en onze ans. Ce qui me frappe à chaque déplacement, c’est la rapidité de la transformation du pays », confie-t-il à Arab News en français.

Le sénateur souligne particulièrement les changements observés à Riyad, où les projets de développement se multiplient dans le cadre de la Vision 2030 portée par le prince héritier Mohammed ben Salmane. Selon lui, cette stratégie de modernisation « insuffle un souffle de modernité accéléré » et traduit une volonté claire de diversification économique, d’innovation et d’ouverture sur le monde.

Au cours de sa visite, Olivier Cadic a insisté sur la solidité du partenariat franco-saoudien, qu’il qualifie d’exceptionnel.

« Les relations entre la France et l’Arabie saoudite sont excellentes et n’ont jamais été aussi denses », affirme-t-il. Selon le sénateur, cette proximité repose sur une confiance mutuelle et sur des convergences de vues concernant plusieurs dossiers régionaux majeurs.

Il rappelle également l’importance de la solidarité entre partenaires dans les moments difficiles. « J’ai souhaité rappeler que la France n’oublie pas les attaques dont l’Arabie saoudite a été victime. Dans les moments difficiles, les partenaires doivent pouvoir compter les uns sur les autres. »

Selon Olivier Cadic, Paris et Riyad partagent notamment leur soutien à une solution à deux États pour résoudre le conflit israélo-palestinien, leur préoccupation face à la perspective d’une acquisition ou d’un usage d’une capacité nucléaire militaire par l’Iran, ainsi que leur volonté de voir le Liban retrouver sa pleine souveraineté et la Syrie renouer avec la stabilité.

« Plus largement, la France et l’Arabie saoudite défendent le multilatéralisme, le respect du droit international et de l’intégrité territoriale des États », souligne-t-il.

Sur le plan économique, le sénateur estime que les perspectives de cooperation entre la France et l’Arabie saoudite sont particulièrement prometteuses.

Les secteurs des nouvelles technologies, de l’intelligence artificielle, des énergies renouvelables, du tourisme, de la culture et de la formation figurent parmi les domaines les plus porteurs.

« La diversification de l’économie saoudienne crée de nombreuses opportunités pour les entreprises françaises, qui disposent d’un savoir-faire reconnu dans ces secteurs », explique-t-il.

Les mégaprojets lancés dans le cadre de Vision 2030 offrent également de nouvelles perspectives dans les infrastructures de transport, la gestion durable de l’eau, les énergies décarbonées, la santé et les technologies numériques.

Olivier Cadic met aussi en avant l’émergence de nouveaux axes de coopération à forte valeur ajoutée. « Les coopérations entre la France et l’Arabie saoudite s’étendent désormais à de nouveaux secteurs, notamment les industries culturelles et créatives, l’intelligence artificielle, mais aussi l’e-sport », observe-t-il.

Pour le sénateur, les projets liés à l’économie numérique et à la jeunesse illustrent parfaitement la capacité des deux pays à construire ensemble des partenariats innovants et tournés vers l’avenir.

Parmi les éléments les plus marquants de cette mission, Olivier Cadic évoque avant tout l’état d’esprit qu’il a observé auprès des responsables saoudiens et des jeunes générations.

« J’ai été particulièrement impressionné par la confiance qui anime les responsables saoudiens et la jeunesse du pays. On ressent une véritable volonté de construire l’avenir et de réussir la transformation engagée », confie-t-il.

Le sénateur souligne également la qualité de l’accueil qui lui a été réservé et salue « l’hospitalité saoudienne », ainsi que les efforts entrepris pour valoriser le patrimoine culturel du Royaume et développer son attractivité touristique.

Cette dynamique de coopération devrait continuer à se renforcer dans les années à venir. Selon Olivier Cadic, les échanges bilatéraux se sont considérablement intensifiés ces dernières années, comme en témoigne la multiplication des visites officielles entre les deux pays. Le sénateur rappelle notamment qu’une délégation saoudienne a été accueillie en France en 2025.

« Le rôle des groupes d’amitié parlementaires est précisément de nourrir ce dialogue dans la durée et de favoriser l’émergence de nouvelles coopérations, qu’elles soient économiques, culturelles ou institutionnelles », souligne-t-il.

Interrogé sur la situation actuelle dans le Golfe, Olivier Cadic estime que l’Arabie saoudite joue un rôle central dans une région confrontée à de nombreux défis sécuritaires et géopolitiques.

« Le Golfe évolue dans un environnement régional particulièrement complexe », note-t-il, faisant référence aux tensions liées au conflit israélo-iranien.

Dans ce contexte, il considère que le Royaume s’affirme comme un acteur stabilisateur, privilégiant les solutions diplomatiques et les initiatives favorisant la paix régionale. Son poids économique, politique et diplomatique en fait, selon lui, « un acteur incontournable de l’équilibre régional ».

Enfin, Olivier Cadic a tenu à adresser un message à la communauté française vivant et travaillant en Arabie saoudite.

« J’adresse un message de confiance à nos compatriotes établis en Arabie saoudite », déclare-t-il. « Ils participent pleinement au rapprochement entre nos deux pays et contribuent au rayonnement de la France. »

Le sénateur estime que les perspectives offertes par le Royaume sont considérables et que les relations franco-saoudiennes disposent encore d’un potentiel de développement exceptionnel.

« Plus que jamais, les Français présents dans le Royaume sont des passerelles entre nos deux nations et des acteurs précieux de cette coopération d’avenir », conclut-il.