L'Arabie saoudite met en avant ses efforts en matière d'environnement lors de la réunion de Rome

Une délégation saoudienne conduite par le directeur général du Centre national pour le développement de la couverture végétale et la lutte contre la désertification, Khaled Alabdulkader, a participé à l'événement scientifique organisé par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. (AN)
Une délégation saoudienne conduite par le directeur général du Centre national pour le développement de la couverture végétale et la lutte contre la désertification, Khaled Alabdulkader, a participé à l'événement scientifique organisé par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. (AN)
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Publié le Dimanche 28 juillet 2024

L'Arabie saoudite met en avant ses efforts en matière d'environnement lors de la réunion de Rome

  • La délégation saoudienne souligne les initiatives nationales et régionales de lutte contre la désertification
  • L'équipe saoudienne comprenait des représentants du Centre national de surveillance de la conformité environnementale, du ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Agriculture, de plusieurs organismes gouvernementaux concernés par la désertification

RIYADH : L'Arabie saoudite a présenté les derniers développements et les défis auxquels le monde est confronté dans la lutte contre la dégradation des sols lors d'un sommet mondial à Rome.

Une délégation saoudienne conduite par le directeur général du Centre national pour le développement de la couverture végétale et la lutte contre la désertification, Khaled Alabdulkader, a participé à l'événement scientifique organisé par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.

La délégation a également souligné les efforts et la volonté du Royaume d'accueillir la seizième session de la Conférence des Parties (COP16) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification et la dégradation des terres, prévue à Riyad en décembre, a rapporté samedi l'agence de presse saoudienne.

L'équipe saoudienne comprenait des représentants du Centre national de surveillance de la conformité environnementale, du ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Agriculture, de plusieurs organismes gouvernementaux concernés par la désertification, ainsi que le représentant permanent du Royaume auprès de la FAO, M. Mohammed Al-Ghamdi.

La délégation a remercié l'organisation et les membres participants pour avoir souligné l'importance de la restauration des terres au siège de la FAO et pour le soutien qu'elle apporte à la COP16.

Elle a également invité tout le monde à participer au changement mondial pour lutter contre la dégradation des terres en assistant à la COP16 à Riyad.

Le Royaume met en exergue les efforts environnementaux lors de la réunion de Rome

D'autres intervenants ont souligné les efforts déployés par le Royaume pour restaurer les écosystèmes, ainsi que ses initiatives en faveur des forêts et des zones arides, qui s'inscrivent dans le cadre de ses préparatifs en vue d'accueillir la COP16.

Ils ont également passé en revue l'initiative verte saoudienne et l'initiative verte pour le Moyen-Orient et les résultats escomptés en matière de réduction de la dégradation des sols, qui a touché environ 30 % de la surface terrestre selon les dernières statistiques internationales.

Les intervenants ont souligné la diversité du terrain et des ressources naturelles du Royaume, qui est confronté à de nombreux défis environnementaux.

Ils ont expliqué que l'initiative verte saoudienne repose sur des plans à long terme visant à lutter contre la désertification, la dégradation des sols et l'avancée du sable, ajoutant que l'initiative verte pour le Moyen-Orient permettra de restaurer une superficie de 200 millions d'hectares dans 20 pays.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.