Les Bourses mondiales peinent à prendre position avant des décisions de banques centrales

Après une séance globalement dans le rouge mercredi, les indices européens ont ainsi débuté en légère progression: Paris montait de 0,31%, Londres de 0,09%, Francfort de 0,47% et Milan de 0,38% vers 07H10 GMT. (AFP).
Après une séance globalement dans le rouge mercredi, les indices européens ont ainsi débuté en légère progression: Paris montait de 0,31%, Londres de 0,09%, Francfort de 0,47% et Milan de 0,38% vers 07H10 GMT. (AFP).
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Publié le Jeudi 20 juin 2024

Les Bourses mondiales peinent à prendre position avant des décisions de banques centrales

  • "Les risques politiques français restent d'actualité et de nombreux investisseurs hésitent à revenir sur les indices boursiers français et européens à l'approche des élections législatives"
  • Après une séance globalement dans le rouge mercredi, les indices européens ont ainsi débuté en légère progression: Paris montait de 0,31%, Londres de 0,09%, Francfort de 0,47% et Milan de 0,38% vers 07H10 GMT

PARIS: Les Bourses européennes ont ouvert en légère hausse jeudi en attendant des décisions de plusieurs banques centrales, dont celle d'Angleterre, toujours dans un climat de défiance sur les actions du continent.

Après une séance globalement dans le rouge mercredi, les indices européens ont ainsi débuté en légère progression: Paris montait de 0,31%, Londres de 0,09%, Francfort de 0,47% et Milan de 0,38% vers 07H10 GMT.

"Les risques politiques français restent d'actualité et de nombreux investisseurs hésitent à revenir sur les indices boursiers français et européens à l'approche des élections législatives", a noté Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote.

Signe de la tension, l'écart entre les taux allemands et français s'est de nouveau agrandi mercredi après l'annonce, attendue, que la Commission européenne a ouvert la voie à une procédure pour déficits publics excessifs contre la France. Jeudi, l'écart entre les taux à 10 ans, l'échéance qui fait référence, restait à un haut niveau (3,21% pour le taux français contre 2,42% pour l'allemand).

L'agenda est toutefois davantage rempli jeudi pour occuper les investisseurs. Plusieurs banques centrales, comme la Norvège et la Suisse, doivent donner des décisions sur leur taux d'intérêt directeur.

En dépit d'une inflation britannique revenue à son objectif, la Banque d'Angleterre (BoE) ne devrait pas baisser son taux directeur avant les législatives convoquées au Royaume-Uni début juillet, estiment les analystes.

Longtemps la plus élevée des pays du G7, l'inflation britannique est désormais inférieure à celles des Etats-Unis et de la zone euro. Mais l'inflation dans le secteur des services, légèrement freinée à 5,7% sur un an en mai, contre 5,9% le mois précédent, reste supérieure aux attentes des économistes.

Le sentiment du consommateur européen pour juin est aussi attendu en fin de séance.

Vendredi, la séance sera consacrée aux premiers éléments sur l'activité économique en juin en zone euro et aux Etats-Unis, avec la publication des indices PMI.

En Asie, les indices ont terminé dans l'ensemble en baisse, sans l'élan des valeurs technologiques généralement impulsé par Wall Street, fermée mercredi.

En Chine, les investisseurs ont aussi été refroidis notamment après les propos du gouverneur de la banque centrale qui a écarté l'idée d'un important plan de relance pour stimuler la deuxième économie mondiale.

Hong Kong reculait de 0,61% dans les derniers échanges, Shanghai de 0,41%, tandis qu'au Japon, Tokyo a grappillé 0,16%.

 

Danone coupe l'appétit

Le poids lourd de l'alimentaire Danone cédait 2,72% vers 07H10 GMT, pire performance du CAC 40 parisien, après la présentation de son plan stratégique aux investisseurs. Le groupe, qui a été secoué par une crise interne et la perte de ses actifs russes, a affiché son "ambition de proposer des rendements attractifs" dans les années à venir, notamment "une croissance du chiffre d'affaires à données comparables [à périmètre et taux de change constants] comprise entre +3 et +5%".

Du côté du pétrole

Sur le marché du pétrole, le baril de Brent de la mer du Nord prenait 0,16% à 85,21 dollars, vers 07H00 GMT, tandis que le baril de WTI américain reculait de 0,13% à 81,46 dollars.

L'euro reculait un peu face au dollar (-0,11%), à 1,0732 dollar pour un euro. La livre cédait 0,09% à 1,2708 dollar pour une livre.

Le bitcoin avançait de 1,01% à 65.510 dollars.

 


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.