Macron et Starmer veulent "renforcer" la coopération sur les migrations

Le président français Emmanuel Macron (à droite) regarde le Premier ministre britannique Keir Starmer (à gauche) alors qu'ils marchent lors d'une réunion bilatérale en marge de la réunion de la Communauté politique européenne dans le jardin du palais de Blenheim à Woodstock, près d'Oxford, le 18 juillet 2024. (Photo: AFP)
Le président français Emmanuel Macron (à droite) regarde le Premier ministre britannique Keir Starmer (à gauche) alors qu'ils marchent lors d'une réunion bilatérale en marge de la réunion de la Communauté politique européenne dans le jardin du palais de Blenheim à Woodstock, près d'Oxford, le 18 juillet 2024. (Photo: AFP)
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Publié le Vendredi 19 juillet 2024

Macron et Starmer veulent "renforcer" la coopération sur les migrations

  • Le président français Emmanuel Macron et le nouveau Premier ministre britannique Keir Starmer se sont engagés jeudi à "renforcer leur coopération en matière de migration irrégulière" et à "redynamiser" le partenariat de défense entre Paris et Londres
  • Depuis l'arrivée au pouvoir des travaillistes de Keir Starmer début juillet, le Royaume-Uni veut remettre à plat ses relations avec l'Union européenne pour tourner la page des secousses du Brexit

WOODSTOCK: Le président français Emmanuel Macron et le nouveau Premier ministre britannique Keir Starmer se sont engagés jeudi à "renforcer leur coopération en matière de migration irrégulière" et à "redynamiser" le partenariat de défense entre Paris et Londres.

Ils ont annoncé qu'ils organiseraient le prochain sommet franco-britannique au Royaume-Uni en 2025. Le précédent avait eu lieu en 2023 à Paris, lorsque le conservateur Rishi Sunak était à la tête du gouvernement britannique.

Depuis l'arrivée au pouvoir des travaillistes de Keir Starmer début juillet, le Royaume-Uni veut remettre à plat ses relations avec l'Union européenne pour tourner la page des secousses du Brexit.

"Tournés vers l’avenir, la France et le Royaume-Uni persévéreront dans leur coopération dans tous les domaines de leur relation", affirment les deux dirigeants dans un communiqué commun à l'issue d'un dîner de travail bilatéral en marge du sommet de la Communauté politique européenne près d'Oxford, en Angleterre.

Point très sensible côté britannique, les arrivées de migrants qui traversent la Manche. "Le Premier ministre et le président de la République ont exprimé leurs condoléances pour les victimes des événements tragiques survenus dans la Manche hier (mercredi) et la semaine dernière. Ils se sont engagés à renforcer leur coopération en matière de migration irrégulière et de lutte contre les associations criminelles responsables de ces décès tragiques lors des traversées via de petites embarcations", selon le communiqué.

"Si nous voulons résoudre la situation dans la Manche, ce n'est pas seulement au niveau bilatéral", a fait valoir Emmanuel Macron dans sa conférence de presse à l'issue du sommet, après avoir dit qu'il n'y avait "pas de baguette magique" pour ce faire.

"Il s'agit de travailler de manière beaucoup plus efficace avec les pays européens de première entrée et tous les différents pays pour lutter clairement et efficacement contre les passeurs", a-t-il plaidé.

Réaffirmant le même soutien à l'Ukraine, les deux hommes ont aussi dit vouloir "redynamiser leur coopération en matière de défense pour mieux prendre en compte les difficultés complexes du monde moderne et la variété des menaces que des États et des acteurs non étatiques hostiles font peser sur leurs valeurs et leurs intérêts".

Le président français a estimé que c'était "un moment très important pour avoir cette remise à plat" des relations franco-britanniques mais aussi entre le Royaume-Uni et l'UE.

Il a toutefois appelé les Britanniques à "respecter ce qui a été décidé et signé" au cours des laborieuses négociations qui ont suivi leur sortie de l'UE. "Il ne faut pas vouloir faire le tri dans l'espoir d'améliorer tel ou tel sujet", "c'est une approche globale", a-t-il insisté.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.