Le Hezbollah en mission de vengeance après une attaque de drone meurtrière

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Publié le Mercredi 24 juillet 2024

Le Hezbollah en mission de vengeance après une attaque de drone meurtrière

  • Un membre du groupe a été tué par une frappe israélienne à la périphérie de Shaqra.
  • Le Hezbollah a riposté par une attaque de drone contre une base de l'armée israélienne sur le mont Neria.

BEYROUTH : Un Libanais a été tué et un autre blessé mardi alors qu'il se trouvait dans une camionnette utilisée pour vendre des bonbons et des snacks dans les villages du sud du Liban.

Le décès est survenu lorsqu'un drone militaire israélien a pris pour cible le véhicule à la périphérie de Shaqra. La victime a été identifiée comme étant Sadek Atawi, membre du Hezbollah, soutenu par l'Iran.

Les frappes israéliennes ont également visé les banlieues de Naqoura, Markab, Hula, Talusah et Aita Al-Shaab avec des obus et des bombes incendiaires.

Dans le contexte de cette attaque, des sirènes d'alarme ont retenti dans plusieurs villes de Haute Galilée, des rapports faisant état de la chute de roquettes dans cette zone et dans la région de Galilée occidentale.

Les médias israéliens ont rapporté que "la plupart des sirènes d'alarme ont retenti dans des colonies dont les habitants n'ont pas été évacués".

Les sirènes ont été entendues dans les régions de Jabal Al-Jarmaq, Meron, Netua, Basuta, Shomera, Even Menachem, Kiryat Shmona, et Beit Hillel, ainsi que dans les villes voisines.

Un porte-parole de l'armée israélienne a déclaré que "plusieurs drones en provenance du Liban ont explosé dans les environs du Mont Meron, tandis que des roquettes ont été détectées dans les zones de Kiryat Shmona et Margaliot".

Le Hezbollah a déclaré dans un communiqué avoir mené "une attaque aérienne à l'aide d'un escadron de drones sur la base du mont Neria, en représailles à l'assassinat perpétré par l'ennemi dans la ville de Shaqra".

Les avions de combat israéliens ont de nouveau survolé à basse altitude Beyrouth et ses environs, notamment Khaldeh, Hadath, Aramoun, Damour, Jiyeh et Iqlim Al-Kharroub, et se sont rendus jusqu'à Keserwan et le district de Jezzine, provoquant de forts bangs soniques lorsqu'ils ont franchi le mur du son.

Lundi soir, pour la première fois, le Hezbollah a tiré des dizaines de roquettes Katioucha sur la colonie de Tsurial, en Galilée occidentale. Le groupe a déclaré que cette frappe était une riposte à "l'attaque qui a visé des civils dans la ville de Hanin" et qui a fait des blessés.

Deux Israéliens ont été blessés par des missiles lors de l'attaque de la colonie de Tsurial, selon des rapports en Israël.

Le porte-parole de l'armée israélienne, Avichay Adraee, a déclaré dans un message sur X : "Les sites visés par l'armée israélienne comprenaient un dépôt d'armes du Hezbollah et des infrastructures à Aita Al-Shaab.

Par ailleurs, le ministre israélien de l'Éducation, Yoav Kisch, a déclaré mardi que "la prochaine année scolaire ne commencera pas dans le nord en raison des problèmes de sécurité dans cette région".

Selon les médias israéliens, M. Kisch a exhorté le premier ministre et les chefs de l'appareil de sécurité à "agir maintenant et avec force contre l'État du Liban". La décision de mener une guerre avec la plus grande force contre le Liban est inévitable pour rétablir le calme et la stabilité pour les habitants du nord et (pour) l'avenir de l'État d'Israël".

En ce qui concerne l'avenir du conflit, le centre israélien de recherche et d'éducation Alma, spécialisé dans les affaires militaires, a publié un rapport mettant en garde contre "la capacité de la force Radwan du Hezbollah à envahir la Galilée".

Il ajoute : "Malgré des mois de combats entre Israël et le Hezbollah, cette force peut mettre en œuvre des plans pour s'emparer de terres en Israël, tout comme l'a fait le Hamas.

"La force Radwan peut opérer de manière indépendante, sans instructions constantes ni assistance logistique extérieure.

"Les commandants de division sont très indépendants lorsqu'ils prennent des décisions tactiques rapides sur le terrain, tandis que la force est équipée de toutes les armes d'infanterie et de commando actuellement disponibles sur le marché de l'armement.


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".