Un groupe de femmes journalistes annule le prix du courage décerné à une journaliste palestinienne à Gaza

Un groupe représentant les femmes dans le journalisme a annulé le prix du courage en journalisme qu'il avait décerné ce mois-ci à la journaliste palestinienne Maha Hussaini (photo). (X/@MahaGaza)
Un groupe représentant les femmes dans le journalisme a annulé le prix du courage en journalisme qu'il avait décerné ce mois-ci à la journaliste palestinienne Maha Hussaini (photo). (X/@MahaGaza)
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Publié le Dimanche 23 juin 2024

Un groupe de femmes journalistes annule le prix du courage décerné à une journaliste palestinienne à Gaza

  • Maha Hussaini accuse la Fondation internationale des femmes pour les médias d'avoir cédé à des pressions qui, selon elle, sont typiques des attaques systématiques dont sont victimes les journalistes palestiniens
  • La décision de la fondation fait suite à un rapport d'une publication conservatrice qui accusait Maha Hussaini de soutenir le Hamas et de tenir des propos antisémites

LONDRES : Un groupe représentant les femmes dans le journalisme a annulé le prix du courage en journalisme qu'il avait décerné ce mois-ci à la journaliste palestinienne Maha Hussaini.

La décision de l'International Women's Media Foundation fait suite à un rapport publié cette semaine par le Washington Free Beacon, une publication conservatrice américaine, selon lequel l'écrivaine indépendante, qui est basée à Gaza, a publié des messages sur les médias sociaux il y a plusieurs années dans lesquels elle a fait l'éloge des actions terroristes du Hamas à deux reprises au moins et a partagé des caricatures antisémites.

La fondation a déclaré que les commentaires contenus dans les messages « étaient en contradiction avec les valeurs de l'organisation « , ajoutant que «  les prix du courage et la mission de l'IWMF sont basés sur l'intégrité et l'opposition à l'intolérance «  : « Nous ne cautionnons pas et ne soutiendrons pas des opinions ou des déclarations qui n'adhèrent pas à ces principes ».

Mme Hussaini a été choisie le 10 juin comme l'une des quatre lauréates du prix du courage, pour son reportage pendant la guerre à Gaza. Elle a notamment publié un article sur les difficultés rencontrées par les femmes qui accouchent chez elles pendant le conflit, ainsi que le récit poignant d'une jeune fille qui a porté son frère paralysé jusqu'à un lieu sûr pendant les campagnes de bombardement de l'armée.

L'IWMF se décrit comme « une organisation audacieuse et inclusive qui soutient les journalistes là où ils se trouvent ». Son conseil d'administration et son conseil consultatif comprennent des personnalités du monde des médias telles que Suzanne Malveaux, ancienne journaliste de CNN, Hannah Allam, du Washington Post, et Christiane Amanpour, présentatrice du journal télévisé de CNN.

Mme Hussaini a dénoncé la décision d'annuler le prix, accusant la fondation basée à Washington d'avoir « succombé à la pression » et « choisi d'agir à l'encontre du courage ». Elle a ajouté que cette décision « démontrait de manière frappante les attaques physiques et morales systématiques que les journalistes palestiniens subissent tout au long de leur carrière ».

Dans un message posté sur la plateforme X, elle a ajouté : « Chaque annonce d'un prix décerné à un journaliste palestinien est systématiquement suivie de vastes campagnes de diffamation et de pressions intenses exercées sur les organisations qui décernent les prix par les partisans de l'occupation israélienne et le lobby sioniste ».

« Si certaines organisations défendent leurs principes et maintiennent leur décision, d'autres, malheureusement, cèdent à la pression et retirent leurs prix ».

Mme Hussaini a déclaré qu'elle n'avait « aucun regret concernant ses publications » et que ses commentaires sur les médias sociaux reflétaient son expérience de la vie sous l'occupation israélienne et exprimaient simplement son soutien aux efforts de résistance.

La décision de la fondation a été largement critiquée par les journalistes et les groupes de médias. Certains ont suggéré que Mme Hussaini avait été victime d'une « campagne pernicieuse », d'autres ont qualifié les résultats du Washington Free Beacon de « décadents et contraires à l'éthique » et déclaré qu'il avait l'habitude de cibler les partisans de la cause palestinienne.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


L’Arabie saoudite intercepte des drones et des missiles à Al-Kharj, dans la province orientale et à Riyad

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  • Le ministère de la Défense indique que trois missiles balistiques ont été lancés en direction de la base aérienne Prince Sultan

RIYAD : Les défenses aériennes saoudiennes ont intercepté et détruit quatre missiles et cinq drones visant différentes cibles dans le Royaume tôt vendredi, a annoncé le ministère de la Défense dans plusieurs publications sur X (formerly Twitter).

Dans un premier message publié peu après minuit, le ministère a indiqué que trois missiles balistiques avaient été lancés en direction de la Prince Sultan Air Base dans le gouvernorat d’Al‑Kharj. Dans des messages ultérieurs, il a précisé qu’un drone avait été abattu dans la Eastern Province (Saudi Arabia) et un autre à Al-Kharj. Tôt dans la matinée, le ministère a annoncé qu’un missile de croisière avait également été intercepté à Al-Kharj, suivi de trois drones dans la région orientale de Riyadh.

Le barrage de vendredi fait suite à la neutralisation de trois missiles de croisière visant Al-Kharj, quelques heures seulement après l’interception d’une attaque de drone au-dessus de la raffinerie de Ras Tanura Refinery dans la province orientale. Al-Kharj est une zone industrielle majeure située à environ 80 kilomètres au sud-est de Riyad.

Le 3 mars, les défenses saoudiennes ont également intercepté huit drones près de Riyad et d’Al-Kharj. L’U.S. Embassy in Riyadh a été touchée par des drones le même jour, provoquant un incendie limité et des dégâts structurels mineurs. Malgré cette attaque, l’ambassadeur d’Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement nié toute implication de son pays dans une déclaration jeudi.

Cette nouvelle escalade intervient après une vaste campagne aérienne lancée samedi dernier par Israel et les United States contre l’Iran, déclenchant une vague de frappes de représailles de Tehran contre des actifs régionaux.

Le conflit, qui s’est intensifié de manière spectaculaire le 28 février 2026, s’est étendu bien au-delà des frontières du Royaume. Tous les États membres du Gulf Cooperation Council ont signalé des agressions, les frappes iraniennes dans la région du Golfe ayant fait au moins neuf morts.

Le secteur maritime a été sévèrement paralysé : une frappe de missile contre un navire commercial au large d’Oman a contribué à un embouteillage de 150 pétroliers près du Strait of Hormuz, où le trafic pétrolier aurait chuté de 86 %.

Par ailleurs, l’Arabie saoudite a condamné fermement jeudi les attaques iraniennes de drones et de missiles contre Azerbaijan et l’espace aérien turc protégé par l’NATO, qualifiant ces actes de « flagrants et lâches ».

Lors d’une réunion ministérielle extraordinaire tenue à Riyad le 1er mars, le GCC a affirmé le droit collectif des États membres à défendre leurs territoires contre ce qu’il a qualifié d’« agression iranienne perfide ».

À l’issue d’une réunion du Cabinet présidée par le prince héritier Mohammed bin Salman le 3 mars, l’Arabie saoudite a déclaré qu’elle se réservait le « plein droit » de répondre. Le Cabinet a souligné que le Royaume prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger son territoire, ses citoyens et ses résidents contre ces frappes persistantes. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
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  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.