Horrifié, le Royaume-Uni s'interroge sur les motivations de l'attaque meurtrière contre des enfants

La police n'a donné aucune indication pour l'instant sur les possibles motivations du suspect, se contentant d'affirmer que la piste terroriste n'était pas en l'état retenue. (AFP)
La police n'a donné aucune indication pour l'instant sur les possibles motivations du suspect, se contentant d'affirmer que la piste terroriste n'était pas en l'état retenue. (AFP)
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Publié le Mardi 30 juillet 2024

Horrifié, le Royaume-Uni s'interroge sur les motivations de l'attaque meurtrière contre des enfants

  • Un adolescent de 17 ans a été arrêté peu après le carnage qui a eu lieu, en pleines vacances scolaires, lors d'une activité pour enfants de six à onze ans sur le thème de la star américaine Taylor Swift
  • La police n'a donné aucune indication pour l'instant sur les possibles motivations du suspect, se contentant d'affirmer que la piste terroriste n'était pas en l'état retenue

SOUTHPORT: Sous le choc, le Royaume-Uni s'interroge mardi sur les motivations de l'attaque au couteau qui a tué deux enfants et en a blessé neuf autres dans un cours de danse à Southport, dans le nord-ouest de l'Angleterre.

Un adolescent de 17 ans a été arrêté peu après le carnage qui a eu lieu, en pleines vacances scolaires, lors d'une activité pour enfants de six à onze ans sur le thème de la star américaine Taylor Swift.

La police n'a donné aucune indication pour l'instant sur les possibles motivations du suspect, se contentant d'affirmer que la piste terroriste n'était pas en l'état retenue.

A Southport, petite ville balnéaire à une vingtaine de kilomètres de Liverpool, la population est horrifiée. Les hommages commencent à affluer: des passants s'arrêtent déposer des fleurs, des cartes ou des peluches dans Hart Street, la rue où s'est déroulée l'attaque.

"Je n'arrive pas à croire que c'est arrivé si près d'ici", souligne sur place Leanne Hassan, dont la fille se trouvait dans une garderie à proximité au moment de l'attaque. "Les enfants devraient être en sécurité dans un club de vacances... ils devraient pouvoir profiter de leurs vacances sans craindre d'être poignardés".

Taylor Swift se dit «  complètement choquée » par l'attaque 

La star américaine Taylor Swift s'est dite mardi "complètement choquée" après l'attaque au couteau dans laquelle deux enfants ont été tués et qui s'est produite lundi en Angleterre, durant un cour de danse autour de ses chansons.

"L'horreur de l'attaque d'hier (lundi) à Southport ne cesse de me submerger et je suis simplement complètement choquée (...) Ce n'était que de petits enfants dans un cours de danse", a écrit la chanteuse sur Instagram.

 

Selon le récit des faits donné par la police, appelée sur place peu avant midi lundi (11H00 GMT), l'assaillant est entré dans le bâtiment et a commencé à attaquer les enfants qui assistaient à cette activité.

Ce cours était présenté par les organisateurs sur les réseaux sociaux comme un cours de danse et de yoga sur le thème de Taylor Swift. La mégastar américaine a donné plusieurs concerts au Royaume-Uni en juin et doit se produire à Londres en août en conclusion de la partie européenne de sa tournée.

Selon le dernier bilan donné lundi soir par la police, deux enfants ont été tués, neuf autres blessés dont six dans un état "critique" et deux adultes également blessés et dans un état grave, probablement en tentant de "protéger" les enfants.

« Il a entendu des cris »

La femme de l'un des adultes blessés, Jonathan Hayes, 63 ans, a raconté au Daily Telegraph qu'il avait été poignardé à la jambe en tentant d'intervenir.

"Notre bureau se trouve dans le même bâtiment que le studio de danse", a expliqué Helen. "Il a entendu des cris et est sorti, il a vu l'agresseur, il a vu qu'il avait blessé un enfant et a essayé de lui enlever le couteau".

Selon elle, le studio de danse se trouve au fond d'une allée et n'est pas visible depuis la rue: "Il faut savoir qu'il est là".

D'importants moyens de secours avaient été déployés dans la zone, qui reste bouclée par la police mardi matin.

Les témoins ont décrit des scènes d'horreur avec des enfants en sang sortant dans la rue et des mères de famille bouleversées se précipitant cherchant leurs enfants.

Certains ont expliqué avoir vu arriver l'assaillant masqué dans un taxi à qui il aurait refusé de payer sa course.

L'onde de choc s'est répandue dans tout le Royaume-Uni. La ministre de l'Intérieur Yvette Cooper s'est rendue sur place mardi matin pour rencontrer les forces de l'ordre.

"Je sais que tout le pays est profondément choqué" a réagi le Premier ministre Keir Starmer, tandis que le roi Charles III a présenté dans une déclaration ses "condoléances les plus sincères, ses prières et sa plus profonde sympathie", qualifiant l'incident de "tout à fait horrible".

Le prince William et son épouse Kate ont écrit sur X "qu'en tant que parents, nous ne pouvons imaginer ce que vivent les familles, les amis et les proches des personnes tuées et blessées à Southport".

Le Royaume-Uni, où le port des armes à feu est strictement limité, connaît une recrudescence des violences à l'arme blanche (attaque contre les personnes, cambriolages, etc...), qui impliquent souvent des jeunes.

Elles ont augmenté de 7%, à près de 50.000 l'an dernier, par rapport à l'année 2022, et ont presque été multipliées par deux en dix ans, selon l'Office national des statistiques.


Malgré les frappes russes et le froid, Kiev danse le ska

Dans un quartier de Kiev englouti par la nuit, une source de lumière éclaire les immeubles de style soviétique, alors que le ska ukrainien retentit dans le froid polaire: "On relâche la pression!" hurle Olena pour couvrir les basses. (AFP)
Dans un quartier de Kiev englouti par la nuit, une source de lumière éclaire les immeubles de style soviétique, alors que le ska ukrainien retentit dans le froid polaire: "On relâche la pression!" hurle Olena pour couvrir les basses. (AFP)
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  • Chaque hiver depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, Moscou pilonne les infrastructures énergétiques de son voisin
  • Début janvier, des bombardements massifs ont plongé Kiev dans le noir et privé la moitié de ses habitants de chauffage

KIEV: Dans un quartier de Kiev englouti par la nuit, une source de lumière éclaire les immeubles de style soviétique, alors que le ska ukrainien retentit dans le froid polaire: "On relâche la pression!" hurle Olena pour couvrir les basses.

C'est une "flashmob", explique-t-elle, une fête improvisée entre les habitants des immeubles environnants pour "ne pas penser aux problèmes", alors que le quartier est quotidiennement privé d'électricité pendant "17 ou 18 heures".

Chaque hiver depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, Moscou pilonne les infrastructures énergétiques de son voisin.

Début janvier, des bombardements massifs ont plongé Kiev dans le noir et privé la moitié de ses habitants de chauffage.

Le réseau a été rétabli depuis, mais reste extrêmement fragile et les coupures de courant font partie du quotidien des habitants de la capitale.

Ces derniers jours, le mercure flirte avec les -20 degrés, faisant chuter la température des logements, avec parfois 10 petits degrés dans les pièces.

"Les gens en ont assez de rester sans courant, de se sentir tristes", résume Olena Chvydka. "C’est une charge psychologique pour chacun".

Pour résister, Olena a organisé une fête en plein air. Platines et baffles ont été installées à 13H, quand il faisait encore -10 °C. "Maintenant, il doit faire -15 ou moins", sourit-elle.

"Invincibles" 

House, rap, ska... les styles s'enchaînent sous les doigts gelés du DJ, dont le visage dépasse à peine d'une doudoune épaisse et d'un gros bonnet.

Pieds dans la neige glacée, une femme se déhanche, auréolée de fourrure synthétique, engoncée dans une combinaison en satin bleu.

Des verres de vin chaud, des pas de danse maladroits sur la glace, des sourires sur les visages: "Les gens sont détendus ici. C’est vraiment cool", dit à l'AFP Olga Pankratova, résidente et ancienne officier des forces armées.

"Beaucoup de résidences font cela maintenant. Je suppose que c’est une question d’unité", glisse-t-elle.

"Ce genre de rassemblements apporte une forme de résistance civilisée à la force qui nous est imposée: missiles, explosions, flammes... Ça nous unit".

Un effet de mode s'est emparé de la capitale et les vidéos de soirées de ce genre fleurissent sur les réseaux sociaux.

L'ambiance tranche avec l'atmosphère de la capitale. Depuis janvier, le ronron des générateurs est devenu la bande originale des rues de Kiev, moins peuplées qu'à l'accoutumée à cause de la glace qui recouvre ses pavés.

L'Ukraine craint aussi une reprise des frappes russes sur ses infrastructures, alors que des drones de reconnaissance russes survolent Kiev en journée, alimentant les rumeurs de possibles attaques massives sur la ville.

"Peu importe à quel point on se force à faire bonne figure, cela affecte beaucoup notre état émotionnel sur le moment", confie Olga en évoquant les coupures de courant et accusant la Russie de "vouloir instiller la peur et la haine" dans la société ukrainienne.

"Les gens sont invincibles", lance pour sa part Ievgueniï, officier militaire à la retraite, qui a participé à l'organisation de la fête.

"Malgré la situation très compliquée, ils veulent tenir bon et célébrer. Et ils attendent la victoire quoi qu’il arrive", conclut-il.


Les candidats à un siège permanent au «Conseil de paix» de Trump doivent verser un milliard de dollars 

"Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits", peut-on lire dans le préambule de cette charte envoyée aux pays invités à y siéger. (AFP)
"Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits", peut-on lire dans le préambule de cette charte envoyée aux pays invités à y siéger. (AFP)
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  • Les Etats candidats à un siège permanent au "Conseil de paix" proposé par Donald Trump, qui s'octroie la mission de "promouvoir la stabilité" dans le monde, devront s'acquitter de "plus d'un milliard de dollars en espèces"
  • "Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits"

BRUXELLES: Les Etats candidats à un siège permanent au "Conseil de paix" proposé par Donald Trump, qui s'octroie la mission de "promouvoir la stabilité" dans le monde, devront s'acquitter de "plus d'un milliard de dollars en espèces", selon la "charte" obtenue lundi par l'AFP.

"Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits", peut-on lire dans le préambule de cette charte envoyée aux pays invités à y siéger.

 

 


Espagne: au moins 21 morts et des dizaines de blessés dans une collision entre deux trains

La violence du choc entre les trains, avec des centaines de passagers à bord, a été telle qu'il a "projeté les deux premiers wagons du train Renfe hors des rails", a-t-il poursuivi, expliquant que "la priorité" pour le moment était "de porter secours aux victimes".. (AFP)
La violence du choc entre les trains, avec des centaines de passagers à bord, a été telle qu'il a "projeté les deux premiers wagons du train Renfe hors des rails", a-t-il poursuivi, expliquant que "la priorité" pour le moment était "de porter secours aux victimes".. (AFP)
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  • Les images diffusées à la télévision publique montraient les deux trains entourés d'une foule de personnes et d'ambulances, tandis que les services d'urgence s'efforçaient de venir en aide aux nombreux blessés
  • Selon le ministre, "les derniers wagons d'un train" de la compagnie Iryo, parti de Malaga, en Andalousie (sud), pour rallier Madrid, "ont déraillé" près d'Adamuz, à près de 200 km au nord de Malaga, entrant en collision avec un train

MADRID: Un accident ferroviaire impliquant deux trains à grande vitesse a fait dimanche au moins 21 morts et une trentaine de blessés graves dans le sud de l'Espagne, selon la Garde civile, après une collision très violente qui a projeté des wagons hors des rails.

Le ministre espagnol des Transports, Oscar Puente, a souligné sur le réseau social X que "le choc a été terrible".

"Toutes les personnes blessées nécessitant des soins hospitaliers ont été évacuées", a-t-il déclaré ensuite lors d'un point presse tôt lundi matin. "On parle de 30 personnes blessées gravement qui ont été transférées dans des hôpitaux", a-t-il précisé.

Les images diffusées à la télévision publique montraient les deux trains entourés d'une foule de personnes et d'ambulances, tandis que les services d'urgence s'efforçaient de venir en aide aux nombreux blessés.

Selon le ministre, "les derniers wagons d'un train" de la compagnie Iryo, parti de Malaga, en Andalousie (sud), pour rallier Madrid, "ont déraillé" près d'Adamuz, à près de 200 km au nord de Malaga, entrant en collision avec un train de la compagnie nationale Renfe qui circulait dans le sens inverse sur une voie adjacente en direction de Huelva.

La violence du choc entre les trains, avec des centaines de passagers à bord, a été telle qu'il a "projeté les deux premiers wagons du train Renfe hors des rails", a-t-il poursuivi, expliquant que "la priorité" pour le moment était "de porter secours aux victimes".

La Garde civile a indiqué à l'AFP, dans un dernier bilan, qu'il y avait au moins 21 morts, les autorités régionales andalouses évoquant au moins 73 blessés, dont six très graves, et "une nuit (qui s'annonce) très difficile".

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a évoqué "une nuit de profonde douleur" après "le tragique accident ferroviaire". Il a précisé suivre de près les opérations, le gouvernement central à Madrid "collabor(ant) avec les autres autorités compétentes" mobilisées sur place.

De son côté, la famille royale espagnole a fait part dans un communiqué de sa "grande inquiétude" à la suite de ce "grave accident".

"Tout est complètement détruit", a déclaré Francisco Carmona, chef des pompiers de Cordoue, à la chaîne de télévision publique TVE.

"Nous avons même dû déplacer des corps pour pouvoir accéder à des personnes vivantes", a-t-il ajouté.

"Un film d'horreur" 

"On se croirait dans un film d'horreur", a raconté un passager, Lucas Meriako, qui se trouvait à bord du train Iryo, à la chaîne La Sexta.

"Il y a eu un choc très violent à l'arrière et l'impression que tout le train allait se disloquer (...) De nombreuses personnes ont été blessées par des éclats de verre", a-t-il dit.

C'est comme si "un tremblement de terre" avait secoué le wagon, a témoigné de son côté un journaliste de la radio publique RNE qui voyageait dans l'un des deux trains, à la télévision publique TVE.

Les occupants du wagon ont pris les marteaux de secours pour briser les vitres et commencer à sortir du convoi, a-t-il encore raconté.

Selon des médias espagnols, plus de 300 personnes se trouvaient dans le train d'Iryo et plus de 100 dans l'autre train de Renfe.

Dans la grande gare madrilène d'Atocha, des "équipes de soutien vont être déployées pour accompagner les familles" des personnes touchées, a annoncé la présidente de la région de Madrid, Isabel Díaz Ayuso.

Le président français Emmanuel Macron a adressé ses "pensées" aux victimes de l'accident, évoquant "une tragédie" et promettant le soutien de la France à l'Espagne.

Face à la situation, "le trafic de trains à grande vitesse entre Madrid et Cordoue, Séville, Malaga et Huelva (des villes dans le sud de l'Espagne, ndlr) sera interrompu au moins toute la journée du lundi 19 janvier", a, par ailleurs, indiqué sur X le gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol (Adif).