Le Premier ministre égyptien impose des mesures pour prévenir les fraudes lors des voyages à destination du Hajj

Le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly a ordonné le retrait de leur licence à 16 entreprises touristiques et a déféré leurs dirigeants au parquet pour avoir illégalement facilité le voyage des pèlerins à La Mecque (Photo, AP).
Le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly a ordonné le retrait de leur licence à 16 entreprises touristiques et a déféré leurs dirigeants au parquet pour avoir illégalement facilité le voyage des pèlerins à La Mecque (Photo, AP).
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Publié le Dimanche 23 juin 2024

Le Premier ministre égyptien impose des mesures pour prévenir les fraudes lors des voyages à destination du Hajj

  • Le Premier ministre a présidé une réunion de la cellule de crise initiée par le président Abdel Fattah El-Sissi, axée sur la mort de pèlerins égyptiens
  • Dans un premier temps, 16 agences de voyage qui contournaient les réglementations et transportaient des pèlerins sans offrir de services adéquats ont été identifiées

LE CAIRE : Le Premier ministre égyptien Mostafa Madboulya fait retirer leur licence à 16 entreprises de tourisme et a déféré leurs dirigeants au parquet pour avoir illégalement facilité le voyage des pèlerins à La Mecque.

Le Premier ministre a présidé une réunion de la cellule de crise initiée par le président Abdel Fattah El-Sissi, qui s'est concentrée sur la mort des pèlerins égyptiens.

Un rapport discuté lors de la réunion a souligné que l'augmentation des décès de pèlerins égyptiens non-enregistrés provenait de certaines entreprises qui « organisaient les programmes du Hajj en utilisant un visa de visite personnelle, qui empêche ses détenteurs d'entrer à La Mecque » via les canaux officiels.

Il est apparu que les tentatives de court-circuiter le processus officiel comprenaient des randonnées à travers des chemins désertiques et l'absence d'hébergement adéquat sur d'autres sites sacrés, ce qui a conduit à l'épuisement des pèlerins non-enregistrés en raison de la forte chaleur.

Dans un premier temps, 16 agences de voyage ont été identifiées comme enfreignant la réglementation et transportant des pèlerins sans leur offrir les services appropriés.

Le premier ministre a ordonné la révocation immédiate des licences de ces entreprises, a renvoyé les responsables devant les tribunaux et a imposé des amendes aux familles endeuillées des pèlerins décédés.

Au cours de la réunion, des mesures ont été discutées pour prévenir de tels incidents à l'avenir, y compris l'application d'actions immédiates contre les entreprises ou les entités qui ont facilité ces pèlerinages irréguliers.

Madbouly a déclaré que bien que la délégation officielle égyptienne pour le Hajj comprenne plus de 50 000 pèlerins, il était difficile de déterminer le nombre de voyageurs non-enregistrés en raison de l'absence de données précises. Une source officielle, préférant garder l'anonymat, a indqué à ArabNews que les chiffres élevés de décès rapportés pourraient inclure de nombreuses personnes ayant voyagé avec des visas de visite – et non des visas Hajj. Il a suggéré que les responsables de « ces transgressions s'exposent à de graves répercussions, qui pourraient aller au-delà du retrait de permis et donner lieu à des poursuites pénales ». L'agence de presse française AFP a rapporté que le nombre de morts parmi les pèlerins égyptiens pour le Hajj de cette année s'élevait à 600, ce qui indique que la majorité d'entre eux ne faisaient pas partie de la délégation officielle. En ce qui concerne les responsabilités juridiques, l'avocat égyptien Ahmed Abou el Saoud a déclaré que les agences de voyage sont pénalement responsables si elles facilitent sciemment ces activités illégales. À l'inverse, si elles n'étaient pas au courant et se contentaient de délivrer des visas sur la base des demandes de leurs clients, il serait plus facile de les tenir pour responsables s'il était prouvé qu'elles avaient une connaissance explicite du pèlerinage.

Les discussions de samedi ont également révélé que certaines entreprises savaient peut-être ce que les pèlerins non-officiels prévoyaient, tandis que d'autres n'étaient peut-être pas au courant et ont délivré des visas sans connaître l'usage abusif qui en serait fait.

Cette situation met en évidence la complexité de la tâche consistant à s'assurer que tous les organisateurs de voyage respectent strictement les normes juridiques et éthiques, et souligne la nécessité d'une surveillance rigoureuse et de mesures de responsabilisation pour éviter que de tels événements ne se reproduisent.

Les fonctionnaires ont déclaré que le respect des normes juridiques et éthiques par tous les organisateurs de voyage nécessitait des mesures de contrôle et de responsabilisation strictes.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.