Réactions à la tentative d'assassinat de Trump: le chef de l'ONU parle d’« acte de violence politique  »

Une personne tient le drapeau américain à l'extérieur du centre de villégiature Mar-a-Lago de Trump à Palm Beach, en Floride, alors que les partisans attendent des nouvelles de l'état de santé du candidat républicain à la présidence et ancien président Donald Trump après qu'il ait été blessé dans une tentative d'assassinat en Pennsylvanie, le 13 juillet 2024. (Reuters)
Une personne tient le drapeau américain à l'extérieur du centre de villégiature Mar-a-Lago de Trump à Palm Beach, en Floride, alors que les partisans attendent des nouvelles de l'état de santé du candidat républicain à la présidence et ancien président Donald Trump après qu'il ait été blessé dans une tentative d'assassinat en Pennsylvanie, le 13 juillet 2024. (Reuters)
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Publié le Lundi 15 juillet 2024

Réactions à la tentative d'assassinat de Trump: le chef de l'ONU parle d’« acte de violence politique  »

  • Le Premier ministre britannique Keir Starmer s'est dit “consterné par les scènes choquantes” qui se sont déroulées lors du rassemblement
  • Le président argentin Javier Milei a accusé la “gauche internationale” après la tentative d'assassinat

WASHINGTON : De nombreux dirigeants mondiaux ont exprimé leur indignation suite à la blessure de Donald Trump lors d'une tentative d'assassinat de l’ex-président américain pendant un rassemblement électoral.

Les présidents et premiers ministres du monde entier ont dénoncé la violence politique et exprimé leur soutien aux victimes de la fusillade de samedi, qui a fait un mort et gravement blessé deux spectateurs.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a condamné la fusillade, la qualifiant d’“acte de violence politique”, selon son porte-parole.

“Le Secrétaire général condamne sans équivoque cet acte de violence politique. Il adresse ses meilleurs vœux de prompt rétablissement au président Trump”, a ajouté le porte-parole.


Le Premier ministre britannique Keir Starmer s'est dit “consterné par les scènes choquantes” qui se sont déroulées lors du rassemblement.

“La violence politique, sous quelque forme que ce soit, n'a pas sa place dans nos sociétés”, a-t-il affirmé.

Évoquant “ces heures sombres”, le dirigeant nationaliste hongrois Viktor Orban a envoyé ses “pensées et ses prières” à M. Trump.

Le ministère des affaires étrangères des Émirats arabes unis a condamné l'incident dans un communiqué publié sur X.

La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a déclaré qu'elle “suivait avec appréhension” les informations en provenance de Pennsylvanie et a souhaité à M. Trump un prompt rétablissement. La dirigeante de droite a exprimé l'espoir que “dans les mois à venir de la campagne électorale, le dialogue et la responsabilité prévaudront sur la haine et la violence.”

L'ancien président américain Barack Obama a déclaré que “la violence politique n'a pas sa place dans notre démocratie”.



Le président français Emmanuel Macron a déclaré que ses pensées allaient à M. Trump, ajoutant que la fusillade constituait un “drame pour nos démocraties”.

“Je lui adresse mes vœux de prompt rétablissement. Un militant est décédé, plusieurs sont blessés. C'est un drame pour nos démocraties. La France partage le choc et l'indignation du peuple américain”, a exprimé M. Macron sur le réseau social X dimanche.

Le président argentin Javier Milei a accusé la “gauche internationale” après la tentative d'assassinat. “Craignant de perdre les élections, ils ont recours au terrorisme pour imposer leur programme rétrograde et autoritaire”, a déclaré le président populiste.

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a appelé “les défenseurs de la démocratie et du dialogue politique à condamner fermement l’attaque” contre Donald Trump.

Le gouvernement du Costa Rica a condamné l'attaque et a déclaré qu'il suivait de près l'évolution de “cet acte inacceptable”. “En tant que leader de la démocratie et de la paix, nous condamnons toutes les formes de violence”, a déclaré la présidence.

Le président chilien Gabriel Boric a exprimé sa “condamnation sans réserve” de la fusillade. “La violence est une menace contre les démocraties et elle fragilise le vivre-ensemble. Nous devons tous la rejeter ”, a exprimé M. Boric.

“Malgré nos profondes divergences idéologiques et politiques, la violence, d’où qu’elle vienne, doit toujours être rejetée par tout le monde”, a souligné le président bolivien Luis Arce.

Le Kremlin a condamné la violence en politique après la tentative d'assassinat et a accusé l'administration Biden d'avoir créé une atmosphère propice à la fusillade.

Le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, a dénoncé les attaques politiques, appelant à “ rester fermes face à toute forme de violence qui défie la démocratie ”.

Quant au premier ministre australien Anthony Albanese, il a qualifié de "préoccupante" cette attaque, exprimant son soulagement de savoir que M. Trump sain et sauf. “La violence n'a pas sa place dans le processus démocratique”, a-t-il commenté

Des propos auxquels le premier ministre néo-zélandais voisin, Chris Luxon, a fait écho. "Aucun pays ne devrait faire face à une telle violence politique".

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a écrit que lui-même et son épouse Sara étaient "choqués par l’apparente attaque contre le président Trump". “Nous prions pour sa sécurité et son prompt rétablissement”, a déclaré M. Netanyahu. 

"La violence politique n'est jamais acceptable," a affirmé le Premier ministre canadien Justin Trudeau.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.


Les Etats-Unis réinstaurent leurs sanctions sur le pétrole iranien, dénoncent les actes de Téhéran dans le détroit d'Ormuz

Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
  • Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même
  • Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit.

"Les agissements de l'Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis", a commenté un responsable gouvernemental américain auprès de l'AFP, sous le couvert de l'anonymat.

Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même.

Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient.

La guerre a été déclenchée fin février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. La République islamique avait riposté en frappant Israël et des intérêts américains dans les pays du Golfe, mais aussi en bloquant la navigation dans le très stratégique détroit d'Ormuz, ce qui a fait flamber les prix du pétrole, depuis retombés.

Le protocole d'accord prévoyait la reprise du trafic maritime dans le détroit, où plusieurs navires ont récemment subi des attaques.

Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé à Téhéran la responsabilité de deux d'entre elles.

Le document publié mardi par les autorités américaines permet aux transactions conclues après le 21 juin d'être finalisées. La date limite est le 17 juillet.