Présidentielle au Venezuela : Blinken appelle à respecter le "processus démocratique"

Une torchère sur une plate-forme de production de pétrole dans les champs pétrolifères de Soroush est vue à côté d'un drapeau iranien dans le golfe Arabo-Persique. (Reuters)
Une torchère sur une plate-forme de production de pétrole dans les champs pétrolifères de Soroush est vue à côté d'un drapeau iranien dans le golfe Arabo-Persique. (Reuters)
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Publié le Dimanche 28 juillet 2024

Présidentielle au Venezuela : Blinken appelle à respecter le "processus démocratique"

  • "Le peuple vénézuélien mérite une élection qui reflète réellement sa volonté.
  • Les Etats-Unis souhaiteraient assouplir les sanctions qu'ils ont prises à l'encontre du secteur pétrolier vénézuélien, essentiel mais gravement affaibli, au moment où les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient exercent une forte pression sur les prix du br

TOKYO : Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a appelé dimanche depuis le Japon au respect du "processus démocratique" lors de l'élection présidentielle au Venezuela.

"Le peuple vénézuélien mérite une élection qui reflète réellement sa volonté, à l'abri de toute manipulation", a affirmé M. Blinken lors d'une conférence de presse, soulignant que "la communauté internationale va suivre cela de très près" et demandant "à toutes les parties d'honorer leurs engagements et de respecter le processus démocratique".

Les bureaux de vote du Venezuela ont ouvert ce dimanche à 06h00 locales (10h00 GMT) et quelque 21 millions des 30 millions de Vénézuéliens sont appelés à voter jusqu'à 18H00 (22H00 GMT) avec des résultats attendus dans la nuit.

Les Vénézuéliens doivent choisir entre la continuité incarnée par le président Nicolas Maduro et le changement proposé par son rival, le diplomate Edmundo Gonzalez Urrutia, dans un contexte de forte tension, le chef d'Etat sortant ayant affirmé qu'un "bain de sang" pourrait résulter de la victoire de l'opposition, qui est probable selon les sondages.

M. Gonzalez Urrutia a remplacé au pied levé la cheffe de l'opposition Maria Corina Machado, déclarée inéligible par le pouvoir.

M. Maduro, qui brigue un troisième mandat de six ans à la tête de ce pétro-État sud-américain autrefois riche, mais dont le PIB a chuté de 80%, est accusé de bâillonner les critiques et de harceler l'opposition, dans un climat d'autoritarisme croissant.

M. Blinken a déclaré que l'élection était un "événement crucial à un moment crucial compte tenu des graves crises politiques, économiques et humanitaires auxquelles le pays est confronté".

Les Etats-Unis souhaiteraient assouplir les sanctions qu'ils ont prises à l'encontre du secteur pétrolier vénézuélien, essentiel mais gravement affaibli, au moment où les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient exercent une forte pression sur les prix du brut.

Le Venezuela a également été une source majeure de pression migratoire à la frontière sud des États-Unis, une situation qui, selon les experts, ne fera que s'aggraver en cas de crise politique post-électorale.

Les États-Unis ont insisté sur le fait que la levée des sanctions dépendait d'un vote équitable. Selon les experts, la participation est l'un des éléments clés du scrutin, l'opposition ayant besoin d'une forte mobilisation pour l'emporter.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.