Algérie: le président Tebboune retourne se faire soigner en Allemagne

Cette capture d'image prise le 13 décembre 2020 à partir d'une vidéo publiée sur le compte Twitter personnel du président algérien Abdelmadjid Tebboune le montre en train de prononcer un discours devant une caméra à côté d'un drapeau algérien. (AFP)
Cette capture d'image prise le 13 décembre 2020 à partir d'une vidéo publiée sur le compte Twitter personnel du président algérien Abdelmadjid Tebboune le montre en train de prononcer un discours devant une caméra à côté d'un drapeau algérien. (AFP)
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Publié le Dimanche 10 janvier 2021

Algérie: le président Tebboune retourne se faire soigner en Allemagne

  • Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, est retourné dimanche en Allemagne pour se faire soigner de "complications" à un pied à la suite de sa récente contamination par la Covid-19
  • Aucune précision n'a été divulguée sur la nature des « complications » ni sur la durée du nouveau séjour médical du président algérien en Allemagne

ALGER : Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, est retourné dimanche en Allemagne pour se faire soigner de "complications" à un pied à la suite de sa récente contamination par la Covid-19, ouvrant une nouvelle période d'absence à la tête de l'Algérie.

Ce retour en Allemagne survient moins de deux semaines après un premier séjour qui l'avait tenu éloigné de la direction du plus grand pays du Maghreb pendant deux longs mois.

« Il y a peu, le président de la République, M. Abdelmajid Tebboune, est parti pour l’Allemagne pour soigner des complications au pied après avoir été malade de la Covid-19 », est-il écrit dans un communiqué posté sur le compte Facebook de la présidence algérienne.

Aucune précision n'a été divulguée sur la nature des « complications » ni sur la durée du nouveau séjour médical du président algérien en Allemagne.

« Mon retour en Allemagne était prévu, comme l'avaient programmé les médecins, pour poursuivre le protocole de soins. Je souhaite que la durée de mon voyage médical soit très courte », a expliqué avant son départ M. Tebboune dans une brève déclaration diffusée par la télévision publique.

D'après une récente étude française, les malades de la Covid-19 intubés et ventilés courent un risque important de souffrir d'une phlébite, c'est-à-dire l'apparition de caillots de sang dans leurs veines, avec des conséquences potentiellement graves.

« Il est possible que je subisse une opération chirurgicale simple au pied », a ajouté M. Tebboune avant de s'engager à « suivre au quotidien les affaires de l'État avec tous les responsables ».

"L'État est debout", a-t-il conclu.

Parmi les priorités de l'agenda chargé du chef de l'État figurent l'élaboration de la nouvelle loi électorale en vue des prochains scrutins locaux et législatif et le lancement de la campagne de vaccination contre la Covid-19 « dès janvier ».

« Dossiers urgents »

La télévision nationale a diffusé dimanche des images du chef de l'État dans le salon d'honneur de l'aéroport militaire de Boufarik, près d'Alger, où il a été salué par des hauts responsables de l'État – dont le chef d'état-major de l'armée, le général Saïd Chengriha – avant de s'envoler pour Berlin.

M. Tebboune devait subir ce traitement au pied avant son retour en Algérie, mais comme il ne revêtait pas un caractère d'urgence, il avait été reporté en raison d'engagements du président liés au traitement de certains « dossiers urgents », selon la présidence.

En fait, il avait dû rentrer impérativement à Alger afin de signer la loi de finances 2021 avant le 31 décembre et de promulguer la révision de la Constitution adoptée par référendum le 1er novembre.

Le président Tebboune, âgé de 75 ans et grand fumeur, avait quitté Berlin le 29 décembre dernier à l'issue d'une hospitalisation, suivie d'une convalescence, après avoir contracté le nouveau coronavirus en octobre auprès de son entourage à Alger.

Hospitalisé le 27 octobre dans un établissement militaire d'Alger, il avait été transféré d'urgence dans un établissement spécialisé en Allemagne le 28 octobre.

Fort peu de détails ont filtré sur son séjour médical en Allemagne, y compris le lieu ou les lieux où il a été admis.

Lors de son retour au pays, M. Tebboune, ayant regagné du poids et apparemment en bonne santé, avait laissé entendre qu'il était presque entièrement guéri.

Il portait toutefois une attelle au pied droit, selon des captures d'écran d'une vidéo télévisée.


Selon Beyrouth, Israël refuse d'identifier de nouvelles zones de retrait dans le sud du Liban

Vue générale des destructions dans le village voisin de Kfar Tibnit, dans le sud du Liban, le 6 août 2026. (AFP)
Vue générale des destructions dans le village voisin de Kfar Tibnit, dans le sud du Liban, le 6 août 2026. (AFP)
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  • Les négociations Liban-Israël à Rome se poursuivent autour de l’extension des zones pilotes dans le sud du Liban, mais Israël demande d’abord à vérifier le contrôle effectif de l’armée libanaise dans les deux premières zones
  • Le processus reste fragile, entre déploiement de l’armée libanaise, exigences de désarmement du Hezbollah et poursuite de tensions militaires avec des frappes israéliennes dans le sud du Liban

BEYROUTH: Une source au sein de la présidence libanaise a affirmé jeudi à l'AFP qu'Israël avait refusé d'identifier de nouvelles zones dans le sud du Liban pour un retrait de son armée, avant la "vérification" du contrôle effectif par l'armée libanaise des deux premiers secteurs.

Cette déclaration survient à l'issue d'une septième session de négociations entre le Liban et Israël à Rome sous parrainage américain.

Un porte-parole du département d'Etat américain a en revanche parlé de pourparlers "positifs", disant à l'AFP que les deux parties étaient "désormais beaucoup plus près de faire avancer et étendre le processus de zone pilote".

Un responsable israélien a affirmé de son côté à l'AFP que l'extension de ce processus n'était "pas automatique" et dépendrait des résultats constatés par Israël.

"Il est encore trop tôt pour évaluer son efficacité. Par conséquent, à ce stade, rien ne laisse présager une extension dans l'immédiat", a déclaré cette source.

Un accord-cadre, signé fin juin entre le Liban et Israël et conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" du sud du Liban évacuées par Israël, sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

En vertu de cet accord, l'armée libanaise a entamé le 21 juillet son déploiement à Zawtar Al-Gharbiya, village dont l'armée israélienne contrôlait les abords, l'une des deux premières "zones pilotes" convenues, et renforcé sa présence dans la seconde.

"Le Liban tient à passer à de nouvelles zones, tandis que la partie israélienne insiste pour vérifier (la mise en oeuvre des) deux premières zones avant de passer à l'étape suivante", a déclaré la source de la présidence.

Le déploiement de l'armée libanaise dans deux "zones pilotes" est le premier test de l'accord visant à interdire d'une part toute présence militaire de groupes non gouvernementaux dans le sud, et à obtenir de l'autre le retrait effectif d'Israël des zones qu'il occupe.

Parallèlement aux discussions de ces derniers jours en Italie, l'armée israélienne a mené des frappes dans le sud du Liban, disant viser des infrastructures du Hezbollah, en représailles à la mort de deux de ses soldats.

Les délégations libanaise et israélienne ont discuté à Rome d'une liste de pays qui pourraient superviser la mise en oeuvre de l'accord. Une entente a été trouvée selon la même source libanaise, qui a ajouté qu'une nouvelle date avait été proposée pour la poursuite des pourparlers, début septembre.

Le Hezbollah, qui a entraîné le 2 mars le Liban dans une nouvelle guerre avec Israël à la suite de l'attaque américano-israélienne contre l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes.


Le prince héritier saoudien et le président français évoquent la situation régionale

Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le président Emmanuel Macron se sont entretenus par téléphone. (Archives/SPA/AFP)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le président Emmanuel Macron se sont entretenus par téléphone. (Archives/SPA/AFP)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le président français Emmanuel Macron ont discuté de la situation au Moyen-Orient lors d’un entretien téléphonique, a rapporté tôt vendredi l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Selon la SPA, Emmanuel Macron a appelé le prince héritier. Les deux dirigeants ont passé en revue les derniers développements dans la région ainsi que les efforts déployés pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales, tout en garantissant la sécurité et la liberté de la navigation maritime.

Ils ont également abordé les relations bilatérales, les domaines de coopération entre les deux pays et les moyens de les développer davantage. Enfin, ils ont échangé sur plusieurs questions régionales et internationales d’intérêt commun. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Frappes israéliennes sur le sud du Liban parallèlement aux négociations de Rome

Un cratère laissé par une frappe aérienne israélienne menée durant la nuit, qui a visé une maison dans le secteur de Bourj al-Chamali, près de Tyr, le 6 août 2026. (AFP)
Un cratère laissé par une frappe aérienne israélienne menée durant la nuit, qui a visé une maison dans le secteur de Bourj al-Chamali, près de Tyr, le 6 août 2026. (AFP)
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  • Israël a intensifié ses frappes dans le sud du Liban, ciblant notamment Bourj al-Chamali et Mansouri, tandis que deux soldats israéliens ont été tués dans la région
  • Malgré cette escalade, Israël et le Liban poursuivent à Rome des négociations sous médiation américaine, alors que le Hezbollah rejette l'accord prévoyant son désarmement

BEYROUTH: Israël a mené dans la nuit une série de frappes contre deux localités du sud du Liban, alors que l'armée israélienne a annoncé jeudi la mort de deux de ses soldats, parallèlement à la poursuite des négociations entre les deux pays à Rome.

L'Agence nationale d'information (ANI) libanaise a indiqué que "l'ennemi israélien a intensifié ses attaques" dans la région de Tyr, en menant depuis la nuit de mercredi "une série de frappes aériennes et de bombardements".

Des drones israéliens ont frappé un quartier du village de Bourj al-Chamali avant une nouvelle frappe aérienne contre le même site, faisant quatre blessés, a ajouté l'agence de presse.

Selon la même source, l'aviation israélienne a également visé Mansouri, à une dizaine de kilomètres plus au sud, dont les habitants avaient reçu mardi un ordre d'évacuation.

Mardi, l'armée israélienne avait annoncé avoir mené des frappes contre le sud du Liban en réponse à ce qu'elle a qualifié de "violation flagrante du cessez-le-feu" par le Hezbollah pro-iranien.

Une personne a été tuée et douze autres blessées mercredi dans une frappe israélienne ayant visé une salle de prière située dans un cimetière de la localité de Tebnine, selon le ministère libanais de la Santé.

Cette escalade intervient après l'annonce, jeudi matin, de la mort de deux soldats israéliens dans le sud du Liban, les premières pertes enregistrées par l'armée israélienne dans cette région depuis plus d'un mois. Le Hezbollah n'a pas réagi dans l'immédiat.

Le Liban et Israël tiennent depuis mardi à Rome un septième cycle de négociations directes sous médiation américaine.

Les deux pays ont conclu en juin un accord-cadre prévoyant le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région.

Le Hezbollah rejette cet accord et refuse de déposer les armes.

Depuis le début de la guerre, plus de 4.300 personnes ont été tuées au Liban, tandis que 38 soldats israéliens et un contractuel civil ont perdu la vie.