Passe d'armes entre Trump et Harris sur un duel télévisé en septembre

Donald Trump aurait "peur" de débattre et Kamala Harris serait "incapable de s'exprimer" en public: les deux rivaux pour la présidentielle américaine se sont livrés samedi une passe d'armes sur un éventuel duel télévisé en septembre. (AFP)
Donald Trump aurait "peur" de débattre et Kamala Harris serait "incapable de s'exprimer" en public: les deux rivaux pour la présidentielle américaine se sont livrés samedi une passe d'armes sur un éventuel duel télévisé en septembre. (AFP)
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Publié le Lundi 05 août 2024

Passe d'armes entre Trump et Harris sur un duel télévisé en septembre

  • Alors que Donald Trump attaquait sans cesse Joe Biden sur son âge en le moquant comme un vieillard sénile de 81 ans, il a dû s'ajuster à Kamala Harris, 59 ans
  • Il a déclenché une polémique mercredi en la ciblant sur ses origines: "Elle était indienne et, tout d'un coup, elle a changé et elle est devenue une personne noire"

ATLANTA: Donald Trump aurait "peur" de débattre et Kamala Harris serait "incapable de s'exprimer" en public: les deux rivaux pour la présidentielle américaine se sont livrés samedi une passe d'armes sur un éventuel duel télévisé en septembre.

En meeting de campagne samedi soir à Atlanta en Géorgie, avec son colistier J.D Vance, l'ancien président républicain a cherché durant 90 minutes à casser la dynamique de la vice-présidente et candidate démocrate, qui aspire à être la première femme présidente des Etats-Unis.

Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a annoncé samedi être "convenu avec (la chaîne de télévision) Fox News de débattre avec Kamala Harris le mercredi 4 septembre" -- en Pennsylvanie, un Etat pivot, et en public -- tout en l'accusant de "ne pas avoir la capacité mentale" de l'affronter dans un "vrai débat".

Ces débats-duels à la télévision sont une tradition des campagnes présidentielles aux Etats-Unis et le dernier, le 27 juin sur CNN entre Donald Trump et Joe Biden, jugé désastreux, a conduit au retrait le 21 juillet du président démocrate de la course à la Maison Blanche.

Alors contre Kamala Harris, qui a remplacé au pied levé Joe Biden, Donald Trump a enfoncé le clou devant des partisans enthousiastes à Atlanta: "On va le faire sur Fox. Si elle vient. Je ne crois pas qu'elle va venir, elle n'est pas capable de s'exprimer".

Fox News contre ABC

L'équipe de la campagne Harris avait jugé plus tôt que leur adversaire devait s'en tenir au débat qui était prévu contre Joe Biden sur la chaîne ABC le 10 septembre.

Mme Harris a accusé sur X le tribun de 78 ans d'"avoir peur" de l'affronter et de préférer Fox News, la chaîne favorite de la droite américaine, pour se "tirer d'affaire".

"Je serai là le 10 septembre, comme il l'a accepté. J'espère l'y voir", a-t-elle taclé.

Le porte-parole de la campagne Trump, Steven Cheung, a rétorqué que la démocrate serait "trop trouillarde pour accepter un débat plus tôt", le 4 septembre au lieu du 10, et sur Fox News plutôt que sur ABC.

"Donald Trump a peur et tente de se retirer du débat auquel il s'est déjà engagé, en se tournant directement vers Fox News pour le tirer d'affaire", a affirmé Michael Tyler, directeur de la communication de la campagne de Mme Harris, dans un communiqué. "Il doit se présenter au débat auquel il s'est déjà engagé le 10 septembre".

Alors que Donald Trump attaquait sans cesse Joe Biden sur son âge en le moquant comme un vieillard sénile de 81 ans, il a dû s'ajuster à Kamala Harris, 59 ans.

Il a déclenché une polémique mercredi en la ciblant sur ses origines: "Elle était indienne et, tout d'un coup, elle a changé et elle est devenue une personne noire".

La vice-présidente, qui se définit comme une "femme noire", est née en 1964 à Oakland, en Californie, d'un père jamaïcain venu étudier aux Etats-Unis, Donald Harris, et d'une mère indienne, Shyamala Gopalan, qui a émigré pour son doctorat.

Même s'il a fait monter samedi soir sur l'estrade un homme et une femme noirs, M. Trump n'a pas rejoué cette carte raciale contre Mme Harris.

« Elle va détruire notre pays »

"On va avoir du mal à la définir (...) C'est un film d'horreur, elle va détruire notre pays", a-t-il attaqué, en traitant cette ancienne magistrate et sénatrice de Californie de "procureure marxiste" et de "tarée d'extrême gauche".

Il a aussi évoqué ses thèmes favoris qui menaceraient l'Amérique -- immigration incontrôlée, criminalité, risques de "Troisième guerre mondiale" et de "Dépression comme en 1929" -- pour chercher à reprendre l'ascendant sur Kamala Harris, qui démarre avec de meilleurs sondages que Joe Biden, un regain de mobilisation des démocrates et une collecte de fonds en plein essor.

Elle est assurée de devenir la candidate démocrate après avoir récolté le soutien de plus de la moitié des délégués de son parti lors d'un vote en ligne. Elle doit accepter officiellement l'investiture après la clôture du vote de ces délégués lundi.

Mme Harris doit également annoncer dans les tout prochains jours le choix de son colistier, qui serait son vice-président si elle est élue.

Le duo entamerait alors à partir de mardi une tournée dans pas moins de sept Etats clés du pays, où la présidentielle pourrait se jouer.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.