Polémique sur le genre d'une boxeuse: un "faux-débat", dénoncent des associations

L'Algérienne Imane Khelif (en rouge) frappe l'Italienne Angela Carini lors du match de boxe féminin des 66 kg en huitième de finale des Jeux Olympiques de Paris 2024 à la North Paris Arena, à Villepinte, le 1er août 2024. (AFP)
L'Algérienne Imane Khelif (en rouge) frappe l'Italienne Angela Carini lors du match de boxe féminin des 66 kg en huitième de finale des Jeux Olympiques de Paris 2024 à la North Paris Arena, à Villepinte, le 1er août 2024. (AFP)
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Publié le Samedi 03 août 2024

Polémique sur le genre d'une boxeuse: un "faux-débat", dénoncent des associations

  • La boxeuse italienne Angela Carini a abandonné jeudi son combat contre son adversaire algérienne Imane Khelif, après seulement 46 secondes, suscitant de vives réactions de personnalités conservatrices
  • "Dès qu'une femme réalise une performance impressionnante, elle est accusée d'être un homme", a commenté auprès de l'AFP Loé Petit, responsable du collectif intersexe activiste

PARIS: La polémique sur le genre d'une boxeuse algérienne admise aux JO est un "faux-débat" mené par les milieux conservateurs qui cherchent à maintenir un ordre traditionnel, ont dénoncé vendredi auprès de l'AFP des associations.

La boxeuse italienne Angela Carini a abandonné jeudi son combat contre son adversaire algérienne Imane Khelif, après seulement 46 secondes, suscitant de vives réactions de personnalités conservatrices comme l'Italienne Giorgia Meloni ou l'Américain Donald Trump en raison du fait que cette dernière avait été disqualifiée l'an dernier des Mondiaux après un test d'établissement de genre.

"Dès qu'une femme réalise une performance impressionnante, elle est accusée d'être un homme", a commenté auprès de l'AFP Loé Petit, responsable du collectif intersexe activiste. "Considérer qu'une femme forte physiquement ne peut pas être une vraie femme, c'est de la misogynie".

La Première ministre italienne d'extrême droite, Giorgia Meloni, a notamment dénoncé "un combat qui n'était pas sur un pied d'égalité". L'ancien président des Etats-Unis, Donald Trump, ainsi que plusieurs responsables républicains ont désigné l'Algérienne comme étant un homme.

Pour Denis Quinqueton, codirecteur de en France de l'Observatoire LGBT+ de la Fondation Jean-Jaurès, il s'agit d'un "faux débat": ces personnalités "ne sont pas légitimes pour dire quoi que ce soit sur les sportifs, seul le Comité international olympique (CIO) peut se prononcer".

Or le CIO a fait part de son soutien à Imane Khelif, assurant notamment qu'elle était "née femme, enregistrée comme femme" et "vit sa vie en tant que femme, boxe en tant que femme".

Les milieux conservateurs cherchent "à tout prix à faire polémique sur les sujets de genre et d'identité de genre" car ils souhaitent que "chacun reste à sa place", estime Denis Quinqueton.

Gurchaten Sandhu, le directeur des programmes d'Ilga World, une organisation internationale en faveur des droits LGBT+, défend un point de vue similaire: ce type de polémique revient à "une tentative de contrôle des gens, de qui ils sont, comment ils se comportent".

Pour lui, il s'agit surtout d'une "tactique de diversion" des responsables politiques qui détournent ainsi l'attention des "véritables problèmes" auxquels ils devraient faire face et peinent à s'atteler, comme l'inflation, la crise migratoire et le changement climatique.

La controverse survient quelques jours après une première salve de critiques de dirigeants conservateurs et religieux contre la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, visant principalement un tableau mettant notamment en scène des drag queens. La justice française a ouvert mercredi une enquête pour cyberharcèlement au préjudice du directeur artistique de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, Thomas Jolly, qui a porté plainte, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.