Des dizaines de personnes tuées par une frappe israélienne sur des tentes abritant des Palestiniens, selon le Croissant-Rouge palestinien

Des dizaines de Palestiniens ont été tués et blessés mardi par une frappe aérienne israélienne qui a touché des tentes abritant des familles déplacées à l'extérieur d'une école à Abassan, dans le sud de la bande de Gaza. (AP/File)
Des dizaines de Palestiniens ont été tués et blessés mardi par une frappe aérienne israélienne qui a touché des tentes abritant des familles déplacées à l'extérieur d'une école à Abassan, dans le sud de la bande de Gaza. (AP/File)
Short Url
Publié le Mercredi 10 juillet 2024

Des dizaines de personnes tuées par une frappe israélienne sur des tentes abritant des Palestiniens, selon le Croissant-Rouge palestinien

  • Une frappe a touché le portail de l'école Al-Awda à Abasan, près de la ville de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza.
  • Pas de commentaire immédiat de la part d'Israël, qui a reconnu avoir effectué trois autres frappes depuis samedi.

GAZA : Selon une source hospitalière de Gaza, au moins 10 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées mardi lors d'une attaque contre une école transformée en refuge pour les Palestiniens déplacés, la quatrième attaque de ce type en quatre jours.
La frappe a touché le portail de l'école Al-Awda à Abasan, près de la ville méridionale de Khan Yunis, a déclaré la source à l'hôpital Nasser de Khan Yunis où les victimes ont été emmenées.
Il n'y a pas eu de commentaire immédiat de la part d'Israël, qui a reconnu avoir effectué trois autres frappes depuis samedi sur des écoles de Gaza utilisées comme abris pour les personnes déplacées.
Au moins 20 personnes ont été tuées dans ces attaques, selon des responsables du territoire dirigé par le Hamas.
Israël a déclaré que les trois frappes visaient des militants cachés dans les écoles.
Samedi, une frappe israélienne a touché l'école Al-Jawni, gérée par l'ONU, à Nuseirat, dans le centre de Gaza, tuant 16 personnes, selon le ministère de la santé du territoire.
L'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a déclaré que 2 000 personnes y trouvaient refuge à ce moment-là.
Le lendemain, une frappe sur l'école de la Sainte-Famille, gérée par l'église, dans la ville de Gaza, a fait quatre morts, selon l'agence de défense civile.
Le Patriarcat latin, propriétaire de l'école, a déclaré que des centaines de personnes s'étaient entassées dans l'enceinte de l'établissement.
Une autre école gérée par l'UNRWA à Nuseirat a été touchée lundi, et un hôpital local a déclaré que plusieurs personnes avaient été emmenées pour y être soignées.
Israël a déclaré avoir visé "plusieurs terroristes" qui utilisaient l'école comme couverture.
Le Hamas a nié les allégations israéliennes selon lesquelles il utilise des écoles, des hôpitaux et d'autres installations civiles à des fins militaires.
Selon l'UNRWA, plus de 500 personnes ont été tuées dans les écoles et autres abris qu'il gère à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre, avec l'attaque du Hamas contre Israël.


Le Liban n'acceptera pas d'être entraîné dans le conflit, dit son Premier ministre

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’adresse à des journalistes de médias et d’agences de presse étrangères au Grand Sérail (palais du gouvernement) à Beyrouth, le 3 décembre 2025. (AFP)
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’adresse à des journalistes de médias et d’agences de presse étrangères au Grand Sérail (palais du gouvernement) à Beyrouth, le 3 décembre 2025. (AFP)
Short Url
  • Les autorités libanaises, dont le Premier ministre Nawaf Salam et le président Joseph Aoun, ont affirmé leur refus d’impliquer le Liban dans l’escalade entre les États-Unis, Israël et l’Iran, appelant à la sagesse et à la préservation de l’unité nationale
  • Le Hezbollah, affaibli par son récent conflit avec Israël, a reporté le discours de son chef Naïm Qassem et maintient une posture défensive

BEYROUTH: Les dirigeants libanais, qui craignent une implication du Hezbollah après les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, ont affirmé samedi qu'ils refusaient d'entraîner leur pays dans le conflit.

Le Hezbollah a annoncé qu'un discours de son chef Naïm Qassem, prévu à 13h00 GMT, était reporté "en raison des développements".

Les Etats-Unis et Israël ont mené samedi une série de frappes contre l'Iran qui a riposté, faisant craindre un embrasement régional.

"Je réitère que nous n'accepterons pas que quiconque entraîne le pays dans des aventures qui menacent sa sécurité et son unité", a affirmé le Premier ministre Nawaf Salam sur X.

"A la lumière des sérieux développements dans la région, j'appelle à nouveau tous les Libanais à agir avec sagesse et patriotisme et à placer les intérêts du Liban et de son peuple au-dessus de toute considération", a-t-il ajouté.

Le président Joseph Aoun a estimé dans un communiqué "nécessaire d'éviter au Liban les catastrophes des conflits extérieurs".

La coordinatrice spéciale de l'ONU au Liban, Jeanine Hennis, a exhorté "toutes les parties au Liban" de "donner la priorité, en paroles et en actes, à la nécessité de protéger le pays et son peuple des développements régionaux".

Peu avant le début des frappes, Israël a annoncé avoir visé des positions "des infrastructures" du Hezbollah dans le sud du Liban.

L'agence nationale d'information (ANI, officielle) a indiqué que des raids avaient visé des régions montagneuses où le Hezbollah est fortement implanté.

Le Liban a dit craindre des attaques d'Israël contre ses infrastructures civiles en cas d'élargissement du conflit avec l'Iran.

Le Hezbollah n'interviendra pas militairement en cas de frappes américaines "limitées" contre l'Iran, mais considérera toute atteinte contre le guide suprême, Ali Khamenei, comme une "ligne rouge", avait indiqué mercredi à l'AFP un responsable de cette formation.

Le chef du Hezbollah répète que sa formation est en "position défensive" mais a affirmé qu'elle s'estimerait "visée" par toute attaque américaine contre l'Iran.

Lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, le Hezbollah n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024, et l'accuse de se réarmer.


L’Arabie saoudite condamne les violations iraniennes de la souveraineté dans le Golfe et la région

Cette combinaison de captures vidéo réalisée le 28 février 2026 et extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux le même jour et vérifiées par les équipes d’AFPTV à Paris, montre le moment d’une attaque contre une base américaine à Bahreïn. (AFP)
Cette combinaison de captures vidéo réalisée le 28 février 2026 et extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux le même jour et vérifiées par les équipes d’AFPTV à Paris, montre le moment d’une attaque contre une base américaine à Bahreïn. (AFP)
Short Url
  • L’Arabie saoudite dénonce des violations iraniennes de la souveraineté des Émirats, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie, et soutient toute action de ces pays
  • Le Royaume appelle la communauté internationale à condamner ces actes et à prendre des mesures pour préserver la paix et la stabilité dans la région

RIYAD : L’Arabie saoudite a fermement condamné ce qu’elle a qualifié de violations iraniennes de l’autonomie de plusieurs États du Golfe et de la région, a indiqué le ministère saoudien des Affaires étrangères.

Dans un communiqué officiel, le ministère a dénoncé ce qu’il a qualifié de « violation flagrante » de la souveraineté des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie, exprimant sa pleine solidarité avec ces pays et son soutien à toute mesure qu’ils pourraient prendre.

Le Royaume a averti des graves conséquences de la poursuite de violations de l’autonomie des États et des atteintes au droit international, soulignant que de telles actions menacent la sécurité et la stabilité régionales.

L’Arabie saoudite a également appelé la communauté internationale à condamner les actions présumées de l’Iran et à prendre des mesures fermes pour faire face aux violations qui compromettent la paix et la stabilité dans la région. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Washington et Israël ont lancé une "opération" contre la "menace existentielle" iranienne, selon Netanyahu

Des Israéliens ferment un magasin après le déclenchement des sirènes dans la ville septentrionale de Haïfa, le 28 février 2026. (AFP)
Des Israéliens ferment un magasin après le déclenchement des sirènes dans la ville septentrionale de Haïfa, le 28 février 2026. (AFP)
Short Url
  • Benjamin Netanyahu annonce qu’Israël et les États-Unis ont lancé une « opération » contre la « menace existentielle » que représente le régime iranien
  • Il appelle le peuple iranien à se soulever contre le pouvoir en place et à construire un « Iran libre et épris de paix »

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé samedi qu'Israël et les Etats-Unis avaient lancé une "opération" contre la "menace existentielle" iranienne et appelé les Iraniens à se soulever contre le pouvoir en place à Téhéran.

"Mes frères et soeurs, citoyens d'Israël, il y a peu, Israël et les Etats-Unis ont lancé une opération pour éliminer la menace existentielle que fait peser le régime terroriste en Iran", a déclaré M. Netanyahu dans un message vidéo.

"Notre action commune créera les conditions pour que le courageux peuple iranien prenne son destin en main", a ajouté M. Netanyahu. "Le temps est venu pour toutes les composantes du peuple iranien (...) de rejeter le joug de la tyrannie et de faire advenir un Iran libre et épris de paix".