L'Arabie saoudite et le Brésil envisagent de renforcer leurs liens économiques grâce à des projets communs

Bandar Alkhorayef, ministre saoudien de l'industrie et des ressources minérales, s'est entretenu avec de hauts responsables brésiliens à São Paulo, au Brésil. SPA
Bandar Alkhorayef, ministre saoudien de l'industrie et des ressources minérales, s'est entretenu avec de hauts responsables brésiliens à São Paulo, au Brésil. SPA
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Publié le Jeudi 25 juillet 2024

L'Arabie saoudite et le Brésil envisagent de renforcer leurs liens économiques grâce à des projets communs

  • l'Arabie saoudite était prête pour une croissance transformatrice, en tirant parti de ses riches ressources, de sa main-d'œuvre qualifiée et de ses opportunités d'investissement attrayantes a déclaré le ministre.
  • Les exportations non pétrolières de l'Arabie saoudite vers le Brésil ont connu une croissance robuste, augmentant de 5,65 % par an de 2018 à 2023.

RIYADH : À la Suite de réunions de haut niveau, les relations commerciales entre l'Arabie saoudite et le Brésil ont été saluées pour leur « développement remarquable ».

Les efforts de l'Arabie saoudite pour renforcer les liens économiques ont été soulignés à Sao Paulo, au Brésil, où le ministre saoudien de l'industrie et des ressources minérales, Bandar Alkhorayef, s'est entretenu avec le vice-président et ministre brésilien du développement, de l'industrie, du commerce et des services, Geraldo Alckmin.

Selon un communiqué du ministère, les discussions ont porté sur les opportunités qualitatives dans le secteur minier et sur les incitations offertes par l'Arabie saoudite pour faciliter les opérations commerciales dans l'environnement d'investissement industriel. Les deux parties ont salué l'évolution positive des relations économiques et commerciales, qui ont donné lieu à d'importants projets conjoints dans les secteurs industriel et minier.

Les exportations non pétrolières de l'Arabie saoudite vers le Brésil ont connu une croissance robuste, augmentant de 5,65 % par an de 2018 à 2023. Pour la seule année 2023, les importations du Royaume en provenance du Brésil s'élèvent à 13 milliards de SR (3,47 milliards de dollars), tandis que les exportations vers le Brésil dépassent les 3 milliards de SR.

La visite de M. Alkhorayef s'inscrit dans le cadre d'une tournée officielle plus large qui comprend des étapes au Brésil et au Chili du 22 au 30 juillet. Au cours de ce voyage, il a participé à une table ronde organisée par la Fédération des industries de Sao Paulo, où il a invité les entreprises brésiliennes à investir dans le secteur minier en plein essor de l'Arabie saoudite, en soulignant son important potentiel de croissance.

Conformément à la Vision 2030 de l'Arabie saoudite, qui vise à transformer son secteur minier en améliorant la transparence des licences, en promouvant les industries nationales et en développant le contenu local et les possibilités d'emploi, M. Alkhorayef a souligné l'importance mondiale de la production minérale, qui nécessite un leadership et une coopération au niveau international.

« Le Royaume a reconnu que les défis de la production minérale mondiale nécessitaient un leadership collectif. Notre stratégie de progrès réel est fondée sur la collaboration et, tout en maintenant nos objectifs ambitieux, nous nous concentrons sur la création de partenariats solides dans le monde entier », a déclaré le ministre.

Il a en outre souligné que l'Arabie saoudite était prête pour une croissance transformatrice, en tirant parti de ses riches ressources, de sa main-d'œuvre qualifiée et de ses opportunités d'investissement attrayantes.

« La production minière transcende la valeur économique ; elle incarne le potentiel de notre pays et de notre peuple. Avec ses riches ressources, sa main-d'œuvre qualifiée et ses opportunités d'investissement exceptionnelles, le Royaume est prêt pour une croissance transformatrice », a-t-il ajouté.

Parallèlement aux efforts déployés pour renforcer ses capacités pharmaceutiques, l'Arabie saoudite a étudié les possibilités de localiser les vaccins et les produits pharmaceutiques, en tirant parti de l'expertise du Brésil. Les discussions avec les investisseurs brésiliens ont mis en évidence le potentiel de collaboration dans le cadre de la stratégie industrielle nationale de l'Arabie saoudite, en particulier dans les domaines des produits pharmaceutiques, de la sécurité sanitaire et de la création de capacités industrielles spécialisées pour répondre aux besoins médicaux de manière indépendante.

Au cours de sa visite, M. Alkhorayef s'est rendu à l'Institut Butantan, un centre de recherche biotechnologique de premier plan, pour discuter de la coopération dans la localisation de la production de vaccins et de produits pharmaceutiques. Les réunions avec les investisseurs brésiliens ont souligné la volonté du Brésil de collaborer dans divers secteurs industriels, notamment les produits pharmaceutiques et les vaccins, afin de renforcer les chaînes d'approvisionnement, d'échanger des technologies et de favoriser l'innovation au service du développement durable.

L'engagement de l'Arabie saoudite à attirer l'intérêt mondial pour les soins de santé a été réaffirmé par l'annonce faite par M. Alkhorayef en juin 2022 d'opportunités d'investissement d'une valeur de plus de 11 milliards de SR, visant à localiser 80 à 90 % de la production d'insuline. Cette initiative souligne l'ambition de l'Arabie saoudite de devenir une plaque tournante régionale pour la fabrication de produits pharmaceutiques.

Les discussions menées au cours de la visite ont également permis d'explorer les possibilités d'accroître les exportations non pétrolières et de favoriser les opportunités d'investissement conjoint, ce qui témoigne de l'approfondissement des relations économiques et commerciales entre l'Arabie saoudite et le Brésil.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Liban: premières funérailles collectives de combattants du Hezbollah dans le sud

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
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  • Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah
  • Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles

BEYROUTH: Le Hezbollah pro-iranien organise mardi des funérailles collectives de 44 combattants, les premières dans le sud du Liban depuis le début de sa guerre avec Israël le 2 mars, après l'entrée en vigueur d'une trêve vendredi.

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud.

Un cortège funèbre doit traverser plusieurs villages avant l'inhumation, qui permettra, selon le Hezbollah, "le retour d'âmes bénies vers le sol du sud".

Dans la banlieue sud de Beyrouth, quatre combattants du Hezbollah avaient déjà été enterrés lundi, selon un photographe de l'AFP, en présence de dizaines de proches et partisans, y compris des femmes et des enfants, portant les portraits des défunts.

Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah.

Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles.

Les frappes israéliennes et les combats ont fait 2.387 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars, d'après un bilan officiel, qui ne précise pas s'il s'agit de civils ou de combattants.

Ce bilan inclut au moins 274 femmes et 177 enfants, selon le ministère de la Santé libanais.

Un cessez-le-feu de 10 jours émaillé de nombreux incidents est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, et de nouvelles discussions "directes" entre le Liban et Israël auront lieu jeudi à Washington, une dizaine de jours après une première session, a indiqué lundi à l'AFP un responsable de la diplomatie américaine.

Israël avait annoncé mi-avril avoir tué "plus de 1.700" combattants du Hezbollah, des chiffres que l'AFP n'a pas pu vérifier.

 


A Gaza, rats, puces et parasites prolifèrent dans les camps de déplacés

Dans la promiscuité des camps de déplacés de Gaza, où des milliers de personnes s'entassent sans assez d'eau ni de sanitaires, les rats, puces et autres parasites prolifèrent, aggravant la misère d'une population éprouvée par plus de deux ans de guerre. (AFP)
Dans la promiscuité des camps de déplacés de Gaza, où des milliers de personnes s'entassent sans assez d'eau ni de sanitaires, les rats, puces et autres parasites prolifèrent, aggravant la misère d'une population éprouvée par plus de deux ans de guerre. (AFP)
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  • Les Palestiniens contraints de vivre dans des abris de fortune témoignent d'une invasion de nuisibles, qui, selon les organisations humanitaires, constitue une menace croissante pour la santé publique
  • "J'ai beaucoup souffert des belettes et des souris. Mes enfants ont été mordus. L'un de mes fils a même été mordu au nez", raconte Mohammed al-Raqab

KHAN YOUNES: Dans la promiscuité des camps de déplacés de Gaza, où des milliers de personnes s'entassent sans assez d'eau ni de sanitaires, les rats, puces et autres parasites prolifèrent, aggravant la misère d'une population éprouvée par plus de deux ans de guerre.

Les Palestiniens contraints de vivre dans des abris de fortune témoignent d'une invasion de nuisibles, qui, selon les organisations humanitaires, constitue une menace croissante pour la santé publique, alors que les températures montent.

"J'ai beaucoup souffert des belettes et des souris. Mes enfants ont été mordus. L'un de mes fils a même été mordu au nez", raconte Mohammed al-Raqab, un déplacé gazaoui vivant sous une tente près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.

"Je ne peux pas dormir de la nuit car je dois constamment veiller sur les enfants", explique à l'AFP cet ouvrier du bâtiment de 32 ans, originaire de Bani Suheila.

Dans les campements dressés en bord de mer, les rongeurs peuvent facilement creuser des galeries dans le sable, sous les parois des tentes et s'introduire dans les cuisines et les garde-manger construits avec les moyens du bord.

Infestation de gale 

La quasi-totalité de la population de Gaza a été déplacée par les ordres d'évacuation israéliens et les frappes aériennes menées durant la guerre contre le Hamas, déclenchée par l'attaque sans précédent du groupe islamiste palestinien en Israël en octobre 2023.

Selon les Nations Unies, 1,7 million d'habitants du territoire palestinien - sur un total de plus de deux millions - vivent toujours dans des camps, dans l'impossibilité de rentrer chez eux, ou dans les zones restées sous contrôle militaire israélien, malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025.

Dans ces installations, "les conditions de vie se caractérisent par des infestations de vermine et de parasites", a déclaré le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations Unies après des visites de terrain en mars.

A l'hôpital Al-Aqsa, dans le centre de Gaza, Hani al-Flait, chef du service de pédiatrie, explique que son équipe est quotidiennement confrontée à des cas d'infections cutanées, notamment de gale.

Elles sont d'autant plus graves "que ces enfants et leurs familles vivent dans des conditions déplorables, sans installations sanitaires de base ni accès à l'eau potable", dit-il à l'AFP. "A cela s'ajoute la pénurie de traitements adaptés".

Eaux usées 

"Nous vivons dans des tentes et des écoles inondées d'eaux usées", déplore auprès de l'AFP Sabreen Abou Taybeh, dont le fils souffre d'une infection ressemblant à la varicelle.

"Je l'ai emmené chez des médecins et à l'hôpital, mais ils ne font rien. Comme vous le voyez, l'éruption persiste" dit-elle en montrant les taches rouges qui recouvrent le torse et le dos du garçonnet.

Ghalia Abou Selmi raconte lutter tous les jours contre les souris. Elles ont rongé la parure qu’elle avait préparée pour le mariage de sa fille, "une véritable catastrophe".

Quant aux puces, "elles provoquent des allergies cutanées, non seulement chez les enfants, mais aussi chez les adultes", poursuit cette femme de 53 ans, en triant des vêtements troués dans la tente qui lui sert désormais de maison.

Sa famille, explique-t-elle, a été déplacée 20 fois depuis octobre 2023 et n’est toujours pas retournée chez elle, dans la ville d’Abasan al-Kabira, près de la frontière avec Israël.

Malgré le cessez-le-feu, Israël continue de contrôler tous les accès à Gaza, avec des inspections strictes et des refus fréquents de livraisons d’aide, selon les ONG et les Nations Unies.

Cette situation provoque des pénuries de multiples produits de base, des médicaments au carburant en passant par les vêtements et la nourriture.

Des frappes aériennes et des échanges de tirs entre l’armée israélienne et ce qu’elle présente comme des combattants du Hamas ont encore lieu presque quotidiennement.

Selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du Hamas, au moins 777 personnes ont été tuées par l'armée israélienne depuis le début du cessez-le-feu.

Israël recense de son côté cinq soldats tués à Gaza durant la même période.


Liban: les négociations visent à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud affirme Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban. (AFP)
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  • "Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l'armée jusqu'aux frontières internationales"
  • Selon un communiqué de la présidence, il a également précisé que l'ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban.

"Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l'armée jusqu'aux frontières internationales", a-t-il indiqué.

Selon un communiqué de la présidence, il a également précisé que l'ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise "dans les négociations bilatérales", qui seront "séparées" d'autres discussions en cours, en référence aux pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis.