Plus de 60 médias internationaux demandent à Israël un accès "indépendant" à Gaza

Vue des bâtiments détruits et des décombres après le retrait de l'armée israélienne du quartier de Shujaiya, à l'est de la ville de Gaza, le 10 juillet 2024, à la suite d'une offensive israélienne de deux semaines, dans le cadre du conflit entre Israël et le groupe militant du Hamas. L'armée israélienne a largué des milliers de tracts sur la ville de Gaza, déchirée par la guerre, le 10 juillet, exhortant tous les habitants à fuir l'offensive lourde menée dans la principale ville du territoire palestinien assiégé. (Photo Omar AL-QATTAA / AFP)
Vue des bâtiments détruits et des décombres après le retrait de l'armée israélienne du quartier de Shujaiya, à l'est de la ville de Gaza, le 10 juillet 2024, à la suite d'une offensive israélienne de deux semaines, dans le cadre du conflit entre Israël et le groupe militant du Hamas. L'armée israélienne a largué des milliers de tracts sur la ville de Gaza, déchirée par la guerre, le 10 juillet, exhortant tous les habitants à fuir l'offensive lourde menée dans la principale ville du territoire palestinien assiégé. (Photo Omar AL-QATTAA / AFP)
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Publié le Jeudi 11 juillet 2024

Plus de 60 médias internationaux demandent à Israël un accès "indépendant" à Gaza

  • Plus d'une soixante de médias internationaux ont publié jeudi une lettre ouverte appelant les autorités israéliennes à permettre à la presse un "accès immédiat et indépendant" à la bande de Gaza assiégée
  • CNN, BBC ou encore l'Agence France-Presse demandent "aux autorités israéliennes de mettre fin immédiatement aux restrictions imposées aux médias étrangers entrant dans la bande de Gaza"

NEW YORK: Plus d'une soixante de médias internationaux ont publié jeudi une lettre ouverte appelant les autorités israéliennes à permettre à la presse un "accès immédiat et indépendant" à la bande de Gaza assiégée, après neuf mois de guerre dévastatrice.

CNN, BBC ou encore l'Agence France-Presse demandent "aux autorités israéliennes de mettre fin immédiatement aux restrictions imposées aux médias étrangers entrant dans la bande de Gaza" ainsi que "d'accorder un accès indépendant aux organisations de presse internationale qui souhaitent se rendre sur le territoire", peut-on lire dans la lettre.

En neuf mois de guerre, "les journalistes internationaux n'ont toujours pas accès à Gaza, à l'exception de rares voyages sous escorte organisés par l'armée israélienne", dénoncent les 64 signataires, qui comprennent également le Guardian ou encore le New York Times.

Ces restrictions ont imposé un "fardeau impossible et déraisonnable" aux journalistes locaux pour documenter cette guerre à laquelle ils sont eux-mêmes confrontés, ajoutent-ils.

Selon le Comité de protection des journalistes, une association basée à New York qui a coordonné la lettre ouverte, plus de 100 journalistes ont été tués depuis le début de la guerre, ce qui en fait l'un des conflits les plus meurtriers pour la presse. Ceux qui restent travaillent dans des conditions "d'extrême privation".

Les médias signataires demandent à Israël de "respecter ses engagements en matière de liberté de la presse en fournissant aux médias étrangers un accès immédiat et indépendant à Gaza" et de "respecter ses obligations internationales en matière de protection des journalistes en tant que civils".

Début 2024, plus de trente médias internationaux avaient appelé à protéger les journalistes palestiniens restés à Gaza.

L'offensive israélienne à Gaza a provoqué un désastre humanitaire et fait jusqu'à présent 38.345 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, territoire palestinien dirigé par le Hamas et sous blocus israélien depuis 2007.

Cette guerre est survenue après l'attaque sans précédent menée par le Hamas sur le sol israélien le 7 octobre. Elle a entraîné la mort de 1.195 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.