L’Iran menace d’expulser les inspecteurs nucléaires de l’ONU, le CGRI démontre sa capacité terroriste

L’Iran a affirmé lundi qu’il avait repris l’enrichissement de l’uranium à 20% dans une centrale nucléaire souterraine. (Photo/AFP)
L’Iran a affirmé lundi qu’il avait repris l’enrichissement de l’uranium à 20% dans une centrale nucléaire souterraine. (Photo/AFP)
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Publié le Dimanche 10 janvier 2021

L’Iran menace d’expulser les inspecteurs nucléaires de l’ONU, le CGRI démontre sa capacité terroriste

  • En novembre, le parlement a adopté une loi qui oblige le gouvernement à arrêter les inspections de ses sites nucléaires si les sanctions ne sont pas assouplies
  • Téhéran a déclaré que les inspecteurs de l’organe de surveillance nucléaire de l’ONU seraient expulsés du pays si les sanctions ne sont pas levées d’ici le 21 février

DJEDDA : L’Iran a lancé un double défi à Joe Biden samedi, un peu plus d’une semaine avant l’investiture du nouveau président américain.

Téhéran a déclaré que les inspecteurs de l’organe de surveillance nucléaire de l’ONU seraient expulsés du pays si les sanctions ne sont pas levées d’ici le 21 février, alors que le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont fait une démonstration de force navale dans le golfe Arabique.

En novembre, le parlement a adopté une loi qui oblige le gouvernement à arrêter les inspections de ses sites nucléaires par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et à intensifier l’enrichissement de l’uranium au-delà de la limite fixée par l’accord nucléaire de Téhéran de 2015 si les sanctions ne sont pas assouplies.

L’organe de surveillance du Conseil des Gardiens iranien a approuvé la loi le 2 décembre et le gouvernement a affirmé qu’il la mettra en œuvre.

« D’après cette loi, si les Américains ne lèvent pas les sanctions financières, bancaires et pétrolières d’ici le 21 février, nous expulserons définitivement les inspecteurs de l’AIEA de notre pays », a déclaré samedi le député Ahmad Amirabadi Farahani.

En 2019, l’Iran a commencé à violer le Plan d’action global commun (PAGC) de 2015 en réponse au retrait du président américain Donald Trump en 2018 et la réimposition des sanctions américaines levées en vertu de l’accord.

La semaine dernière, Téhéran a admis avoir repris l’enrichissement de l’uranium à 20% dans sa centrale nucléaire souterraine de Fordo, violant une fois de plus l’accord et compliquant les efforts de Biden d’y revenir.

Le Guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, a indiqué samedi que Téhéran n’était pas pressé que les États-Unis reviennent à l’accord, mais que les sanctions doivent être levées immédiatement.

Il a exclu les négociations autour du programme de missiles de Téhéran et de son ingérence régionale, comme exigé par les États-Unis et d’autres grandes puissances.

« À l’opposé des États-Unis, l’implication de l’Iran dans la région crée une stabilité et vise à prévenir l’instabilité… L’implication de l’Iran dans la région est définitive et se poursuivra », a souligné Khamenei.

Pendant que Khamenei parlait, le CGRI faisait une parade navale dans le Golfe pour marquer le cinquième anniversaire de la saisie de deux navires de la marine américaine et de 10 membres d’équipage près de l’île Farsi en 2016.

La télévision d’État a précisé que des centaines de bateaux ont participé à cette parade.

La semaine dernière, l’Iran a saisi un navire pétrolier sud-coréen et son équipage dans le Golfe et continue de retenir le navire au port de Bandar Abbas.

Téhéran cherche à accroître son influence sur Séoul avant que des négociations de plus de 7 milliards de dollars de fonds iraniens ne soient gelées dans les banques sud-coréennes en raison des sanctions américaines.

 


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.